Les Résidences Soleil - La clientèle d'abord !
« Les services sont offerts à la carte, à des prix très raisonnables »
Un treizième ensemble immobilier de quelque 900 appartements construit en deux phases et destiné à accueillir la clientèle du troisième âge est actuellement en chantier à Brossard. Entre-temps, la famille Savoie loge des personnes du bel âge dans 12 autres résidences qu'elle possède et pour lesquelles elle veille au déroulement des activités quotidiennes.
Le siège social des Résidences Soleil est situé à Boucherville, où a été érigé le manoir du même nom à la fin des années 1980. En attendant patiemment de rencontrer Eddy Savoie, le père de la famille, président et fondateur des Résidences Soleil, il est possible d'observer, assis dans un fauteuil du hall d'entrée, le va-et-vient des résidants auxquels le personnel porte une attention de tous les instants. En entrevue quelques minutes plus tard, M. Savoie laisse tout d'abord savoir qu'il trouve sa position enviable: «Pour nous autres, c'est le plus beau métier au monde d'être présents dans ce milieu-là et d'avoir toujours affaire avec des gens du bel âge.»
Une histoire vécue
Au moment où Eddy Savoie conduit une carrière d'entrepreneur en construction dans le secteur de Saint-Hilaire, il aménage dans sa vaste résidence un 3 1/2 destiné à loger ses parents. Plus tard, il est appelé à dénicher pour eux un nouveau lieu de résidence, mais il ne trouve aucun endroit pour répondre à ses véritables aspirations: «J'ai découvert de belles résidences, mais il n'y avait pas une surveillance
24 heures sur 24, il n'y avait pas de garage intérieur, de sauna ou de spa; je voulais aussi un petit département où des infirmières étaient présentes et je souhaitais que les résidants profitent vraiment d'une bonne nourriture, ce qui était très important pour mes parents.»
Il fournit la raison de la décision qu'il a alors prise: «Mon père avait besoin de services même si ma mère demeurait encore autonome. Voyant que je n'arrivais pas à leur procurer ce que je voulais, j'ai choisi de leur bâtir une résidence en me disant que si c'était bon pour eux, cela le serait également pour les autres résidants.»
Il dépeint les objectifs visés au départ: «Au moment où quelqu'un entre dans une résidence, alors qu'il est âgé de 75 ou 80 ans, qu'il est quand même encore en forme, il faut prendre en compte le fait que cette personne, en avançant en âge, sera capable d'obtenir les services dont elle aura besoin; c'est pénible de la faire déménager quand elle habite dans un endroit depuis cinq ou six ans, qu'elle connaît tout le monde et qu'elle s'est bâti un réseau d'amis, parce qu'on est incapable de lui fournir l'aide au bain, la distribution des médicaments ou la surveillance requise.» Il est nécessaire d'assurer une continuité à ces gens-là au fur et à mesure que surviennent les pertes d'autonomie causées par l'âge avancé.
À ce moment précis, le président s'absente pour aller saluer durant quelques instants un de ses ex-vice-présidents qui est frappé par une grave maladie et qui est de passage au siège social. Carmelle, son épouse, prend la relève et explique en long et en large de quelles façons elle-même, ses quatre filles et son garçon sont étroitement associés aux Résidences Soleil; le noyau familial est tissé serré et participe activement aux activités de l'entreprise. De retour, M. Savoie revient sur la question de l'autonomie: «Les services sont offerts à la carte, à des prix très raisonnables; on a des prix abordables et c'est ce qui fait notre succès.»
Accessibilité et esprit de famille
Il développe sur toute la notion des budgets qui entre en ligne de compte pour plusieurs résidants: «C'est très important pour nous, parce qu'il y a tellement de Québécois et de Québécoises qui n'ont pas participé à des fonds de pension. C'est la raison pour laquelle on construit des 2 1/2 où il est possible de loger quelqu'un qui a juste sa pension et son crédit d'impôt; cette personne a droit à ses trois repas par jour et à tous les services; elle peut vivre comme dans un grand hôtel, tout comme les gens plus fortunés. Il est sûr qu'on dispose aussi de grands 3 1/2 et 4 1/2 pour les gens qui ont pas mal de sous, mais ma philosophie, ce n'est pas de me préoccuper de ceux qui ont de gros revenus, mais de tout le monde.» Fils de bûcheron, Eddy Savoie est arrivé à Montréal à l'âge de 15 ans; il n'est pas né dans la ouate et il a gravi un à un les échelons qui l'ont conduit vers le succès en affaires: «Je sais ce que c'est que d'être pauvre.»
