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La Fabrique 125 - Et le Soho montréalais sera dans le nord de l’île!

Le groupe Dayan propose la première de ses six anciennes usines

22 septembre 2012 | Isabelle Paré | Habitation
Un esprit vert plane aussi sur le projet, puisqu’un toit végétalisé de 5000 pieds carrés transformera en lounge la terrasse commune.
Photo : Source La Fabrique 125 Un esprit vert plane aussi sur le projet, puisqu’un toit végétalisé de 5000 pieds carrés transformera en lounge la terrasse commune.
Il y a 20 ans, qui aurait dit que le canal de Lachine et ses usines abandonnées deviendraient le quartier branché qu’il est devenu aujourd’hui ? En plein coeur du quartier Chabanel, ancien havre du secteur des textiles, des promoteurs font le même pari et achèvent de construire les premiers lofts industriels dans ce quartier qu’ils souhaitent voir devenir le prochain Soho montréalais.

Construit à même l’un des nombreux édifices laissés vacants par la délocalisation des secteurs manufacturiers, La Fabrique 125 sera le premier édifice de condos urbains à s’élever dans cette zone en transition, devenue le repaire de nombreux jeunes designers, d’architectes et d’entreprises reliées à la mode et au design.


À l’angle de la rue Jeanne-Mance et de la rue Chabanel, l’ancienne usine de sept étages sera réaménagée dans le plus pur esprit « New new-yorkais », avec le souci de mettre en valeur l’architecture de l’époque. Une abondante fenestration, des volumes généreux, des plafonds de 11 pieds de hauteur et une enveloppe de briques blanches vernissées héritée des années 50 donnent à l’ensemble une allure à la fois postindustrielle et moderne.


« On pense que ce quartier peut garder et abriter ses travailleurs, si on leur offre des lieux résidentiels attrayants et bien desservis en transport en commun », soutient Georges Dayan, président du Groupe Dayan, promoteur du projet.


Les jeunes entrepreneurs et le milieu de la mode ont en effet déjà fait main basse sur ce quartier, situé à deux jets de pierre du Mile-End. Les designers de mode Rudsak, Matt Natt, Miss Sixty et Femme de carrière y ont déjà installé leurs pénates, notamment dans l’immeuble-phare du 225 Chabanel, sans compter plusieurs autres firmes d’architecture et de design attirées par l’espace et la luminosité des édifices dans cette zone laissée en friche.


La SHDM présente


Par le biais de son bras immobilier (SHDM), la Ville de Montréal a elle aussi décidé d’investir dans la relance du quartier en accréditant le projet auprès du programme Accès condo. Concrètement, cela permet aux acheteurs de bénéficier d’un crédit de 10 % à l’achat et d’une mise de fonds de seulement 1000 $. « La SHDM rejoint la volonté du milieu, qui souhaite faire de la mode, du design et de la créativité les pôles de développement du secteur », soutient Johanne Goulet, directrice générale de la SHDM.


Par ce coup de pouce, la Ville souhaite aussi favoriser l’émergence d’un urbanisme de type TOD (transit-oriented development). Un développement dense, qui mise sur l’accès au transport en commun et sur les services de proximité. Situés à quelques jets de pierre de la gare Chabanel, des stations de métro Crémazie et Sauvé, de la ligne d’autobus 55 et de la future station Port-Royal du train de l’Est, les résidants de La Fabrique 125 seront abondamment desservis.


« À Laval, on doit prendre sa voiture pour se rendre au moindre service. Le but de ce projet, c’est de convaincre les Montréalais qu’il est possible de vivre ici et de tout faire à pied, en vélo ou en transport en commun », insiste Georges Dayan, qui croit dur comme fer à la relance du quartier. À tel point que le Groupe Dayan a acquis six autres anciennes manufactures du quartier, totalisant 40 millions de pieds carrés, pour les reconvertir à des fins commerciales.

 

Réalisation unique


En récupérant la majeure partie du bâtiment, La Fabrique 125 entend apporter un look architectural unique aux 192 condos qui occuperont les sept étages du bâtiment. La designer Stéphanie Cardinal, d’Humà Design + Architecture, estime que les qualités propres de l’édifice ne peuvent être retrouvées à des coûts comparables dans des projets de construction neuve. « Les ouvertures de huit pieds sur seize pieds, les murs de béton et les plafonds de onze pieds sont un luxe qu’on retrouve dans peu de bâtiments », dit-elle. Quarante-deux appartements s’ouvriront sur des loggias rue Jeanne-Mance, alors que les lofts du côté sud jouiront d’une vue inespérée sur le mont Royal et le quartier Saint-Simon-Apôtre.


Un esprit vert plane aussi sur le projet, puisqu’un toit végétalisé de 5000 pieds carrés transformera en lounge la terrasse commune. En plus de recycler la structure, plusieurs éléments d’origine, dont les panneaux électriques, les planchers en terrazzo, les systèmes de climatisation et une tour d’eau, seront récupérés, ajoute Georges Dayan. Au rez-de-chaussée, on souhaite aussi accueillir six ateliers d’artistes, ainsi que des entreprises de services pour les résidants.


Quant à l’ancienne enveloppe de briques blanches et noires, elle verra son look vintage mis en valeur. On a confié à une artiste le soin d’apposer des chiffres en format géant sur la façade, histoire de donner à cette bâtisse du passé une griffe résolument moderne.

***
 

La Fabrique 125


192 condos

Superficie: de 720 pieds à 1365 pieds carrés

Coût: de 173 000 $ à 385 000 $ (233 $ le pied carré)

7 étages, ascenseurs et monte-charges

Toit-terrasse

94 espaces de stationnement intérieurs

Fenestration d’aluminium
Planchers en bois d’ingénierie

Plafonds de 11 pieds

 
 
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