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Café - De l'arbre à la tasse, chez Pikolo Espresso

Véronique Voyer   10 décembre 2011  Alimentation
Les clients du Pikolo peuvent suivre la confection de leur boisson grâce au plan de travail ouvert tout en observant les plants de café disposés sur le comptoir.<br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Les clients du Pikolo peuvent suivre la confection de leur boisson grâce au plan de travail ouvert tout en observant les plants de café disposés sur le comptoir.
Petit café situé à quelques pas de l'angle de la rue Sherbrooke et de l'avenue du Parc, Pikolo est né d'une passion, et le contenu des tasses qui y sont servies en témoigne. Exploration dans l'antithèse des McCafés.

«Mon but, ce n'est pas de vendre le plus de café possible, je veux plutôt m'assurer que chaque espresso soit tiré à sa juste valeur», explique Marie-Ève Laroche, la femme derrière Pikolo. La course aux profits perd de son importance dans cette quête de la qualité, dans l'élaboration d'un vrai bon café.

La mission de la jeune propriétaire est double: servir chaque dose de caféine dans les règles de l'art, mais aussi informer ses clients du chemin parcouru par le grain avant de se transformer en latte ou en double shot bien serré. D'où les petits plants de café déposés ici et là, même sur le logo de l'endroit: «L'arbre a une signification importante: c'est le retour aux sources, c'est la simplicité dans le respect des standards de qualité.» La première étape pour informer? Piquer la curiosité.

Les clients sont témoins de la préparation de leur café, car le plan de travail est ouvert; ils ont ainsi l'occasion de questionner le barista qui s'affaire derrière la machine.

Café et beaujolais, même combat

Le climat, le pays, la manière de torréfier, tout a un impact sur le goût du café, sur l'équilibre recherché entre amertume et acidité. A-t-elle trouvé le secret du café parfait? «Ça n'existe pas. C'est comme pour le vin! Un merlot n'est pas meilleur qu'un beaujolais, ça dépend des goûts, explique-t-elle. Et le plus beau, c'est que ce n'est pas nécessairement une question de prix: un latte chez Pikolo coûte moins cher qu'au Starbucks.

«Le café est une science, c'est une question de balance», précise la proprio. Pour comprendre au-delà de la théorie, elle a travaillé dans des plantations en Australie avant d'aller parfaire son art dans plusieurs coffee shops renommés à Sydney. Le sérieux de sa recherche s'inscrit également dans l'ambiance qui règne chez Pikolo, autant dans le choix de l'endroit que dans son essence même.

Le retour aux sources est palpable dans la revitalisation de cette ancienne tabagie située dans un immeuble vieux de 130 ans. Marie-Ève Laroche a redoré le charme d'antan, ramenant le mur de brique d'origine, alignant de vieilles lampes et des chaises en bois dans un look à mi-chemin entre l'industriel et le vintage chic.

À proximité de McGill, la propriétaire n'a pas eu le choix d'offrir le Wi-Fi gratuit, mais elle déplore l'isolement que procure cette connexion Internet. «On vit en société et on l'oublie trop souvent! Pikolo, c'est petit et indépendant. En découlent un esprit de communauté et une énergie positive.»

L'amour du travail bien fait se traduit par un coeur qui flotte dans la mousse du latte que Marie-Ève dessine habilement, expliquant avec précision les temps requis et les quantités nécessaires pour libérer toute la saveur d'un bon kawa.

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  • luc villeneuve - Inscrit
    13 décembre 2011 11 h 02
    Espresso tiré a sa juste valeur ?
    J'ai lu avec intéret votre article samedi dernier dans LeDevoir, et comme je passe en bus devant le café j'attendait le moment d'essayé ce café qui me semblait intéressant. Voila j'y suis allez ce matin mardi le 13dec. et bien la préposé était partagé de me servir et de donné des instructions au ''préposé barista'' vert comme le café au naturel...
    elle ma répondu que ici on ne fait que l'allongé double ? et pas convaincu j'ai commandé pour emporté. J'ai payé $2.69 taxe soit $2.99, je ne fait jamais d'affaire avec le prix d'un café si il est livré tel que commandé et bon comme il se doit. Il m'a été servi dans une tasse et non pour emporté (confusion entre la préposée et l'apprenti barsita ? ce que j'ai pu comprendre et la préposée a ajouté non a mon attention mais au barista il va s'assoir et le prendre ici ?. Le café que l'on ma servi était un espresso double...sic J'avait lu dans un autre article que ce café achetait le café d'une cie qui ne vend que du tres tres bon café mais le hic c'est que il vient de l'ouest canadien (tout le transport inc) voila comment aujourd'hui on prétend faire mieux que l'autre. J'ai mes café ici dans Montréal et non Pikolo ne sera pas une découverte pour moi. Salutations Luc Villeneuve (Mile end)
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  • Genevieve Cabana-Proulx - Inscrite
    6 janvier 2012 10 h 13
    Ma découverte 2011
    Coup de coeur!

    Ce petit bijou de café à été pour moi en 2011, ma plus belle découverte pour une nouvelle entreprise montréalaise. Je ne peux plus m'en passer! Je recevais une pluie de commentaires positifs depuis septembre, et je devais de m'empresser d'y accourir. Mes attentes furent nettement dépassées!
    Tant par le décor invitant que par l'odeur du pain aux bananes maison qui cuisait lentement dans le four, enivrant toute la pièce. Tant par la passion contagieuse de la jeune et dynamique propriétaire que par ce pikolo latté, réussit à la perfection, que je n'avais pas eu la chance de goûter dans aucun autre établissement à Montréal. Ayant vécu en Italie et en Australie, j'avais du mal à trouver un endroit, à Montréal, où l'on respectait autant le savoir-faire du métier de barista et qui rendait aussi bien hommage à tout le travail qui se passe du grain de café à notre tasse. C'est fait j'ai trouvé! Merci à Marie-Ève Laroche pour son courage et sa détermination, ainsi qu'à toute l'équipe du Pikolo de participer à mes débuts de journée d'une façon si merveilleusement caféinée!

    Une cliente comblée
    Geneviève

    Bonne continuation!
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