Encore une fois, il souligne l'importance des valeurs familiales pour les Savoie; il a maintenant 13 petits-enfants: «On est des gens de famille et c'est pourquoi on dit à tous ceux qui viennent demeurer dans les Résidences Soleil qu'ils font partie eux aussi d'une grande famille. Dans ce sens-là, on a d'ailleurs un slogan qui dit qu'un sourire ne coûte pas cher et qu'il ensoleille la vie pour toute une journée autour de soi.»
Participation multiniveaux et relève
Les Savoie se mêlent de toutes les phases de la réalisation d'un projet et ils assurent par la suite le déroulement des activités une fois qu'il est complété: «L'avantage qu'on possède sur les autres organisations, c'est qu'on fait tout. On dessine nos plans, on bâtit les immeubles et on dirige sur tous les fronts.»
Eddy Savoie insiste sur un point à ce sujet, celui de la relève: «C'est important de transmettre nos connaissances pendant qu'on est là. Il faut également confier des responsabilités parce que, à partir de ce moment-là, si les enfants rencontrent des embûches, ils vont nous en parler et on va être en mesure de trouver des solutions ensemble. La relève, ça se prépare pendant qu'on est là et pas après qu'on est parti; c'est une question de longue haleine parce que, si cela n'a pas été planifié et qu'on n'a pas donné de responsabilités pendant qu'on est en poste, comment pense-t-on y arriver? Il faut s'y prendre de bonne heure pour préparer les enfants à assurer le suivi; dans une entreprise d'environ 1500 employés comme la nôtre, il est impossible d'envoyer quelqu'un à l'intérieur de cela sans préparation.»
Cette formation de la relève fait partie d'une des règles auxquelles il tient mordicus et qu'il applique en affaires: «Je vois trop de belles entreprises qui sont vendues à l'extérieur; après quelques mois ou quelques années, elles ferment ici et s'en vont produire à l'étranger, ce qui n'est pas une façon de créer de la richesse pour les Québécois.»
Les Résidences Soleil ont d'ailleurs été honorées par la création des prix Eddy-et-Nataly-Savoie; ceux-ci sont attribués chaque année pour reconnaître les familles en affaires du Québec qui transmettent leur savoir-faire aux générations futures.
***
Collaborateur du Devoir
Le siège social des Résidences Soleil est situé à Boucherville, où a été érigé le manoir du même nom à la fin des années 1980. En attendant patiemment de rencontrer Eddy Savoie, le père de la famille, président et fondateur des Résidences Soleil, il est possible d'observer, assis dans un fauteuil du hall d'entrée, le va-et-vient des résidants auxquels le personnel porte une attention de tous les instants. En entrevue quelques minutes plus tard, M. Savoie laisse tout d'abord savoir qu'il trouve sa position enviable: «Pour nous autres, c'est le plus beau métier au monde d'être présents dans ce milieu-là et d'avoir toujours affaire avec des gens du bel âge.»
Une histoire vécue
Au moment où Eddy Savoie conduit une carrière d'entrepreneur en construction dans le secteur de Saint-Hilaire, il aménage dans sa vaste résidence un 3 1/2 destiné à loger ses parents. Plus tard, il est appelé à dénicher pour eux un nouveau lieu de résidence, mais il ne trouve aucun endroit pour répondre à ses véritables aspirations: «J'ai découvert de belles résidences, mais il n'y avait pas une surveillance
24 heures sur 24, il n'y avait pas de garage intérieur, de sauna ou de spa; je voulais aussi un petit département où des infirmières étaient présentes et je souhaitais que les résidants profitent vraiment d'une bonne nourriture, ce qui était très important pour mes parents.»
Il fournit la raison de la décision qu'il a alors prise: «Mon père avait besoin de services même si ma mère demeurait encore autonome. Voyant que je n'arrivais pas à leur procurer ce que je voulais, j'ai choisi de leur bâtir une résidence en me disant que si c'était bon pour eux, cela le serait également pour les autres résidants.»
