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La nouvelle carte du Grand Montréal prend forme

15 octobre 2011 | Normand Thériault | Habitation
Il vous reste quatre occasions pour entendre les réactions citoyennes aux plans d'aménagement et de développement qu'a déposés en septembre la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), en prévision d'un futur immédiat: cette grande région devrait compter en 2030 sur une population à laquelle se seraient ajoutés 530 000 nouveaux habitants. Et, dans un passé récent, on sait ce qu'une telle donnée aurait entraîné: l'étalement d'abord et des cris plus tard, provenant des secteurs périphériques, pour obtenir plus de routes, d'autoroutes et d'autres infrastructures.

Aussi, la semaine prochaine, que ce soit à Laval, Saint-Constant ou Longueuil, défileront ces mardi, mercredi, jeudi et vendredi les derniers auteurs de 389 mémoires qui ont demandé à être entendus.

Vers un DDOT

Le plan de la CMM est clair: il faut protéger et conserver ces zones, qui comptent pour 42 % de la superficie locale, où il existe encore des forêts et des terres agricoles. Et si les tenants d'un développement durable se réjouissent d'une telle prise de position, d'autres, quand ils sont promoteurs immobiliers ou édiles qui comptent sur de nouveaux citoyens pour augmenter les revenus générés par la taxation, ceux-là veulent pouvoir toujours bâtir et... bâtir.

On sait qu'il faudra de nouveaux logements. Mais, avant de laisser le «laisser-faire» être toujours la norme, voilà qu'on réagit en introduisant un nouveau concept: le TOD, ce transit-oriented development qu'il faudra, s'il est accepté, être capable de nommer bientôt dans la langue française, ne serait-ce que comme le DDOT, le «développement déterminé par l'offre de transport», ou le TEDE, le «transport enfin, développement ensuite».

En clair, cela entraîne que le futur Grand Montréal sera une vaste agglomération où les déplacements seront possibles en transport collectif et que vivre en banlieue n'entraînera pas l'obligatoire recours à l'automobile. De grands axes de circulation, donc, de l'habitation à proximité et des services rendus possibles par le fait d'une densité suffisante en population.

Une formule simple, une analyse logique, mais qui rejette le modèle admis où pollution et développement augmentent de concert.

En retour, si ce plan est retenu, et il doit l'être, il faut s'attendre à ce que le monde politique accompagne son implantation de gestes concrets: une priorité accordée au transport en commun, un soutien donné aux programmes d'infrastructures, tout comme l'élimination des «laissez-passer» censément rentables les jours des saisons électorales.

Tous s'entendent pour dire qu'un Québec «vert» est souhaitable.

Alors, pourquoi ne pas le réaliser?
 
 
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