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    Jardins: Les premières couleurs du printemps: des bulbes dans le gazon

    11 septembre 2004 |Jean-Claude Vigor | Jardinage
    Internationaal Bloembollen Centrum - Un jardin de démonstration, aux Pays-Bas.
    Photo: Internationaal Bloembollen Centrum - Un jardin de démonstration, aux Pays-Bas.
    Chaque année, le Centre d'information sur les bulbes à fleurs des Pays-Bas me fait parvenir des renseignements pertinents que j'ai le plaisir de partager brièvement avec vous. Lorsque la température du sol est de 13 °C ou moins — c'est-à-dire de la fin de septembre à la mi-novembre —, c'est le temps de planter les bulbes.

    Si le sol est trop chaud, les bulbes peuvent être affectés par des champignons nuisibles. Par contre, si vous les plantez très tardivement, à la fin de novembre, vous pouvez vous faire prendre par la neige ou, du moins, par des températures vraiment très froides. De plus, il est fort probable que les bulbes n'aient pas le temps de produire des racines de qualité avant que le sol ne gèle en profondeur.

    Le sol a-t-il besoin d'une préparation particulière avant la plantation?

    Il est toujours sage d'ameublir le sol sous les bulbes avant de les planter. En plus de permettre à l'air de pénétrer dans le sol tout en rendant celui-ci plus facile à travailler, cela permet à l'excédent d'eau de s'écouler sans peine. Ameublissez le sol immédiatement avant la plantation. Si on annonce de la pluie abondante dans les prochaines 24 heures, il vaut mieux retarder la plantation. Une précipitation forte peut rendre le sol boueux, ce qui peut asphyxier les bulbes.

    À quelle profondeur faut-il planter les bulbes?

    Peu importe ce qui est écrit sur l'emballage, au Canada, il vaut mieux planter les bulbes à une profondeur égale à au moins trois fois leur hauteur. Une telle profondeur est généralement suffisante pour protéger les bulbes contre un de leurs pires ennemis, soit les gels et dégels répétés de la fin de l'hiver.

    L'espacement entre les bulbes dépend de leur taille et aussi de la taille de leurs fleurs. Assurez-vous de planter les petits bulbes à au moins cinq centimètres les uns des autres, les bulbes de taille moyenne à dix centimètres d'espacement et les gros bulbes à 20 centimètres ou plus de distance.

    Faut-il déterrer les bulbes à floraison printanière après leur floraison?

    Non: à cause de nos hivers froids, les bulbes se pérennisent merveilleusement, c'est-à-dire qu'ils reviendront sans peine pendant au moins trois à cinq ans. Certains, comme les muscaris, les perce-neiges, les crocus et autres, peuvent même se naturaliser, c'est-à-dire que leur nombre augmentera avec le temps. La clé du succès avec les bulbes? Après la floraison, il faut permettre à leur feuillage de faner et de s'assécher tout naturellement. Il ne faut pas attacher, regrouper ou tresser les feuilles, et encore moins les couper, car c'est par la photosynthèse que les bulbes «rechargent leurs batteries» en vue de la floraison de l'année suivante.

    Trois espèces peu ordinaires

    - Eranthis hyemalis (la belle hawaïenne): rustique jusqu'en zone 4, c'est une toute petite plante, faisant à peine cinq centimètres de hauteur, dont les fleurs solitaires jaune vif émergent d'une jolie collerette de feuilles.

    - Galanthus nivalis (perce-neige commun): rustique jusqu'en zone 3. Avec ses feuilles très étroites et ses fleurs pendantes blanches portées sur des tiges de 15 centimètres, le perce-neige a pour autres avantages de bien se naturaliser et d'être résistant aux écureuils.

    - Leucojum vernum (nivéole): rustique jusqu'en zone 4. Similaire au perce-neige mais plus haute de cinq à dix centimètres, la nivéole adore les sols humides, voire détrempés, une caractéristique très inhabituelle pour un bulbe.

    Voici deux trucs pour réussir avec ces petits bulbes.

    Pour obtenir un résultat saisissant, il faut faire tremper les bulbes toute une nuit avant la plantation. En effet, s'ils sont trop déshydratés, ils ne pousseront pas, ce qui arrive souvent.

    Vers la mi-novembre, lorsqu'ils sont plantés à des endroits où il n'y aura pas de neige à brève échéance, recouvrez-les d'un paillis d'écorce de 20 à 30 cm. Très tôt au printemps, retirez le paillis.

    Un effet de pré fleuri

    Pour créer l'effet d'un pré naturellement fleuri, il suffit d'éparpiller les bulbes sur le gazon et de les planter là où ils atterrissent. L'inégalité de la distribution des bulbes donnera une apparence naturelle à l'ensemble, comme si la nature les y avait placés elle-même.

    Le seul inconvénient avec la plantation des bulbes dans le gazon est qu'il faut attendre que leur feuillage flétrisse et meure de lui-même avant de pouvoir tondre le gazon. En effet, il est essentiel pour tous les bulbes que leur feuillage ait le temps de mûrir car cela leur permet de refleurir les années suivantes.

    La solution à ce problème: limitez les plantations dans la pelouse aux éranthes, aux perce-neiges, aux nivéoles, aux crocus et aux iris réticulés, soit les bulbes les plus hâtifs. Leur feuillage est déjà sur le déclin au moment de la première tonte du gazon.

    Pour mieux vous guider: www.flowerbulbs.ca.

    ***

    Merci à vous, lectrices et lecteurs assidus de cette chronique. Merci de vos courriels et de l'intérêt que vous portez à mon travail.

    Merci bien sûr à l'équipe du Devoir pour cette superbe page couleurs. À un de ces jours!

