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Architecture - Anik Péloquin, la justesse d'intervention

Pas de recette, pas d'automatismes, seulement une précision dans l'action et le souci du détail bien fait

Marie-Hélène Alarie   30 novembre 2002  Habitation
«Je travaille mieux avec des contraintes: plus il y en a, plus je suis heureuse», dira Anik Péloquin, diplômée de l'École d'architecture de l'Université de Montréal depuis mai 1991 et membre de l'Ordre des architectes du Québec depuis 1994.

«En 1991, quand je suis sortie de l'école, il n'y avait pas beaucoup d'emplois en architecture ici au Québec. C'est sur un coup de tête que je suis partie pour la France. Une semaine après mon arrivée, je me trouvais un job à l'Agence d'architecture Jacques Gerbe», se souvient Anik.

Là-bas, on lui fait confiance en la chargeant de la conception et de la réalisation de l'école primaire d'Attignat. Pendant plus d'un an, au sein de l'agence, elle réalisera divers projets de garderies et de résidences pour personnes âgées ainsi que le projet Habitations du chemin des Loups, douze maisons destinées à des familles à revenu modeste.

De retour au Québec, Anik Péloquin participera à plusieurs projets prestigieux, dont le réaménagement du parquet de la Bourse de Montréal, chez les architectes Charlebois Malo Péloquin. Ensuite, ce sera la rénovation du Musée régional de Rimouski: cette fois, Anik collaborera avec l'équipe de Dupuis Letourneux architectes. Puis chez Boutros Pratte, où elle fait partie des équipes concourantes pour l'élaboration du projet Faubourg Québec. «L'expérience des grands bureaux est très formatrice, elle donne la possibilité de toucher à tout», rappelle Anik. Forte de son expérience, elle fonde sa pratique privée en janvier 2000. Son projet d'aménagement de la boutique de lingerie Les Hauts et les Bas vaut à Anik Péloquin le grand prix du jury du prix Commerce Design Montréal 2001. Depuis, elle s'implique dans des projets tant résidentiels que commerciaux: «Je travaille sans idées préconçues, je n'ai jamais de "flash" en visitant un local. Je suis comme une éponge; j'absorbe, je regarde, les détails évidents apparaissent immédiatement. Puis, je commence à dessiner — je fais encore mes esquisses à la main —, c'est comme une espèce de labourage. Ensuite, comme par magie, tout se met en place.» C'est ça, la signature Anik Péloquin: pas de recette, pas d'automatismes, seulement une justesse d'intervention et le souci du détail.

Anik Péloquin
(514) 277-5157
 
 
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