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    De l'Inde: la volubile Thunbergia grandiflora

    24 juillet 2010 | Jean-Claude Vigor | Jardinage
    Une vigoureuse plante grimpante volubile: Thunbergia grandiflora<br />
    Photo : Jean-Claude Vigor Une vigoureuse plante grimpante volubile: Thunbergia grandiflora
    Le 15 août 1776, le missionnaire et botaniste français Johan Peter Rottler (1749-1836) arrive à Tharangambadi, en Inde. Il y vivra une soixantaine d'années, d'abord à Tanjore et enfin à Madras. Il récolte des plantes durant ses nombreux déplacements, qu'il envoie à divers spécialistes européens, dont l'Écossais William Roxburgh, un médecin de marine (Compagnie anglaise des Indes orientales) qui s'intéresse à la botanique. Passionné, William Roxburgh viendra s'installer à Madras et deviendra, entre autres, directeur du jardin botanique de Calcutta.

    On doit donc à Rottler et à Roxburgh le nom d'une liane ligneuse volubile aux superbes fleurs bleues et au feuillage persistant, originaire principalement du Bengale, qu'ils ont baptisée Thunbergia grandiflora.

    Le genre Thunbergia comporte environ 200 espèces; il honore le botaniste suédois Carl Peter Thunberg. Si le T. grandiflora est peu connu, nombre de jardiniers reconnaissent la Suzanne aux yeux noirs... (Thunbergia alata), utilisée dans les boîtes à fleurs comme plante retombante, mais qui ne cherche en fait qu'à grimper!

    Du fait de sa croissance rapide, la Thunbergia grandiflora est gourmande en éléments nutritifs; elle doit donc être rempotée dans un substrat pour plantes tropicales et fertilisée chaque semaine. Cette année, je l'ai plantée directement en pleine terre en lui assurant un bon drainage et des supports décoratifs afin que ses tiges volubiles se hissent au plus haut. Ne supportant pas le gel, comme le Dipladenia sanderi (Mandevilla splendens), le bougainvillier, l'Allamanda, le laurier rose, l'hibiscus, la Tibouchina et toutes ces plantes dites tropicales, il devra être rentré lorsque la température de nuit variera de 7 à 10 °C. Il est toujours préférable de rentrer ces plantes avant que le système de chauffage de la maison soit actif. Une température fraîche avec un taux d'humidité plus élevé facilitera la réinsertion pour la période hivernale. Très florifère et facile d'entretien, la Thunbergia grandiflora apportera une note d'exotisme au jardin.

    ***

    Du génie horticole: l'Alyssum «Snow Princess»™

    Il fut un temps où le jardinier semait ses alysses odorantes... Mais le progrès et l'innovation font qu'aujourd'hui il les bouture. Vous avez peut-être remarqué ce printemps dans les centres de jardinage cette nouvelle alysse odorante à fleurs blanches: «Snow Princess». Exceptionnelle 2010, gagnante de plusieurs prix et distinctions, elle répond au nom latin de Lobularia maritima «Inlbusnopc» Snow Princess™ . Si vous vous demandez d'où vient la vigueur et la floraison ininterrompue de cette annuelle utilisée pour les boîtes à fleurs et les paniers au soleil ou à la mi-ombre... ne cherchez plus! C'est que les fleurs de cette alysse hybride Snow Princess™ sont stériles et ne produisent donc pas de semences (ce qui est moins fatigant pour elle). Son port plus ramifié, sa résistance à la chaleur, ses fleurs blanches beaucoup plus grandes et sa floraison persistante font une grande différence en comparaison des cultivars issus de semis. Sa hauteur est de 15 à 30 cm et sa largeur, de 30 à 60 cm.

    Comme la plante ne produit pas de semences, elle ne peut être que bouturée, ce qui en augmente le coût de production, donc le prix. Mais qu'à cela ne tienne, sa performance, surtout en contenants, boîtes ou paniers suspendus, en vaut l'essai.

    De plus en plus de plantes «annuelles» sont ainsi multipliées par boutures afin de conserver intacts leurs caractères génétiques, mais aussi parce que certains hybrides et cultivars sont stériles: la bacopa, le calibrachoa, le coléus, le diascia, l'héliotrope, les impatiens, la lobélie, le pétunia, le pourpier, la sauge, le surfinia, la verveine, pour ne nommer que ces annuelles.

    Ce Lobularia (alyssum) hybride «Snow Princess» a été obtenu par Kientzler pour Proven Winners et a remporté en 2009 les palmes du Industry's Choice et du Editor's Choice de la revue spécialisée américaine Greenhouse Growers. Surveillez-le! Il est superbe...

