Le Moine Échanson, une ambiance bistro intimiste et conviviale
Le concept du Moine Échanson est facile à cerner dès qu’on y entre: un bistro à vins avec une cuisine d’Europe simple mais raffinée.
Apparu discrètement l'automne dernier, Le Moine Échanson jouit déjà d'une réputation des plus enviables. C'est du moins ce qu'on conclut si on se fie à l'achalandage et à la rumeur.
Installé rue Saint-Jean, dans l'ex-local du Grand Méchant Loup, Le Moine Échanson offre une ambiance de bistro intimiste et particulièrement conviviale. En fait, c'est tellement convivial que la direction s'affaire présentement à faire disparaître la plupart de ses dernières tables individuelles au profit de grandes tables qui feront l'essentiel de la longueur du restaurant.
Le concept du Moine Échanson est facile à cerner dès qu'on y entre: un bistro à vins avec une cuisine d'Europe simple mais raffinée. Le menu change de région à chaque saison et un accord de vin est proposé pour chaque mets.
Le Moine Échanson est sans doute un des rares bistros de Québec à emboîter le pas à cette tendance, souvent réservée aux tables qui donnent dans la grande gastronomie.
On ne peut que saluer cet effort, une stratégie hors pair d'éducation des palais. Il faut dire que le jeune propriétaire est sommelier et qu'il a notamment perfectionné son art à L'Utopie, établissement d'exception dont la prédilection pour les vins sortant de l'ordinaire a fait la renommée.
La carte est bien pensée et la grande ardoise au mur donne toute l'information nécessaire. On y retrouve des entrées fines, des assiettes de vins et fromages, des plats principaux et des desserts. Ce printemps, la cuisine s'inspirait du sud-ouest de la France.
La présentation des plats est sympathique. Elle joue sur une rencontre entre planches de bois rustiques et raffinement visuel des aliments. Ainsi, la baguette est servie sur une fine planche qui épouse sa forme allongée.
Et le plat principal vous arrive également sur une planche, plus carrée et plus ample, qui remplace à la fois le sous-plat et le napperon. Dans ce cas, tout y loge, y compris les ustensiles et l'éventuelle salade d'accompagnement.
Maintenant, que penser de ce qu'on y déguste? Disons que le concept est parfait mais que la réalisation reste à peaufiner.
En fait, tous les éléments semblent présents pour que ce restaurant devienne un nouvel incontournable du quartier Saint-Jean-Baptiste: ambiance décontractée, raffinement, qualité de la cuisine, bas prix, originalité, caractère chaleureux des lieux. Toutefois, pour que la magie opère vraiment, il reste du travail à faire. Faute d'enseigne, Le Moine Échanson est difficile à repérer et encore plus à remarquer. Et son nom n'est pas très facile à retenir pour le commun des mortels.
En ce qui a trait à la présentation des plats, c'est inégal. Tout dépend de ce qu'on commande. J'ai vu passer de superbes assiettes alors que ma toulouse «comme un cassoulet» est arrivée dans un plat à four, sans ornementation et accompagnée d'à peine un peu de laitue.
Même inégalité du côté des prix. Si certains plats sont une aubaine, je me demande encore ce qui justifiait que ma pauvre saucisse et ses quelques haricots coûtent à eux seuls 18 $. Sinon, deux autres notes dissonantes. D'abord, un gâteau dit basque, si copieusement arrosé d'arak qu'il en perdait toute subtilité.
Ensuite, un thé vert de qualité servi ébouillanté, sacrilège sans nom pour quiconque s'intéresse le moindrement à ce breuvage. Mais bon, cela étant, la cuisine du Moine Échanson vaut le détour, elle qui joue dans le registre des bistros gastronomiques avec ses prix assez bas et ses mets plutôt recherchés.
Le Moine Échanson est un endroit à découvrir. Parfait dans sa formule, dans ses entrées et ses assiettes de vins et fromages, mais parfois inégal et un peu cher du côté des plats principaux. Il rehausse l'offre du quartier Saint-Jean-Baptiste en y ajoutant une touche gastronomique tout en demeurant au diapason de la bonne franquette qui caractérise ce coin de Québec.
Il ne manque qu'un peu d'efforts pour que, comme un bon vin, il s'«ouvre» et exprime enfin pleinement son potentiel.
***
Le Moine Échanson
585, rue Saint-Jean
tél: 418 524-7832
L'offre agrotouristique de l'île d'Orléans
Pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, un nouvel ouvrage dresse depuis peu le panorama de l'offre agrotouristique de l'île d'Orléans. Ce livre, Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans, présente une trentaine de producteurs locaux et leurs recettes respectives.
Il est l'oeuvre d'une fille de maraîchers, Linda Arsenault, installée depuis quelques années à l'île et tombée en amour avec l'endroit depuis lors. Sa passion est bien sentie.
C'est qu'il en faut, de la passion, pour réunir autant de collaborateurs et animer pareille oeuvre collective.
Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans est un ouvrage bien fait, un beau travail d'édition à prix d'aubaine.
Préfacé par Jean Soulard et appuyé au chapitre gastronomique par le chef de l'Auberge du Canard huppé, Philip Rae, le concept est bon, les textes et la photographie aussi.
Le graphisme est parfois un peu chargé, mais sans que cela dérange. Il se dégage de ce livre un portrait intimiste de l'île d'Orléans, avec ses familles de producteurs et la richesse de son offre agroalimentaire.
À la fois livre de recettes, guide de visite et beau livre, il remplit pleinement son objectif en donnant envie, avec le printemps enfin des nôtres, de partir à la découverte de l'île et de ses trésors.
- Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans, Linda Arsenault, Éditions La Communication, 124 pages, 25 $.
Collaborateur du Devoir
Installé rue Saint-Jean, dans l'ex-local du Grand Méchant Loup, Le Moine Échanson offre une ambiance de bistro intimiste et particulièrement conviviale. En fait, c'est tellement convivial que la direction s'affaire présentement à faire disparaître la plupart de ses dernières tables individuelles au profit de grandes tables qui feront l'essentiel de la longueur du restaurant.
Le concept du Moine Échanson est facile à cerner dès qu'on y entre: un bistro à vins avec une cuisine d'Europe simple mais raffinée. Le menu change de région à chaque saison et un accord de vin est proposé pour chaque mets.
Le Moine Échanson est sans doute un des rares bistros de Québec à emboîter le pas à cette tendance, souvent réservée aux tables qui donnent dans la grande gastronomie.
On ne peut que saluer cet effort, une stratégie hors pair d'éducation des palais. Il faut dire que le jeune propriétaire est sommelier et qu'il a notamment perfectionné son art à L'Utopie, établissement d'exception dont la prédilection pour les vins sortant de l'ordinaire a fait la renommée.
La carte est bien pensée et la grande ardoise au mur donne toute l'information nécessaire. On y retrouve des entrées fines, des assiettes de vins et fromages, des plats principaux et des desserts. Ce printemps, la cuisine s'inspirait du sud-ouest de la France.
La présentation des plats est sympathique. Elle joue sur une rencontre entre planches de bois rustiques et raffinement visuel des aliments. Ainsi, la baguette est servie sur une fine planche qui épouse sa forme allongée.
Et le plat principal vous arrive également sur une planche, plus carrée et plus ample, qui remplace à la fois le sous-plat et le napperon. Dans ce cas, tout y loge, y compris les ustensiles et l'éventuelle salade d'accompagnement.
Maintenant, que penser de ce qu'on y déguste? Disons que le concept est parfait mais que la réalisation reste à peaufiner.
En fait, tous les éléments semblent présents pour que ce restaurant devienne un nouvel incontournable du quartier Saint-Jean-Baptiste: ambiance décontractée, raffinement, qualité de la cuisine, bas prix, originalité, caractère chaleureux des lieux. Toutefois, pour que la magie opère vraiment, il reste du travail à faire. Faute d'enseigne, Le Moine Échanson est difficile à repérer et encore plus à remarquer. Et son nom n'est pas très facile à retenir pour le commun des mortels.
En ce qui a trait à la présentation des plats, c'est inégal. Tout dépend de ce qu'on commande. J'ai vu passer de superbes assiettes alors que ma toulouse «comme un cassoulet» est arrivée dans un plat à four, sans ornementation et accompagnée d'à peine un peu de laitue.
Même inégalité du côté des prix. Si certains plats sont une aubaine, je me demande encore ce qui justifiait que ma pauvre saucisse et ses quelques haricots coûtent à eux seuls 18 $. Sinon, deux autres notes dissonantes. D'abord, un gâteau dit basque, si copieusement arrosé d'arak qu'il en perdait toute subtilité.
Ensuite, un thé vert de qualité servi ébouillanté, sacrilège sans nom pour quiconque s'intéresse le moindrement à ce breuvage. Mais bon, cela étant, la cuisine du Moine Échanson vaut le détour, elle qui joue dans le registre des bistros gastronomiques avec ses prix assez bas et ses mets plutôt recherchés.
Le Moine Échanson est un endroit à découvrir. Parfait dans sa formule, dans ses entrées et ses assiettes de vins et fromages, mais parfois inégal et un peu cher du côté des plats principaux. Il rehausse l'offre du quartier Saint-Jean-Baptiste en y ajoutant une touche gastronomique tout en demeurant au diapason de la bonne franquette qui caractérise ce coin de Québec.
Il ne manque qu'un peu d'efforts pour que, comme un bon vin, il s'«ouvre» et exprime enfin pleinement son potentiel.
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Le Moine Échanson
585, rue Saint-Jean
tél: 418 524-7832
L'offre agrotouristique de l'île d'Orléans
Pour ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, un nouvel ouvrage dresse depuis peu le panorama de l'offre agrotouristique de l'île d'Orléans. Ce livre, Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans, présente une trentaine de producteurs locaux et leurs recettes respectives.
Il est l'oeuvre d'une fille de maraîchers, Linda Arsenault, installée depuis quelques années à l'île et tombée en amour avec l'endroit depuis lors. Sa passion est bien sentie.
C'est qu'il en faut, de la passion, pour réunir autant de collaborateurs et animer pareille oeuvre collective.
Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans est un ouvrage bien fait, un beau travail d'édition à prix d'aubaine.
Préfacé par Jean Soulard et appuyé au chapitre gastronomique par le chef de l'Auberge du Canard huppé, Philip Rae, le concept est bon, les textes et la photographie aussi.
Le graphisme est parfois un peu chargé, mais sans que cela dérange. Il se dégage de ce livre un portrait intimiste de l'île d'Orléans, avec ses familles de producteurs et la richesse de son offre agroalimentaire.
À la fois livre de recettes, guide de visite et beau livre, il remplit pleinement son objectif en donnant envie, avec le printemps enfin des nôtres, de partir à la découverte de l'île et de ses trésors.
- Les Producteurs toqués de l'île d'Orléans, Linda Arsenault, Éditions La Communication, 124 pages, 25 $.
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