Café - De l'arbre à la tasse, chez Pikolo Espresso
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Les clients du Pikolo peuvent suivre la confection de leur boisson grâce au plan de travail ouvert tout en observant les plants de café disposés sur le comptoir.
Petit café situé à quelques pas de l'angle de la rue Sherbrooke et de l'avenue du Parc, Pikolo est né d'une passion, et le contenu des tasses qui y sont servies en témoigne. Exploration dans l'antithèse des McCafés.
«Mon but, ce n'est pas de vendre le plus de café possible, je veux plutôt m'assurer que chaque espresso soit tiré à sa juste valeur», explique Marie-Ève Laroche, la femme derrière Pikolo. La course aux profits perd de son importance dans cette quête de la qualité, dans l'élaboration d'un vrai bon café.
La mission de la jeune propriétaire est double: servir chaque dose de caféine dans les règles de l'art, mais aussi informer ses clients du chemin parcouru par le grain avant de se transformer en latte ou en double shot bien serré. D'où les petits plants de café déposés ici et là, même sur le logo de l'endroit: «L'arbre a une signification importante: c'est le retour aux sources, c'est la simplicité dans le respect des standards de qualité.» La première étape pour informer? Piquer la curiosité.
Les clients sont témoins de la préparation de leur café, car le plan de travail est ouvert; ils ont ainsi l'occasion de questionner le barista qui s'affaire derrière la machine.
Café et beaujolais, même combat
Le climat, le pays, la manière de torréfier, tout a un impact sur le goût du café, sur l'équilibre recherché entre amertume et acidité. A-t-elle trouvé le secret du café parfait? «Ça n'existe pas. C'est comme pour le vin! Un merlot n'est pas meilleur qu'un beaujolais, ça dépend des goûts, explique-t-elle. Et le plus beau, c'est que ce n'est pas nécessairement une question de prix: un latte chez Pikolo coûte moins cher qu'au Starbucks.
«Le café est une science, c'est une question de balance», précise la proprio. Pour comprendre au-delà de la théorie, elle a travaillé dans des plantations en Australie avant d'aller parfaire son art dans plusieurs coffee shops renommés à Sydney. Le sérieux de sa recherche s'inscrit également dans l'ambiance qui règne chez Pikolo, autant dans le choix de l'endroit que dans son essence même.
Le retour aux sources est palpable dans la revitalisation de cette ancienne tabagie située dans un immeuble vieux de 130 ans. Marie-Ève Laroche a redoré le charme d'antan, ramenant le mur de brique d'origine, alignant de vieilles lampes et des chaises en bois dans un look à mi-chemin entre l'industriel et le vintage chic.
À proximité de McGill, la propriétaire n'a pas eu le choix d'offrir le Wi-Fi gratuit, mais elle déplore l'isolement que procure cette connexion Internet. «On vit en société et on l'oublie trop souvent! Pikolo, c'est petit et indépendant. En découlent un esprit de communauté et une énergie positive.»
L'amour du travail bien fait se traduit par un coeur qui flotte dans la mousse du latte que Marie-Ève dessine habilement, expliquant avec précision les temps requis et les quantités nécessaires pour libérer toute la saveur d'un bon kawa.
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Collaboration spéciale
«Mon but, ce n'est pas de vendre le plus de café possible, je veux plutôt m'assurer que chaque espresso soit tiré à sa juste valeur», explique Marie-Ève Laroche, la femme derrière Pikolo. La course aux profits perd de son importance dans cette quête de la qualité, dans l'élaboration d'un vrai bon café.
La mission de la jeune propriétaire est double: servir chaque dose de caféine dans les règles de l'art, mais aussi informer ses clients du chemin parcouru par le grain avant de se transformer en latte ou en double shot bien serré. D'où les petits plants de café déposés ici et là, même sur le logo de l'endroit: «L'arbre a une signification importante: c'est le retour aux sources, c'est la simplicité dans le respect des standards de qualité.» La première étape pour informer? Piquer la curiosité.
Les clients sont témoins de la préparation de leur café, car le plan de travail est ouvert; ils ont ainsi l'occasion de questionner le barista qui s'affaire derrière la machine.
Café et beaujolais, même combat
Le climat, le pays, la manière de torréfier, tout a un impact sur le goût du café, sur l'équilibre recherché entre amertume et acidité. A-t-elle trouvé le secret du café parfait? «Ça n'existe pas. C'est comme pour le vin! Un merlot n'est pas meilleur qu'un beaujolais, ça dépend des goûts, explique-t-elle. Et le plus beau, c'est que ce n'est pas nécessairement une question de prix: un latte chez Pikolo coûte moins cher qu'au Starbucks.
«Le café est une science, c'est une question de balance», précise la proprio. Pour comprendre au-delà de la théorie, elle a travaillé dans des plantations en Australie avant d'aller parfaire son art dans plusieurs coffee shops renommés à Sydney. Le sérieux de sa recherche s'inscrit également dans l'ambiance qui règne chez Pikolo, autant dans le choix de l'endroit que dans son essence même.
Le retour aux sources est palpable dans la revitalisation de cette ancienne tabagie située dans un immeuble vieux de 130 ans. Marie-Ève Laroche a redoré le charme d'antan, ramenant le mur de brique d'origine, alignant de vieilles lampes et des chaises en bois dans un look à mi-chemin entre l'industriel et le vintage chic.
À proximité de McGill, la propriétaire n'a pas eu le choix d'offrir le Wi-Fi gratuit, mais elle déplore l'isolement que procure cette connexion Internet. «On vit en société et on l'oublie trop souvent! Pikolo, c'est petit et indépendant. En découlent un esprit de communauté et une énergie positive.»
L'amour du travail bien fait se traduit par un coeur qui flotte dans la mousse du latte que Marie-Ève dessine habilement, expliquant avec précision les temps requis et les quantités nécessaires pour libérer toute la saveur d'un bon kawa.
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