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Il y a du bois dans l'air

Les produits québécois du bois sont mis en vitrine

22 septembre 2012 | Normand Thériault | Habitation
Il y a plus de 40 ans maintenant, Marc-Antoine Nadeau signait un vélo ­original. C’était en fait, pour celui qui est depuis devenu un graveur confirmé, une œuvre d’art. Était-il un précurseur? Pour l’industrie québécoise du bois, oui!
Photo : Source La Firme Il y a plus de 40 ans maintenant, Marc-Antoine Nadeau signait un vélo ­original. C’était en fait, pour celui qui est depuis devenu un graveur confirmé, une œuvre d’art. Était-il un précurseur? Pour l’industrie québécoise du bois, oui!
Il y a plus de 40 ans maintenant, Marc-Antoine Nadeau signait un vélo ­original. C’était en fait, pour celui qui est depuis devenu un graveur confirmé, une œuvre d’art. Était-il un précurseur ? Pour l’industrie québécoise du bois, oui !, elle qui aujourd’hui s’associe pour mettre en vitrine des produits bien de chez nous. Il y a du bois qui nous est donné pour qu’un jour, dans les lieux publics, par les maisons, dans les intérieurs, le noble matériau ait ici aussi une présence bien affirmée. Que le bois soit roi !

De nouveaux objets apparaissent dans le paysage québécois. Là, un pont qui enjambe la rivière Montmorency que signe la firme CIMA + et qui innove ici avec sa structure portante, toute de bois ­finalisée. Et, dans un détour, nous nous retrouvons face à une ­résidence signée Cimaise-FBA, architectes : et nous revient alors en mémoire la nouvelle abbaye Val Notre-Dame des bénédictins de Saint-Jean-de-Matha, et même nos oreilles, ayant enregistré le son de la nouvelle Maison symphonique, vibrent en écho au son transmis par la nouvelle salle.
 
Et cela continue, l’escalier en colimaçon de Dava est ainsi doublement ­vertigineux, quand on voit l’audace démontrée. Il en ira de même pour ce vélo de La Firme : si les roues de bois ne sont plus, qui eût cru qu’un cadre pourrait toutefois être réalisé avec ce matériau ?
 
Réalisations

On comprend donc que les producteurs de bois du Québec s’entendent pour y aller d’une campagne promotionnelle afin que les Québécois découvrent qu’un matériau traditionnel doit de nouveau s’inscrire, et avec honneur, dans notre quotidien.
 
Bien sûr, le bois a marqué l’histoire québécoise : la maison de nos ­campagnes fut longtemps en bardeaux, et qui aujourd’hui habite les cours Le Royer vit dans un édifice dont tous les éléments structurels, avec ainsi en prime des plafonds aux larges poutres, sont de bois : la construction originale, un immense entrepôt à proximité du port, avait été érigée en 1860 moyennant le recours à une ressource naturelle locale, à laquelle s’en ajoutait une autre, une pierre venue d’une carrière proche.
 
Pourtant, le Québec n’a jamais connu d’œuvre à l’égale de celle d’un Eero Saarinen en Finlande, qui, de ville en ville, d’une bibliothèque à un centre ­municipal, en passant par les résidences privées, a joué toute une symphonie où se combinent les différentes essences ligneuses.
 
Offre abondante

Voilà ce que le site produitdubois.ca veut corriger. Et qui s’y rend, de région en région, tournera des pages et verra s’afficher distributeurs, producteurs, ­artisans de tout acabit, pour ainsi conclure que l’offre est variée, ce que 12 catégories de produits rassemblent : armoires de cuisine et de salle de bain ; portes et fenêtres ; mobilier ; ponts, articles commerciaux et industriels ; articles ­domestiques et artistiques ; planchers ; bâtiment et aménagement extérieur ; menuiserie architecturale ; panneaux, placage et contreplaqué ; bois de sciage, bardeaux et coproduits ; boîtes, caisses et palettes ; biomasse et bois énergie.
 
Et ce n’est pas tout. Un curieux dans le site, ou un créateur qui veut évaluer ce qui est possible, peut aussi ouvrir un babillard électronique. Le pinterest.com/produitsdubois affiche 650 réalisations qui proviennent tant du Québec que d’ailleurs (et l’on constate que, depuis les années 1950 d’un ­Saarinen, le bois a pris sa place dans l’univers du design et de l’architecture).
 
Éco-hameau

Le bois est une ressource on ne peut plus naturelle. Et voilà que certains veulent faire combiner sa conservation et son utilisation.
 
Ainsi, ecohabitation.com informe au sujet de la « naissance d’un éco-hameau forestier, solidaire et autonome dans Lanaudière ». Aviram planifie l’aménagement sur 20 acres d’une coopérative d’habitation qui serait même autosuffisante en chauffage et électricité (via la biomasse) et où un 42 m2 coûterait moins de 50 000 $ sur un terrain évalué à 6000 $, avec la perspective d’arriver à un approvisionnement local en légumes.
 
Et si deux lots sont déjà vendus, il en reste encore une quarantaine : une ­réunion d’information se tiendra d’ailleurs à Montréal samedi prochain, le 29 septembre. Tous les détails à ecohabitation.com.
 
Du bois, donc. Et qui nous dit qu’un jour le Québec ne trouvera pas, avec fierté, que cette ressource vaut plus que le bois de chauffage et le simple 2 X 4 inscrit dans nos habitudes. Et il y a alors de la fierté, et de la chaleur, dans l’air.
 
 
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