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    De Québec à Baie-Saint-Paul - «Ce qui est le plus important dans l'immobilier, c'est le site»

    Développement immobilier Norplex lance Europa et Les Allées de Bellevue

    17 mars 2012 |Jessica Nadeau | Habitation
    L’entreprise est dans sa deuxième phase et se concentre sur des constructions nouvelles qui prendront place sur des terrains de choix disponibles, comme celle de l’îlot d'Aiguillon, à l’entrée du Vieux-Québec.<br />
    Photo: Photos Norplex L’entreprise est dans sa deuxième phase et se concentre sur des constructions nouvelles qui prendront place sur des terrains de choix disponibles, comme celle de l’îlot d'Aiguillon, à l’entrée du Vieux-Québec.
    Yves Doyon, 50 ans, est dans l'immobilier depuis une vingtaine d'années. Ancien avocat en droit immobilier, il a cédé à sa passion en créant sa propre entreprise de développement immobilier en 1992. Aujourd'hui, Norplex compte à son actif une vingtaine de projets d'envergure, principalement dans le Vieux-Québec et le Vieux-Port.

    Norplex a participé très activement à la revitalisation du quartier Saint-Roch et développe actuellement deux projets de condos de luxe, sur la colline parlementaire et dans le quartier Saint-Sacrement, avec les projets Europa et Les Allées de Bellevue.

    Pour cette année seulement, il y a sur la table pour près de 200 millions de dollars en projets, avec un chiffre d'affaires annuel avoisinant les 50 millions.

    Ce qui fait la particularité des projets de Norplex, c'est l'exclusivité des sites, explique son président, Yves Doyon. «On a un slogan chez nous: "C'est le site d'abord". J'en ai fait un créneau depuis les tout débuts. D'une part, ça sécurise nos investissements, et, d'autre part, ça sécurise les investissements de nos acheteurs. Quand l'immobilier va bien à tous les points de vue, la vie est belle pour tout le monde. Mais quand ça va moins bien, ceux qui ont misé sur les bons sites ne sont jamais pénalisés.»

    Le développement de l'entreprise s'est fait en deux phases. Au cours des années 1990, Norplex a fait sa marque en investissant dans le recyclage de bâtiments industriels et commerciaux. Les possibilités étaient nombreuses, se souvient Yves Doyon, notamment dans le Vieux-Port de Québec, où il a fait trois importants projets de condominiums dans de vieux entrepôts, dont les Quartiers de l'académie, un projet de 20 millions de dollars qui a remporté le prix Nobilis en 1996.

    De nombreux immeubles désaffectés étaient également disponibles dans le quartier Saint-Roch, un quartier central qui allait reprendre toute sa vigueur dans la foulée des reconversions immobilières. «Pour moi, c'est une passion, parce que ça venait recoudre la trame urbaine dans certains secteurs sensibles.»

    Une priorité: le développement durable

    Norplex a converti ce qui pouvait l'être. Mais aujourd'hui, outre quelques bâtiments appartenant aux communautés religieuses, il ne reste plus beaucoup de vieux édifices dans des quartiers névralgiques qui puissent être convertis en condos de luxe. L'entreprise est donc dans sa deuxième phase et se concentre sur des constructions nouvelles qui prendront place sur des terrains de choix disponibles. Mais Yves Doyon garde toujours cette passion pour le recyclage des matériaux qu'il a développée lors de la restauration de vieux immeubles. Il se dit d'ailleurs un précurseur en matière de développement durable.

    «J'ai toujours voulu recycler au maximum. Avant même que le mot n'existe, avant que ce ne soit à la mode, le recyclage et le développement durable faisaient partie de nos projets. On recyclait les matériaux qui étaient disponibles, l'intérieur, la structure, les murs. Partout où on pouvait trouver du cachet à récupérer, on le faisait.»

    Il raconte comment il faisait des toits verts au début des années 1990, notamment aux Quartiers de l'académie. Aujourd'hui, ce sont les nouveaux matériaux qui ne nuisent pas à l'environnement qui l'intéressent, de même que la consommation d'énergie des bâtiments et l'utilisation des espaces verts pour la rétention des eaux sur ses sites.

    Rentable, le «vert»?


    Avec tout l'accent mis sur le développement durable et sur l'importance de préserver l'environnement depuis les dernières années, est-ce que faire des lofts «verts» est un concept rentable?

    «Ce n'est pas sous cet angle-là qu'on doit le voir, mais plutôt sous un angle de société, répond le président de Norplex. Comme promoteurs, nous sommes souvent associés à des dinosaures qui ne pensent qu'à l'argent, mais je pense qu'il faut transcender et dépasser l'effet de mode afin que ça devienne un usage normal. Il faut même arrêter de parler de développement durable, il faut que ça devienne une réalité dans les normes de construction, dans la manière de construire et d'envisager les projets.»

    Pourtant, il est le premier à reconnaître que, pour beaucoup de promoteurs, il y a une part d'opportunisme dans le concept des immeubles verts. «Aujourd'hui, presque tous les promoteurs se disent éco-ceci et éco-cela. Il y a beaucoup de n'importe quoi là-dedans. Je pense que la question du développement durable se pose par des gestes critiques, de petits et de grands gestes, que ce soit en matière d'économie d'énergie, d'eau ou de matériaux.»

    Si, à l'époque, ce furent les lofts du quartier Soho à New York qui l'ont inspiré, aujourd'hui il se tourne davantage vers l'Europe, qui est en avance dans les nouvelles techniques de construction. «J'ai toujours été sensible aux nouvelles techniques, j'aime voyager, j'aime voir ce qui se passe ailleurs. Je reviens la tête pleine d'idées. Ce qui est le plus hot maintenant dans la construction, ce qui est le plus inspirant, c'est ce qui se passe en Europe, parce qu'on y est très axé sur le développement durable et les nouvelles technologies de construction.»

    Nouveau marché de villégiature

    Fort de son succès à Québec, Norplex se lance dans le marché de la villégiature à Charlevoix. L'entreprise a fait l'acquisition de l'auberge La Pignoronde, à Baie-Saint-Paul, à dix minutes du Massif. Yves Doyon affirme qu'il s'agit d'un «grand bond» pour son entreprise, mais il assure qu'il a été charmé par l'emplacement, situé à moins d'une heure de route de la ville de Québec.

    Ce qui l'a séduit, c'est que non seulement l'auberge était bien située, mais aussi qu'elle était accompagnée de terrains offrant une vue époustouflante sur Baie Saint-Paul, l'Île-aux-Coudres et le fleuve Saint-Laurent. «Cela me permettait de créer un projet de villégiature avec une architecture contemporaine bien intégrée à l'environnement, tout en respectant l'esprit des lieux.»

    Il avoue regarder d'autres sites pour d'éventuels projets de villégiature. Mais Yves Doyon reste fidèle à son principe de base. «De façon ponctuelle, je suis prêt à regarder autre chose, mais il faut que le site soit emballant. C'est d'abord le lieu qui m'oriente, et non pas la volonté de construire des centaines et des centaines de logements.»

    ***

    Collaboratrice du Devoir
     
     
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