    ***

    Du Japon: l'Aralia elata

    Lors de votre prochaine visite au jardin botanique de Montréal, juste là, avant de franchir la grille principale située rue Sherbrooke, regardez à droite du portail et voyez cet élégant arbuste de plus de trois mètres, presque un petit arbre; oui, c'est un Aralia elata. Admirez ses immenses feuilles alternes, composées, doublement pennées, de près d'un mètre de longueur, avec des petites épines sur le pétiole et sur le bois, juste assez pour tenir à distance l'amateur trop curieux. Quelle allure! Mais vous n'avez encore rien vu... L'arbuste se couvrira de panicules de petites fleurs blanc crème, portées par un axe principal et dressées au sommet des rameaux, pouvant atteindre 50 cm.

    Certains le nomment «angélique de Chine» ou «aralie du Japon»; d'ailleurs, le nom générique Aralia est d'origine amérindienne, car quelques espèces à la taille plus modeste poussent dans nos forêts: l'Aralia racemosa, l'A. nudicaulis. Elles mériteraient une utilisation plus soutenue dans nos jardins d'ombre, car le feuillage, entre autres, de l'A. racemossa (grande salsepareille) a lui aussi une allure de plante tropicale.

    Quant à cette espèce d'origine lointaine, l'A. elata, elle provient de la Chine, de la Corée, du Japon, une frileuse de zone 4 ou 5 à installer dans un endroit très protégé des vents froids hivernaux.

    Superbe en isolé, facile de culture, supportant l'ombre légère, s'accommodant de sols divers, pourquoi ne la retrouve-t-on pas plus souvent dans nos jardins de la grande région de Montréal? Parce que qui s'y frotte s'y pique... même pour le pépiniériste! Ses épines rendent cette plante peu attrayante dans les jardins fréquentés par des enfants; mais s'ils sont avertis, comme pour les rosiers... Il est préférable de la planter dans un lieu à l'abri du soleil brûlant de midi. Sachez aussi qu'elle peut drageonner, ce qui est un avantage lorsqu'un gel fort endommage le bois; des repousses vigoureuses apparaîtront par la suite. Un massif dégagé pour lui seul, recouvert d'un paillis forestier, facilitera l'entretien.

    ***

    La semaine du jardinier

    - Samedi 24 juillet - Sainte-Christine. Je ne veux pas jouer le trouble-fête en ces belles journées de vacances, mais il est grand temps, hélas, de se débarrasser de l'herbe à poux (Ambrosia artémisifolia). L'herbe à poux est sans danger au toucher en tout temps, c'est son pollen qui nous irrite! Solidarité oblige! www.tqhp.qc.ca

    - Dimanche 25 juillet - Saint-Jacques le Majeur. Les pluies d'orage glissent sur les sols compacts ou argileux sans vraiment y pénétrer, si bien que griffer la terre en surface et arroser légèrement avant une forte pluie d'orage ne peut être que bénéfique. La plupart des plantes potagères souffrent d'arrosages irréguliers et la qualité s'en ressent: radis piquants, salades montées en graines, tomates fendillées. Arrosez tôt le matin, sans mouiller les feuillages, en évitant les stress hydriques.

    - Lundi 26 juillet - Sainte-Anne. Les basilics sont sur le point de fleurir. Pratiquez une taille ultracourte en coupant au-dessus du deuxième noeud, puis lorsque les repousses auront trois paires de feuilles, recoupez au deuxième noeud afin d'obtenir des plants compacts et fournis. Fertilisez-les avec un engrais liquide, du type 20-20-20.

    - Mardi 27 juillet - Sainte-Nathalie. Voici le temps de diviser et de transplanter les pivoines. Attention de ne pas enterrer les bourgeons dormants déjà formés au ras du sol, sinon ils ne produiront pas de fleurs l'année suivante.

    - Mercredi 28 juillet - Saint-Samson. Tous les jours, si possible, supprimez les fleurs fanées des hémérocalles. Fermées et molles, elles se cassent facilement en les faisant basculer entre le pouce et l'index.

    - Jeudi 29 juillet - Sainte-Marthe. Les fleurs de la grande camomille (Tanacetum parthenium) contiennent des principes actifs très odorants qui inhibent les attaques d'insectes. Récoltez les fleurs avant quelles ne s'ouvrent et faites-les sécher au soleil. Faites infuser durant une nuit 20 grammes de fleurs pour un litre d'eau chaude. Filtrez et ajoutez 2 ml d'huile de sésame par litre de solution. Vaporisez sur les plantes ornementales visitées par les pucerons.

    - Vendredi 30 juillet - Sainte-Juliette. Si d'ordinaire vos premières tomates sont déformées, ont une «face de chat», c'est probablement dû à une mauvaise fécondation (pollinisation) et leur développement se fait au détriment des tomates suivantes. Dans ce cas, supprimez la première fleur de chaque bouquet et plantez les plantes fleuries qui attireront des bourdons bons pollinisateurs.
    Une vigoureuse plante grimpante volubile: Thunbergia grandiflora<br />
De l’exotisme dans votre cour: l’Aralia elata<br />
Le génie génétique: Lobularia maritima «Inlbusnopc» Snow Princess™ , obtention de Kientzler pour Proven Winners.<br />
     
     
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