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Regroupement québécois des résidences pour aînés - Le Québec traverse une période de forte croissance des résidences

8 octobre 2011 | Réginald Harvey | Habitation
Quilles ou shuffleboard, les aînés dans les résidences pour personnes âgées ont accès à une multitude de loisirs.<br />
Photo : Source RQRA Quilles ou shuffleboard, les aînés dans les résidences pour personnes âgées ont accès à une multitude de loisirs.
La moyenne d'âge des résidants serait de 84 ansLe Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) compte dans ses rangs plus de 600 gestionnaires et propriétaires de résidences pour personnes âgées. Portrait et prise de position sur le projet de loi 16 sur l'encadrement de ce type d'habitation.

Au Québec, il existe 2229 résidences. Il y a une catégorie qu'on qualifie comme celle des neuf résidants ou moins, parmi laquelle on retrouve quelque 700 lieux de vie sur le territoire; au sens du Code national du bâtiment, ces habitations ne sont pas considérées comme des édifices publics. L'inventaire du Regroupement se lit comme suit: il réunit plus de 600 membres, ce qui comprend 70 000 unités de logement sur un total de 114 321, comme il est spécifié au registre des résidences pour personnes âgées du Québec.

Le RQRA donne une voix unique à ses membres et il tisse des liens de solidarité entre eux en présentant un certain nombre d'événements, parmi lesquels figure le congrès annuel, qui se tiendra cette année du 9 au 11 novembre. Il soutient les établissements dans leur mission d'hébergement et dans les soins à apporter aux aînés.

Un secteur en plein essor

Le marché a connu une croissance rapide au cours des 15 dernières années. Au point de départ, il n'y avait même pas 15 000 personnes qui vivaient en résidence. La population des aînés est grandissante et il y a présentement au-dessus d'un million de personnes âgées de 65 ans ou plus au Québec; il s'est donc produit un choix de vie qui a influé sur l'évolution de ce secteur d'activité, à un point tel que, actuellement,

50 % des nouveaux chantiers dans les multirésidentiels se déploient en fonction de la clientèle des aînés, selon des données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Appui au projet de loi 16

Un développement aussi rapide pourrait causer des abus à l'endroit des personnes âgées dans certains lieux. Le président et directeur général du RQRA, Yves Desjardins, fournit cette réponse au sujet des forces et des limites du réseau de résidences: «Oui, il existe des faiblesses, mais on est en train de consolider l'offre de services dans le cadre d'une population vieillissante qui a besoin de soins.» Il dépeint la situation: «Les gens arrivent quelque part sur leurs deux jambes mais, à un moment donné, le vieillissement s'accentue et ils se retrouvent en perte d'autonomie; la moyenne d'âge continue à grandir dans les résidences, de telle sorte qu'elle tourne actuellement autour de 84 ans.»

Il en découle que des ajustements s'imposent, de sorte que le Regroupement se montre favorable au projet de loi 16 sur l'encadrement des résidences privées pour personnes âgées, comme il le soulignait par voie de communiqué en juin dernier: «Nous approuvons les travaux du gouvernement, car ils visent la qualité des conditions de vie des personnes âgées.»

Le Regroupement relève certaines propositions qu'il considère comme positives: l'encadrement proposé, quant au processus de certification temporaire et de conformité qui sera déployé par les Agences de santé et de services sociaux, contribuera à confirmer à la population nos normes de qualité. En ce qui concerne la formation du personnel, le RQRA a déjà pris les devants en créant en janvier dernier une mutuelle de formation, laquelle est soutenue par la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

À surveiller

Relativement au nombre minimal de personnes pour assurer une surveillance adéquate, il adhère à l'idée d'imposer un ratio minimal. Il s'interroge sur un autre point: l'uniformité de son application par les différentes agences. En matière de vérification des antécédents de tous les employés ainsi que des bénévoles, le Regroupement appuie aussi cette disposition. Le RQRA compte travailler avec le gouvernement tout en espérant que cette norme ne se traduise pas par la perte de précieux bénévoles.

Il concluait de la sorte ses propos: «On a toujours travaillé de manière constructive avec les autorités gouvernementales et les associations afin que les droits et les intérêts des personnes âgées soient bien défendus. L'hébergement et le milieu de vie des personnes âgées sont au coeur de notre raison d'être.»

La suite des procédures

Le PDG a souscrit, à la fin de septembre, à la position gouvernementale dans ce dossier. Il se dit encouragé par l'initiative de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, quant à la mise sur pied d'un groupe de travail pour s'assurer de la faisabilité, sur le terrain, des dispositions de l'avant-projet de règlement.

Sur une autre facette du dossier, il déplorait le dérapage des débats entourant le projet de loi: «Le secteur de l'hébergement des personnes âgées dans des résidences privées est un secteur naissant au Québec et le processus de certification est toujours dans sa phase de rodage. Nous estimons que les lois encadrant le secteur méritent une amélioration continuelle et espérons que le débat entourant les règles d'hébergement des aînés en résidence puisse aboutir à des solutions efficaces et réalistes», a affirmé M. Desjardins.

Le Regroupement s'insurge notamment contre la position de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) qui veut soumettre les résidences privées pour personnes âgées aux mêmes règles que les CHSLD publics. À son avis, «une telle mesure impliquerait de nombreux travaux de normalisation dispendieux, qui se traduiraient par des coûts d'hébergement plus élevés et mettraient en péril les petites résidences en forte concentration dans les localités rurales du Québec. Ainsi, les résidences pour aînés ne seraient accessibles qu'à une minorité d'aînés québécois. Comme le Québec entame déjà la courbe du vieillissement accéléré de sa population et que la proportion des personnes âgées doublera d'ici trente ans, une tendance à la hausse des coûts d'hébergement ne serait certainement pas de bon augure.»

***

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