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Noël en rouge et blanc

Saveurs du monde, certes! Mais comment les bien arroser? Enfin des réponses!

8 décembre 2012 | Jean Aubry | Alimentation

Alsace


Foie gras d’oie, choucroute, kugelhof, flammekueche, coq au riesling, mais aussi, riesling, pinot gris, gewurztraminer et autres folies muscatées n’attendent jamais Noël pour régaler le quotidien. La preuve ? Ce Riesling 2010 de la maison familiale Trimbach (19,55 $ - 11305547), histoire de bien mouiller la bouche, un blanc sec bien droit et bien net, aromatique à souhait, gai comme un nain de jardin, mais aussi sérieux qu’un pape avant la messe. Éclat, vivacité, tension et sapidité : tout y est.



Votre fromage munster est mal accompagné ? Gewurztraminer 2009, Clos Saint Saint Urbain Rangen de Thann G.C., Domaine Zind Humbrecht, Alsace, France (66 $ - 11566624) : un monument. Simplement, un monument. Avec cette autorité du terroir qui s’impose rapidement, au nez comme en bouche, flirtant avec le sec, mais suggérant le doux sans pour autant tomber dans le panneau, articulé comme un lanceur de javelot, mais avec la force d’un jaguar fondant sur sa proie, essayant sans cesse de partager l’essence même du gewurztraminer avec les rebondissements telluriques d’un terroir qui ne dépose jamais les armes. Grand vin, simplement. Trop cher ? Optez alors pour le classique Gewurztraminer 2010 de chez Léon Beyer (24,35 $ - 978577).


Portugal


Pensez déjà au gras cochon de lait embroché au-dessus des braises (leitão), lui-même largement arrosé pour la soif d’un Bairrada rouge et vigoureux, très persuasif pour « couper dans le gras » de l’animal en question, et vous avez déjà une petite idée du plaisir simple, rustique mais vrai de la gastronomie locale. Chaleureux Portugal ! Pas compliqué, mais tout de même capable de profondeur dans ses vins.


Démarrez, en blanc, avec ce Dao Ponte Pedrinha 2010 (13,90 $ - 10760492) aux flaveurs pleines et entières, avant de poursuivre sur cet Arinto Prova 2010 en appellation Bucelas (15 $ - 11156271), à la fois léger, vif et élancé, tout en le comparant avec ce Branco da Gaivosa 2010 du Douro d’une exquise plénitude fruitée. Encore soif ? Tâtez de ce cépage encruzado dans le millésime 2010 en Dao à la Quinta dos Roques (20,85 $ - 903260) pour terminer sur deux rouges : Duas Quintas 2010 de la maison Ramos-Pinto (16,60 $ - 10237458 ) et Cedro do Noval 2008 d’une rare qualité pour le petit prix exigé de 23,55 $ (10758288).


Italie


On pourrait résumer le bonheur à un plat de pâtes simplement mitonné à la sauce tomate. La sauce ? De la tomate subtilement relevée d’une pointe de sel et de graines de fenouil. Une forme de simplicité volontaire alimentaire pour fourchette zen grattant le fond d’une assiette vide en échange d’un ventre plein. C’est ça, l’Italie : saveurs essentielles servies sans chichis.


Comme pour ses vins. Côté mousse, ce Crede Bisol en appellation Prosecco di Valdobbiadene (18,90 $ - 10839168), par exemple, subtil, festif et caressant à souhait, ou encore, en nettement plus racé, pour ne pas dire détaillé, ce Montenisa Dizero Brut Blanc de Blancs d’appellation Franciacorta (45,75 $ - 11355528) soutenant la comparaison avec un grand champagne côté panache, parfaitement sec, long en bouche. En rouge, et parce que ce n’est pas Noël tous les jours, ce Sarde Tanca Farra 2007 de la maison Sella Mosca (22,80 $ - 11097371), fascinant par l’exotisme dégagé, sa trame fruitée épicée soutenue, sa finale réglissée, ou encore ce monument fruité, solide comme un roc mais émouvant comme un cerisier en fleurs au printemps : Amarone della Valpolicella Classico 2008 de la maison familiale Tedeschi (40,75 $ - 522763). Rouge puissant mais élégant, au moelleux profond de cerise mûre, parfaitement à l’aise sur une daube ou des pépites de parmigiano reggiano.


Grèce


Qui dit Grèce dit poisson. Il n’y a d’ailleurs personne pour l’apprêter mieux qu’un Grec. Rien ne l’« arête ». Et les vins grecs n’ont plus aujourd’hui cette image de blancs lourds oxydatifs et résinés ou de rouges anguleux, cassants et irritables tout juste capables de faire fondre les moussakas même les plus redoutables. C’est qu’ils ont pris de la hauteur, gagné en précision et traduit avec plus de précision encore cette nécessaire adéquation entre cépage et terroir.


Ici, les cépages malagousia, athiri, assyrtiko, roditis, robola, laghorti et autres moscofilero en blanc complètent les xinomavro, mavrodaphne, avgoustiatis et agiorgitiko en rouge en produisant une batterie de vins non seulement originaux, mais aussi formidablement digestes en raison de leur troublante sapidité. Pensons, en blanc, au Moschofilero 2001 Mantinia de Boutari (13,95 $ - 11101819), au Moscofilero 2011 Tselepos Mantinia (17,95 $ - 11097485), au Savatiano 2001 du Domaine Papagiannakos (15,40 $ - 11097451) ou encore, en rouge, au Tsantali Réserve 2008 de Rapsani (17,50 $ - 741579), à l’Agiorgitiko 2009 de chez Driopi (19,15 $ - 10701311), au Ramnista 2008 Kir Yianni en appellation Naoussa (20,15 $ - 11370517), ou encore, au Domaine Gerovassiliou 2007, Vin de Pays d’Epanomi (23,95 $ - 10248931)


Québec


Il y a nos vins d’ici, plus consistants au fil des millésimes, sans autre prétention que de plaire encore une fois… simplement. Les produits lauréats 2012 dévoilés le 30 novembre dernier lors de la Fête des Vins du Québec en témoignent.


Que dire, en blanc, de ce saisissant Vidal 2011 du Domaine Les Bromes (18,30 $ - 10522540), vivace, de belle constitution fruitée ; cette Cuvée Charlotte 2011 de la même maison (17,15 $ - 11106661) au croquant de textures et à l’équilibre mesuré ; cet autre Prémices d’Automne des Artisans du Terroir au profil élégant, substantiel, équilibré d’une touche boisée fine ; ce magnifique Riesling 2011 du Domaine des Côtes d’Ardoise, un blanc d’excellente tenue, plutôt sec, avec cette trame vivace, presque minérale.


Côté rouge, pas d’hésitations. Il y a ici fraîcheur, fruit et équilibre. Pensons à la Cuvée William 2011 (15,20 $ - 743989) ou à la Cuvée Julien 2011 du Domaine Les Bromes (16,60 $ - 10680118). Que dire de l’apéro ? Cet Orpailleur Brut qu’il vous faudra dénicher sur place ou aux différents marchés locaux, un mousseux peu dosé, énergique, d’une somptueuse présence fruitée. Extra ! Enfin, les becs sucrés imbibés de pouding chômeur trouveront avec les vins de glace 2010 du Domaine St-Jacques (32,25 $ les 20 cl - 11506331) et 2009 du Vignoble du Marathonien (54,25 $ les 375 cl - 11398317) matière à émouvoir pupilles et papilles.

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