    Signé: chevalier de Romarin Jean-Claude Vigor

    ***

    Portes ouvertes

    sur les fermes du Québec

    Les agriculteurs vous invitent à la campagne le dimanche 12 septembre de 10h à 16h. Ces activités gratuites s'adressent à toute la famille, petits et grands, beau temps, mauvais temps.

    Une balade dans la région de la Montérégie-Est vous permettra d'en apprendre davantage sur les veaux, vaches, porcs, moutons, pommes et céréales tout en vous donnant l'occasion de découvrir d'autres productions comme celles de la chèvre angora, de la pintade, du vin, du cidre, de la pomme de glace, des tomates en serre et même du cactus!

    Vous pouvez consulter la liste complète des fermes de la région de Saint-Hyacinthe sur le site Internet www.st-hyacinthe.upa.qc.ca. On peut aussi naviguer sur le site www.upa.qc.ca pour découvrir l'ensemble des quelque 200 fermes ouvertes au Québec lors de cette journée.

    J'ai arbitrairement choisi pour vous cinq entreprises situés le long de la route 116 (quelques détours seront peut-être nécessaires). Ah! oui, j'oubliais: il vous faut le mot de passe! Puisque toutes ces entreprises sont aux mains d'anciens finissants de l'Institut de technologie agroalimentaire, où je travaille depuis plus de 25 ans à titre de professeur d'horticulture, je serais fort enchanté si vous les saluiez pour moi: «Salut! Je transmets le bonjour de Jean-Claude Vigor!» Attendez la réaction avant d'entreprendre la visite, au cas où...

    Saluez François Tardif au Clos Saint-Denis et dégustez à ma santé sa pomme de glace, une petite merveille avec le foie gras. On y fait aussi du vin rosé, blanc et rouge, ainsi que du cidre.

    Clos Saint-Denis

    1149, chemin des Patriotes

    Saint-Denis-sur-Richelieu

    Saluez André Mousseau et Pierrette Marcil aux Entreprises Cactus Fleuri. Je suis sûr que les cactus piqueront votre curiosité! Ils possèdent des espèces peu communes, notamment des plantes «cailloux». C'est une chance rare de pouvoir visiter leurs serres de production. Ils sont aussi producteurs de plantes d'intérieur.

    Entreprises Cactus Fleuri

    1850, rang Nord-Ouest

    Sainte-Madeleine

    Saluez notre équipe à la ferme Maskita de l'Institut de technologie agroalimentaire. Demandez Carole Simon ou Daniel Lévesque. La ferme sera exceptionnellement ouverte aux visiteurs. C'est à voir! Dans l'immense serre Paravent, point de plantes mais des moutons qui gambadent avec un malin plaisir.

    Institut de technologie agroalimentaire

    3230, rue Sicotte

    Saint-Hyacinthe

    À côté de l'école vétérinaire

    Revenez légèrement sur vos pas et filez vers Saint-Damase, où la famille Beauregard vous en mettra plein la vue avec son nouveau complexe de serres ultramodernes de production de tomates en lutte intégrée.

    Excel-Serre

    199, rang du Haut-de-la-Rivière

    Saint-Damase

    Terminez votre tournée dans la région d'Acton-Vale pour apprendre à bouturer des clématites et à greffer des conifères avec papa et fiston Desautels, aux entreprises Les Plantons A. et P. inc. Vous y trouverez des cultivars uniques de conifères et d'arbustes nains spécialement produits pour des auges plantées de bonsaïs.

    Les Plantons

    A. et P. inc.

    1054, rang 1 Ouest

    Sainte-Christine

    ***

    Un parfum de chocolat vanillé

    Lors de ma visite chez François Gallichan, je me suis entiché d'une orchidée qui commençait à peine à sortir ses hampes florales. Il m'a fallu attendre plus de deux mois pour enfin voir apparaître tranquillement, tout le long de cette hampe fine, de petites gaines renfermant chacune une fleur. À force de vaporiser finement de l'eau tiède, les gaines ont enfin libéré une à une, avec une certaine lenteur, les fleurs tant attendues. Au total, plus de 100 fleurs réparties sur deux tiges florales de plus de un mètre de hauteur. Quelle merveille! Rapidement, un fin parfum de chocolat noir, avec une pointe de vanille, a embaumé la maison.

    Comme cette orchidée est cultivée sur de petits morceaux de bois, il est important de garder ceux-ci frais et humides, mais pas détrempés. Tous les deux ou trois jours, il suffit de baigner complètement le pot dans une solution d'engrais pour orchidées avec de l'eau tempérée. Égouttez bien puis replacez à la lumière vive mais sans soleil direct. Une pièce à l'ouest convient très bien. La vaporisation du feuillage est importante, quoiqu'un taux d'humidité relative élevé a favorisé la croissance cet été. Déjà, deux nouveaux pseudo-bulbes se développent et assureront une floraison l'année prochaine. Il ne sera pas nécessaire de rempoter la plante.

    Personnellement, je préfère conserver les plantes dans des pots plus petits que trop grands. L'eau d'arrosage séjourne plus longtemps dans un pot trop grand, ce qui diminue d'autant l'oxygène indispensable à la respiration des racines. L'asphyxie causée par un surplus d'eau est irrémédiable tandis que la fenaison due à un manque d'eau provisoire crée un stress pour la plante, ce dont nous convenons, mais cela ne met pas sa vie en péril.

    Son nom: Oncidium hyb., Sharry Baby, «Sweet Fragrans»

    Les Orchidées de Dunham

    3745, rue Principale

    Dunham

    (450) 295-1216

    fgallichan@sympatico.ca
     
     
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