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Italie - Et ce sera en famille

Un Noël à l’italienne avec les Fabrizio du restaurant Tre Marie

8 décembre 2012 | Martine Letarte | Alimentation
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Véritables festins où l’on déguste en famille des poissons, des pâtes, des viandes, sans oublier au dessert le panettone et les cannolis avec le vin qui coule à flots ; qui n’a jamais rêvé d’un Noël à l’italienne ? La famille Fabrizio, propriétaire du restaurant de cuisine typique italienne Tre Marie, dans la Petite Italie à Montréal, a accepté de partager avec les lecteurs du Devoir ses traditions de Noël.

«Noël, c’est un moment où nous restons en famille », déclare d’emblée Assunta Fabrizio, copropriétaire du restaurant avec sa soeur Mary, son frère Carmine, qui est chef, et leur cousin Mike. Fondatrice du restaurant en 1967, leur tante Rosina Fabrizio, 89 ans, vient encore régulièrement mettre la main à la pâte.


Toutefois, la semaine de Noël, il est hors de question de travailler. Les Fabrizio ferment leur restaurant pour festoyer en famille.


« Le restaurant est fermé dès le 24 décembre, et normalement, on rouvre le 2 janvier, affirme Assunta Fabrizio. C’est rare à Montréal de voir un restaurant fermer ses portes une semaine dans le temps des fêtes, mais nous faisons ça depuis le début et ça fonctionne. C’est un moment pour être en famille. »


Des poissons pour la veille de Noël


Le poisson est en vedette chez les Fabrizio la veille de Noël. Le 24 décembre, on commence souvent par mettre sur la table des grignotines : olives et zeppole di baccalà. « Nous aimons tellement le baccalà, la morue salée, qu’on en fait des beignets, explique Assunta Fabrizio. On en mange le 24 et le 25. »


Ensuite, c’est l’heure des spaghettis. « Dans notre région du sud de l’Italie, Avellino, près de Naples, les deux types de pâtes les plus populaires sont les spaghettis aux palourdes et les spaghettis aux anchois, mais pour satisfaire tout le monde, nous préparons aussi une sauce tomate », indique Carmine Fabrizio en déposant sur la table une assiette de cannolis, un mets traditionnel italien composé d’un petit tube de pâte farci de fromage.


Ensuite vient la traditionnelle morue salée.


« On a besoin de cinq jours pour dessaler la morue et on l’apprête de deux façons : frite et en salade avec des patates et du céleri, précise le chef. On fait aussi des crevettes, mais c’est moins traditionnel. »


« L’anguille est également très populaire dans notre région, ajoute Assunta Fabrizio. Nous les achetons vivantes, c’est ça le fun ! » Mais « les anguilles font peur aux enfants », explique le chef.


« Nous les nettoyons, nous les faisons frire et nous en gardons aussi dans le vinaigre. C’est un vrai délice », affirme celle qui a grandi au restaurant de sa tante avec ses frères et soeurs.


Et en guise d’accompagnement…


Bien sûr, ces petits plats mitonnés par les différents membres de la famille sont accompagnés de vin. « C’est accompagné de beaucoup de vin ! », précise Carmine Fabrizio. Prosecco, vin blanc, vin rouge : chacun y va de ses préférences.


À minuit, c’est le temps des présents. Un membre de la famille s’habille alors en père Noël et distribue les cadeaux aux petits et grands.


Ensuite vient le temps des desserts. « Le dessert le plus populaire est le panettone », affirme le chef. Les Fabrizio achètent ce pain brioché à base de fruits confits très long à préparer. « On met aussi sur la table des noix et des mandarines fraîches », ajoute Assunta Fabrizio.


Difficile de s’arrêter de manger dans un Noël à l’italienne, puisqu’après le dessert, on sort les marrons grillés au four.


La soirée se termine au petit matin.


À Noël, les viandes


Le jour de Noël, le festin recommence chez les Fabrizio. La famille se retrouve normalement dans une maison différente de la veille. « Nous préparons des pâtes fraîches maison comme des fusillis et des fettucines, précise Mme Fabrizio. Nous préparons aussi une sauce tomate et des viandes. »


« Il y a des boulettes de viande, des saucisses et du braciole, une tranche de boeuf qu’on roule avec des épices, du basilic, du persil, du parmesan, de l’ail et du prosciutto. Ça fait comme une bûche et on coupe des tranches qu’on mange avec les pâtes », explique le chef, dont la fille Alexandra travaille maintenant au restaurant familial.


On laisse à tout ça le temps de descendre, puis on sert la dinde farcie à l’italienne avec des oeufs, du fromage, du persil, du prosciutto.


« Nous servons beaucoup de légumes, entre autres des rapinis. Nous servons aussi des pommes de terre. Après la dinde, nous mettons sur la table des olives et du fenouil cru à l’huile d’olive », indique Assunta Fabrizio en précisant que, souvent, ils accueillent de la famille venue d’Italie à l’occasion des fêtes.


Pour le dessert, on ressort le panettone, les mandarines et les noix. « Chacun apporte quelque chose, précise Mme Fabrizio. Par exemple, puisque nous avons l’habitude de faire des cannolis au restaurant, nous en apportons. Une autre personne peut apporter des biscuits, ou un gâteau. Souvent, on va retrouver sur la table un dessert moderne, comme un gâteau au fromage ou une mousse au chocolat, mais on retrouve toujours les traditionnels. »


Puisque tous sont fatigués de la veille, la soirée se termine souvent autour de minuit.


Avant les fêtes au Tre Marie


Si vous avez envie de goûter à ces plats traditionnels italiens du temps des fêtes, prévoyez le coup !


Il y a plusieurs années, le restaurant Tre Marie servait un menu spécial de Noël au mois de décembre. « On ne le fait plus maintenant parce que la clientèle est moins traditionnelle qu’avant, affirme le chef. Elle est moins habituée aux plats comme le baccalà et le braciole. Il nous arrive d’en offrir tout de même un jour ou deux, ou encore, de préparer des menus traditionnels sur mesure. »


Il y a maintenant près de 20 ans que la deuxième génération a repris le Tre Marie. Pourquoi avoir choisi ce nom alors que la fondatrice s’appelle Rosina Fabrizio ?


« Mes grands-parents étaient commerçants et ils allaient chercher leurs produits comme le sucre et la farine dans la région des Abruzzes, raconte Assunta Fabrizio. Ils y allaient en famille, puisque ça leur prenait la journée, et ils mangeaient toujours à la cantine Tre Marie. »


« Lorsque ma tante a acheté ici, c’était le casse-croûte Chez Yolande, où on servait des hot-dogs, ajoute le chef. Elle ne connaissait rien à ça, donc elle a commencé à faire des spaghettis et elle a décidé d’appeler son restaurant Tre Marie comme en Italie. »


« D’ailleurs, indique Assunta Fabrizio, le restaurant Tre Marie existe toujours en Italie. »


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