Attention! Montréal s'embellit!
On ne termine plus rien dans les temps prévus
En temps normal, on n'aurait pas «pesté» parce qu'aujourd'hui, en cet après-midi, l'axe sud de la rue Berri, entre Roy et Cherrier, est interdit à la circulation: on aurait même alors trouvé réjouissante cette activité festive que mène la garderie Lafontaine, qui souligne le 40e anniversaire de sa fondation.
Mais, pour qui se déplace, rendu là, lui ou elle qui vient du nord de la ville, qui est passé par l'est (parce que l'avenue du Parc, c'est un chantier), qui a quand même réussi à contourner le nouvel aménagement du carrefour Saint-Hubert- Laurier et qui sait ce qui l'attend s'il passe par Saint-Urbain, voilà qu'aujourd'hui «trop, c'est trop». Il faut en effet être devenu un expert en circulation, avoir la tête bien «faicte» d'un chauffeur de taxi, pour se promener ces années-ci à Montréal.
Et il y a chantier et «chantier». Et qui fréquente le site Internet de la métropole québécoise, qui va sur la page donnant la liste des chantiers d'infrastructure pour l'année 2011 devra admettre que, si l'on nomme 35 sites d'intervention, nulle part, sur cette page, il est indiqué que la place d'Armes demeure toujours inaccessible, et ce, pour une deuxième année, et que la rue Sainte- Catherine demeure, deux festivals de jazz plus tard, toujours fermée à toute circulation.
Retards
Montréal est une ville casse-tête où les entrepreneurs de tout ordre semblent avoir les coudées franches: combien de fois un pont est devenu inaccessible parce qu'une «pépine» a pris le contrôle d'un axe de circulation majeur à l'heure de pointe? Ou qu'ailleurs un préposé a mis des panneaux interdisant tout stationnement, et ce, trois ou quatre jours avant que le chantier (un autre?) ne démarre?
Et, ce qui est plus grave, on ne termine plus rien dans les temps: la Place des arts a inauguré son nouveau site avec des mois de retard et l'OSM a joué dans une salle dont les murs extérieurs et l'arrière-scène, sans compter le site environnant, étaient toujours dans une phase antérieure d'achèvement. Bref, la tradition qu'a amorcée le chantier du Stade olympique est maintenue. Avec une vigueur renouvelée, ce qui amène même le gouvernement du Québec à constater qu'il y aurait quelques problèmes à résoudre à Montréal.
Espérance et désespérances
Et les Montréalais et Montréalaises ne sont pas au bout de leurs peines: que réservent les prochaines aventures, celles de l'échangeur Turcot, de l'autoroute Bonaventure, du pont Champlain, de la Métropolitaine, pour ne nommer que ce qui est le plus évident, et ce, sans tenir compte de pépins potentiels, comme lorsqu'il a fallu redéfinir, et reconstruire, le carrefour L'Acadie.
Pourtant, tous s'entendent pour dire que, respect de l'environnement, campagne antistress et principes d'économie mis en cause, il faut s'entendre pour prêcher un retour en ville, favoriser la proximité entre les lieux de travail et d'habitation. Quant aux «romantiques», ceux et celles qui sont allés voir ailleurs, qui aimeraient que leur ville ait aussi ses lignes de tramway à emprise propre, comprennent-ils ce que de tels aménagements entraînent et qu'en France, que ce soit à Bordeaux, Lyon ou Orléans, les citoyens se questionnent fort sur le fait que leurs autos ne jouissent plus d'un statut de mode de déplacement rapide?
Montréal s'embellit, entendons-nous, mais il en restera combien pour constater le résultat final? En contrepartie, la formule a quelque chose de bon: on n'aura pas besoin d'une stratégie encore plus lucrative dans le secteur du stationnement dans la rue ou du retour des péages sur les ponts pour convaincre les banlieusards du Grand Montréal de rester chez «eux».
Mais, pour qui se déplace, rendu là, lui ou elle qui vient du nord de la ville, qui est passé par l'est (parce que l'avenue du Parc, c'est un chantier), qui a quand même réussi à contourner le nouvel aménagement du carrefour Saint-Hubert- Laurier et qui sait ce qui l'attend s'il passe par Saint-Urbain, voilà qu'aujourd'hui «trop, c'est trop». Il faut en effet être devenu un expert en circulation, avoir la tête bien «faicte» d'un chauffeur de taxi, pour se promener ces années-ci à Montréal.
Et il y a chantier et «chantier». Et qui fréquente le site Internet de la métropole québécoise, qui va sur la page donnant la liste des chantiers d'infrastructure pour l'année 2011 devra admettre que, si l'on nomme 35 sites d'intervention, nulle part, sur cette page, il est indiqué que la place d'Armes demeure toujours inaccessible, et ce, pour une deuxième année, et que la rue Sainte- Catherine demeure, deux festivals de jazz plus tard, toujours fermée à toute circulation.
Retards
Montréal est une ville casse-tête où les entrepreneurs de tout ordre semblent avoir les coudées franches: combien de fois un pont est devenu inaccessible parce qu'une «pépine» a pris le contrôle d'un axe de circulation majeur à l'heure de pointe? Ou qu'ailleurs un préposé a mis des panneaux interdisant tout stationnement, et ce, trois ou quatre jours avant que le chantier (un autre?) ne démarre?
Et, ce qui est plus grave, on ne termine plus rien dans les temps: la Place des arts a inauguré son nouveau site avec des mois de retard et l'OSM a joué dans une salle dont les murs extérieurs et l'arrière-scène, sans compter le site environnant, étaient toujours dans une phase antérieure d'achèvement. Bref, la tradition qu'a amorcée le chantier du Stade olympique est maintenue. Avec une vigueur renouvelée, ce qui amène même le gouvernement du Québec à constater qu'il y aurait quelques problèmes à résoudre à Montréal.
Espérance et désespérances
Et les Montréalais et Montréalaises ne sont pas au bout de leurs peines: que réservent les prochaines aventures, celles de l'échangeur Turcot, de l'autoroute Bonaventure, du pont Champlain, de la Métropolitaine, pour ne nommer que ce qui est le plus évident, et ce, sans tenir compte de pépins potentiels, comme lorsqu'il a fallu redéfinir, et reconstruire, le carrefour L'Acadie.
Pourtant, tous s'entendent pour dire que, respect de l'environnement, campagne antistress et principes d'économie mis en cause, il faut s'entendre pour prêcher un retour en ville, favoriser la proximité entre les lieux de travail et d'habitation. Quant aux «romantiques», ceux et celles qui sont allés voir ailleurs, qui aimeraient que leur ville ait aussi ses lignes de tramway à emprise propre, comprennent-ils ce que de tels aménagements entraînent et qu'en France, que ce soit à Bordeaux, Lyon ou Orléans, les citoyens se questionnent fort sur le fait que leurs autos ne jouissent plus d'un statut de mode de déplacement rapide?
Montréal s'embellit, entendons-nous, mais il en restera combien pour constater le résultat final? En contrepartie, la formule a quelque chose de bon: on n'aura pas besoin d'une stratégie encore plus lucrative dans le secteur du stationnement dans la rue ou du retour des péages sur les ponts pour convaincre les banlieusards du Grand Montréal de rester chez «eux».








