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Marché de Lachine - Des trésors bien gardés

3 décembre 2011 | Anne-Laure Jeanson | Alimentation
Le marché de Lachine est le plus petit de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal. Mais c'est le plus ancien de tous. En 1845, un citoyen céda une partie de ses terres à cette fin. Il déménagea rue Notre-Dame, son site actuel, en 1909.

Il y a sept ans, à la suite d'importants travaux, une de ses ailes a été couverte, permettant à une fromagerie-épicerie fine et à un marchand de légumes de venir s'y installer à l'année.

Raymond Ferland gère la Fromagerie Atwater de Lachine depuis trois ans. Il n'a pas oublié la fin de semaine de l'ouverture du magasin, en 2008. C'était en pleine crise de la listériose. «Ils sont rentrés le matin et ils ont tout pris. C'était un départ fulgurant, mais on est encore là», raconte-t-il en riant.

Vins et fromages


Il arrive que des clients se présentent avec une bouteille de vin et demandent à être conseillés à propos d'un fromage pour l'accompagner. «La Sauvagine et le chardonnay, c'est un assemblage de rêve», commente le fromager. Avec le Riopelle, je propose un pinot noir légèrement fruité. Pour les vins rouges, je suggère des produits comme le Victor et Bertold ou Alfred Le Fermier.»

D'autres produits, comme la gelée aux poivrons rouges, se marient très bien avec un Paillot de chèvre ou un chèvre cendré du Témiscouata comme le Grey Owl.

Sur son présentoir, ce n'est pas la variété qui manque. Au total, on retrouve 80 fromages artisanaux du Québec. «Le Louis d'or est très populaire et difficile à avoir, parce qu'il a été primé à maintes reprises», note M. Ferland. Pour le temps des Fêtes, il recevra de l'Europe du brie aux truffes et du Mont d'or.

Pâtisserie provençale


Non loin de là, la pâtisserie Marius et Fanny mélange la Provence et le Québec dans des gourmandises aux aspects plus qu'alléchants. «C'est une aventure en hommage aux films de Marcel Pagnol et à la Provence», raconte le propriétaire, Marc Chiecchio.

Né à Grasse, il sème depuis 35 ans son parfum à Montréal, sans avoir perdu un iota de l'accent du Midi. En 2002, il ouvre sa première boutique à Sainte-Dorothée, à Laval. En 2005, il inaugure une succursale au marché de Lachine, puis une autre rue Saint-Denis, à Montréal. Aujourd'hui, 50 personnes oeuvrent à ses côtés, notamment son chocolatier, devenu depuis son gendre.

Chaque année, Marius et Fanny présentent leurs menus des Fêtes dans un livret de Noël, disponible en magasin. «On a remis à jour toute notre panoplie de bûches, autant dans le look que dans les saveurs», indique M. Chiecchio.

Deux nouvelles bûches allient tradition et nouveauté: la bûche au thé Earl Grey, avec une mousse au chocolat au lait et citron vert, et la bûche au noyau moka et crème de Baileys. Dans sa recette provençale, il associe coeur de nougat de Montélimar (fait maison) à un biscuit chocolat 70 % et à une mousse au chocolat à la lavande.

M. Chiecchio adapte son savoir en ajoutant des produits québécois. Son nougat canneberge, bleuet et sirop d'érable remporte, selon ses dires, un bon succès.

Le pâtissier, traiteur et confiseur propose également toute une gamme de mets salés, à commencer par sa dinde de grain farcie aux marrons et aux canneberges et cuite dans le four du boulanger. Car, depuis un mois, l'entrepreneur fabrique le pain Marius à base de farine biologique intégrale, de seigle et levain au miel de lavande.

Paniers-cadeaux

La fromagerie propose aussi quelques gâteries, comme des panettones aux marrons glacés et des chocolats de Christophe Morel. «On fait beaucoup de paniers-cadeaux. De nombreux professeurs seront comblés dans la région», pense Raymond Ferland.

Une multitude d'articles d'épicerie fine, comme de la charcuterie, de l'huile aromatisée à la truffe blanche et noire, du vinaigre vieilli en fût d'érable ou de la confiture au basilic sucré et aux fraises, sont disposés sur ses étals. «Je fais affaire avec beaucoup de producteurs régionaux. Quand c'est possible, je mets l'accent sur les produits québécois», indique-t-il.

Un projet d'agrandissement va lui permettre de gagner 400 pieds carrés. La boutique offrira d'autres produits, comme de la bière des microbrasseries québécoises. Cela est rendu possible par l'arrivée d'un nouveau marchand de légumes, Cédérick Jasmin, 23 ans. «Je suis la quatrième génération dans les fruits et légumes. On peut dire que j'ai eu la piqûre familiale», déclare-t-il.

Le jeune homme vient d'acheter un sapin de Noël. Il va bientôt faire des paniers de Noël avec des petits fruits et des figues. En plus des produits frais, il offre des confiseries de la Chocolaterie du Vieux-Beloeil, notamment son chocolat noir au porto et caramel.

«J'aime beaucoup le contact avec le public. C'est une job spontanée, il faut savoir s'ajuster. Les prix augmentent un peu en période de Noël. Sinon, ça se maintient d'une année sur l'autre», note-t-il.

***

Collaboratrice du Devoir
 
 
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