Il dépeint les objectifs visés au départ: «Au moment où quelqu'un entre dans une résidence, alors qu'il est âgé de 75 ou 80 ans, qu'il est quand même encore en forme, il faut prendre en compte le fait que cette personne, en avançant en âge, sera capable d'obtenir les services dont elle aura besoin; c'est pénible de la faire déménager quand elle habite dans un endroit depuis cinq ou six ans, qu'elle connaît tout le monde et qu'elle s'est bâti un réseau d'amis, parce qu'on est incapable de lui fournir l'aide au bain, la distribution des médicaments ou la surveillance requise.» Il est nécessaire d'assurer une continuité à ces gens-là au fur et à mesure que surviennent les pertes d'autonomie causées par l'âge avancé.
À ce moment précis, le président s'absente pour aller saluer durant quelques instants un de ses ex-vice-présidents qui est frappé par une grave maladie et qui est de passage au siège social. Carmelle, son épouse, prend la relève et explique en long et en large de quelles façons elle-même, ses quatre filles et son garçon sont étroitement associés aux Résidences Soleil; le noyau familial est tissé serré et participe activement aux activités de l'entreprise. De retour, M. Savoie revient sur la question de l'autonomie: «Les services sont offerts à la carte, à des prix très raisonnables; on a des prix abordables et c'est ce qui fait notre succès.»
Accessibilité et esprit de famille
Il développe sur toute la notion des budgets qui entre en ligne de compte pour plusieurs résidants: «C'est très important pour nous, parce qu'il y a tellement de Québécois et de Québécoises qui n'ont pas participé à des fonds de pension. C'est la raison pour laquelle on construit des 2 1/2 où il est possible de loger quelqu'un qui a juste sa pension et son crédit d'impôt; cette personne a droit à ses trois repas par jour et à tous les services; elle peut vivre comme dans un grand hôtel, tout comme les gens plus fortunés. Il est sûr qu'on dispose aussi de grands 3 1/2 et 4 1/2 pour les gens qui ont pas mal de sous, mais ma philosophie, ce n'est pas de me préoccuper de ceux qui ont de gros revenus, mais de tout le monde.» Fils de bûcheron, Eddy Savoie est arrivé à Montréal à l'âge de 15 ans; il n'est pas né dans la ouate et il a gravi un à un les échelons qui l'ont conduit vers le succès en affaires: «Je sais ce que c'est que d'être pauvre.»
Encore une fois, il souligne l'importance des valeurs familiales pour les Savoie; il a maintenant 13 petits-enfants: «On est des gens de famille et c'est pourquoi on dit à tous ceux qui viennent demeurer dans les Résidences Soleil qu'ils font partie eux aussi d'une grande famille. Dans ce sens-là, on a d'ailleurs un slogan qui dit qu'un sourire ne coûte pas cher et qu'il ensoleille la vie pour toute une journée autour de soi.»
Participation multiniveaux et relève
Les Savoie se mêlent de toutes les phases de la réalisation d'un projet et ils assurent par la suite le déroulement des activités une fois qu'il est complété: «L'avantage qu'on possède sur les autres organisations, c'est qu'on fait tout. On dessine nos plans, on bâtit les immeubles et on dirige sur tous les fronts.»
Eddy Savoie insiste sur un point à ce sujet, celui de la relève: «C'est important de transmettre nos connaissances pendant qu'on est là. Il faut également confier des responsabilités parce que, à partir de ce moment-là, si les enfants rencontrent des embûches, ils vont nous en parler et on va être en mesure de trouver des solutions ensemble. La relève, ça se prépare pendant qu'on est là et pas après qu'on est parti; c'est une question de longue haleine parce que, si cela n'a pas été planifié et qu'on n'a pas donné de responsabilités pendant qu'on est en poste, comment pense-t-on y arriver? Il faut s'y prendre de bonne heure pour préparer les enfants à assurer le suivi; dans une entreprise d'environ 1500 employés comme la nôtre, il est impossible d'envoyer quelqu'un à l'intérieur de cela sans préparation.»
Cette formation de la relève fait partie d'une des règles auxquelles il tient mordicus et qu'il applique en affaires: «Je vois trop de belles entreprises qui sont vendues à l'extérieur; après quelques mois ou quelques années, elles ferment ici et s'en vont produire à l'étranger, ce qui n'est pas une façon de créer de la richesse pour les Québécois.»
Les Résidences Soleil ont d'ailleurs été honorées par la création des prix Eddy-et-Nataly-Savoie; ceux-ci sont attribués chaque année pour reconnaître les familles en affaires du Québec qui transmettent leur savoir-faire aux générations futures.
***
Collaborateur du Devoir








