Du rat des champs au rat des villes
Cette mode, ou tendance, s’apparente aussi à un engagement social à l’égard de l’environnement. On cultive sur 50 mètres carrés son pied de tomates et ses fines herbes en s’imaginant un instant être un gentleman farmer.
La démocratisation du jardinage, une prolifération de revues spécialisées sur le sujet, de plus en plus de variétés et de semences disponibles dans les commerces et de clubs de botanique ont réveillé le jardinier urbain qui sommeille en chacun de nous.
Les marchés en ville
Dans le même ordre d’idée, on constate dans tout le Québec un accroissement des marchés urbains. Tous les arrondissements ou quartiers veulent avoir leur marché public. On ne parle plus seulement des grands marchés que sont Jean- Talon ou Atwater à Montréal, mais bien d’une tendance dynamique en croissance qui ramène d’une certaine façon la campagne à la ville.
Cette tendance rassure le consommateur, qui accepte souvent de payer un peu plus cher pour savourer l’été plus longtemps. La semaine dernière, la Ville de Longueuil inaugurait son tout nouveau marché en présence de la mairesse Caroline St-Hilaire. Il sera ouvert jusqu’au 31 octobre. Selon Mme St-Hilaire, le marché est un haut lieu de rassemblement et d’échanges entre les commerçants et le public. Il permet également à un grand nombre de consommateurs de se donner bonne conscience en achetant des produits locaux et saisonniers.
Et les fleurs ne sont pas en reste. C’est aussi pour cela que les supermarchés livrent une concurrence féroce aux marchés et aux jardineries, qui vendent leurs produits sous les prix coûtants pour attirer une clientèle qui sinon leur échappe.
De la terre à l’assiette
Jean Soulard, chef au Château Frontenac de Québec, et Olivier Perret, chef au Sofitel de Montréal, ont vite compris l’importance de miser sur l’aspect vert, le jardin de proximité et les produits frais. Ils cultivent pour leurs clients un jardin urbain de fines herbes et de quelques autres produits, toutefois insuffisants pour répondre aux besoins complets des établissements. Mais la formule donne une image de cuisine fraîcheur.
Les dirigeants de l’hôtel Sofitel ont sollicité les conseils du jardinier et professeur retraité Jean-Claude Vigor. Grâce à des bacs de bois judicieusement agencés et à un système très simple d’irrigation, ce jardin urbain permettra d’obtenir jusqu’à la fin d’octobre une grande variété de plantes et de fines herbes protégées de la pollution par des treillis de verdure. Une nouvelle façon, selon Jean-Claude Vigor, d’amener la campagne à la ville, qui témoigne aussi du respect pour l’agriculture.
On constate par les deux cas cités plus haut, et par de nombreux autres, ce changement dans les moeurs alimentaires dont nous parlons souvent. Les consommateurs redécouvrent aujourd’hui ce qu’ils ont longtemps boudé. Partout, et spécialement en Europe et en Amérique du Nord, on se réapproprie les légumes. De là à imaginer que tous peuvent avoir leur potager, il y a tout de même une marge.
On assiste actuellement à une nouvelle ère du jardinage, celle de la génération des baby-boomers qui prend désormais le temps de faire du vélo, de jardiner, et qui promeut une nouvelle vision de l’agrojardin. Durant plusieurs mois, le rat des champs se rend en ville pour célébrer l’été. Une chose est certaine, il s’installe pour de bon.
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BIBLIOSCOPIE
Tout cru
Mon carnet de recettes
Adèle Hugot
Éditions Stéphane Bachès
France, 2012, 63 pages
On a volontairement donné à ce livre de recettes l’aspect d’un vieux cahier scolaire : ses pages sont jaunies et l’écriture rappelle celle de la petite école. Le livre propose une soixantaine de recettes qui mettent en avant les produits crus. On aime cet ouvrage pour l’été, et ses recettes sont assez originales.
DÉCOUVERTE
Fruits surgelés et chocolat
Il s’agit de petits fruits vendus sous la marque Moov, comme les fraises et les framboises, enrobés de chocolat. Ils permettent d’attendre la Saint-Jean, date à laquelle sortent en principe les petits fruits d’ici.
Vendus en format de 227 grammes, au prix de 6 $ environ, dans les grandes chaînes d’alimentation. Il suffit de quelques minutes pour dégeler le tout avant de servir.
La fête de la bière
Boréale lance sur le marché deux nouvelles bières sous le nom de « Cuvée Borale » : une aux (vraies) pommes et aux canneberges et une aux (vrais) bleuets sauvages.
Deux produits très intéressants qui témoignent de la qualité qu’offre Boréal à sa clientèle depuis plusieurs années. Format de 347 ml avec 5 % d’alcool. En vente partout.











