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J'aime Montréal - Que la «douceur de vivre» deviennent réalité

19 novembre 2011 | Normand Thériault | Habitation
Photo : Michel Bernachez
L'Office de consultation publique de Montréal a déposé son rapport en vue du futur 375e de cette ville qui fut, jusque dans les années soixante, La ville au Canada: Le Devoir faisait état de la chose cette semaine. Et, au-delà des souhaits d'un programme d'activités pour 2017, plus d'un et plus d'une ont décrit la ville dont ils et elles voudraient voir prendre forme.

Si monsieur le maire rêve de tramways, il n'est pas le seul: les usagers de la 80, de la 65 et des autres lignes bondées, comme celle qui parcourt le boulevard Pie-IX, en font tout autant. Mais, pour le transport en commun, c'est le gouvernement provincial qui est le premier acteur: s'il ne donne pas de sous, rêvez, rêvez, et vous verrez d'abord un tramway circuler à Québec, là où un Labeaume et ses électeurs aux votes changeants demandent aux politiciens de tenir compte de leur volonté. Et l'Assemblée nationale qui n'est pas loin.

Voir loin

Aussi, les Montréalais voient plus loin que la simple transformation de l'échangeur Turcot ou celle du boulevard urbain qu'est Notre-Dame, ou que l'achèvement des hôpitaux

universitaires, ou que la conclusion possible des affaires que sont le grand drame des compteurs d'eau et d'autres malversations publiques. Ils veulent une ville où il ferait bon vivre.

Comment cela?

Que Montréal devienne piétonnier et que vélos, autos et piétons habitent en harmonie. Que Montréal soit vert (et, au sujet des toits blancs de François Croteau, le maire de Rosemont, pourquoi pas?). Que Montréal retrouve son fleuve, et, si le port déménage, nul ne semble s'en plaindre, oubliant toutefois que les emplois l'accompagneront s'il se retrouve à Contrecoeur, car, enfin, Montréalais et Montréalaises retrouveront l'accès à leur fleuve. Avec, en prime, la possibilité de s'y baigner. Que Montréal soit aussi une ville ouverte et débordante de terrasses et que même les petits marchés ambulants, vendeurs alimentaires inclus, aient le droit de transformer la ville en restaurant à ciel ouvert.

Et que Montréal fasse place, grande place, à ses artistes, et pas seulement au temps et aux jours des festivals. Que Montréal, quoi, soit une ville festive, dont la juste expression pour la décrire serait «la douceur de vivre».

Bien vivre

Et si, pendant ces jours, on parle aussi du pont Champlain et d'autres infrastructures, qu'on le fasse, mais à condition que jamais la qualité de vie ne soit chose qu'on pourrait remettre en question. Et s'il faut intégrer les divers arrondissements, pour que tous et chacune s'y retrouvent comme chez soi, que cela soit aussi, sans que le discours qui permettra une telle réalisation se réduise tout simplement en quelques mesures dites «structurantes».

Bref, qu'il fasse bon vivre à Montréal. Dans la joie et l'harmonie, avec des nouveaux arrivants heureux et des étudiants venus de partout qui ne demanderont qu'à y rester.

Il y aurait peut-être là, si on tient compte de ces propos enthousiastes, car nul ne semble douter de la valeur de sa ville, matière à concevoir un projet politique...
 
 
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