Festins des Fêtes
Et si c'était Noël. Un matin à 7 heures, chez les Ménard, dans la famille du chef du Manoir Hovey: «Les enfants arrivent et on ouvre les cadeaux. Ensuite, on met la tourtière au four, on se fait un petit café brandy, puis, à 10h30, je pars travailler tandis qu'eux continuent de fêter. Notre véritable souper de Noël, on le remet à plus tard. Ce n'est pas la date qui est importante, c'est d'être ensemble.»
Et si c'était avant Noël, dans ces jours agités, où tout se court à la fois, tout ce qu'il faut pour une table à garnir et un sapin à décorer et à fournir en cadeaux de toutes sortes. «Les gens sont très insécures pendant Noël. Ils ne cuisinent plus, alors il faut les accompagner beaucoup, leur dire qu'avec un produit de qualité ils ne peuvent pas manquer leur coup»: ainsi se voudra rassurant Michel Boulais, le propriétaire de la boucherie traiteur Prince noir, qui a installé ses quartiers au marché Jean-Talon.
Noël est à nos portes. Et ce temps, qu'il y ait ou non récession dans l'air, se veut un moment de réjouissances. Une fois l'an, les sourires s'affichent, comme obligatoires, comme un temps de paix et de sérénité.
Tour de ville
Montréal a un réseau de marchés publics où, saison après saison, jours de neige, de pluie ou de soleil, il y a, face aux étals, ces gens qui se promènent paniers à la main et gourmandises dans le regard, avec, devant eux, ces maraîchers, bouchers et autres spécialistes venus des campagnes qui leur font offre de fromages, légumes et autres produits tentants: «Je vous le découpe ce bison ?» ou «Tenez, goûtez ce fromage d'ici, vous m'en donnerez des nouvelles !»
Car il y a de la campagne à la ville, qu'on soit à Atwater, Jean-Talon, Maisonneuve ou Lachine. Et aux produits affichés se collent d'autres images: celles d'un temps passé où produits de la ferme et souvenirs de maisons familiales s'associent. Comme par nécessité ou plaisir connu ou raconté.
Tour de régions
Et là où hier, au Québec, c'était simple campagne se retrouve tout un réseau de bonnes tables. En Cantons-de-l'Est, en Témiscouata, au Saguenay comme en Charlevoix, dans le décor champêtre se glissent maintenant des restaurants dont les chefs ont souci de bonnes tables et, surtout, réinventent la cuisine traditionnelle.
Aurait-on mis dans un passé récent un magret sur une table de Noël? Aurait-on même osé retoucher la recette de la grand-mère au moment de faire tourtière ou de façonner la tarte au sucre ? Sans doute pas. Mais, avant de dénoncer les «iconoclastes», allez goûter pour voir et savoir.
Et aux «Joyeux Noël» qui s'échangeront s'ajouteront ainsi les remerciements pour des festins réussis.
Et si c'était avant Noël, dans ces jours agités, où tout se court à la fois, tout ce qu'il faut pour une table à garnir et un sapin à décorer et à fournir en cadeaux de toutes sortes. «Les gens sont très insécures pendant Noël. Ils ne cuisinent plus, alors il faut les accompagner beaucoup, leur dire qu'avec un produit de qualité ils ne peuvent pas manquer leur coup»: ainsi se voudra rassurant Michel Boulais, le propriétaire de la boucherie traiteur Prince noir, qui a installé ses quartiers au marché Jean-Talon.
Noël est à nos portes. Et ce temps, qu'il y ait ou non récession dans l'air, se veut un moment de réjouissances. Une fois l'an, les sourires s'affichent, comme obligatoires, comme un temps de paix et de sérénité.
Tour de ville
Montréal a un réseau de marchés publics où, saison après saison, jours de neige, de pluie ou de soleil, il y a, face aux étals, ces gens qui se promènent paniers à la main et gourmandises dans le regard, avec, devant eux, ces maraîchers, bouchers et autres spécialistes venus des campagnes qui leur font offre de fromages, légumes et autres produits tentants: «Je vous le découpe ce bison ?» ou «Tenez, goûtez ce fromage d'ici, vous m'en donnerez des nouvelles !»
Car il y a de la campagne à la ville, qu'on soit à Atwater, Jean-Talon, Maisonneuve ou Lachine. Et aux produits affichés se collent d'autres images: celles d'un temps passé où produits de la ferme et souvenirs de maisons familiales s'associent. Comme par nécessité ou plaisir connu ou raconté.
Tour de régions
Et là où hier, au Québec, c'était simple campagne se retrouve tout un réseau de bonnes tables. En Cantons-de-l'Est, en Témiscouata, au Saguenay comme en Charlevoix, dans le décor champêtre se glissent maintenant des restaurants dont les chefs ont souci de bonnes tables et, surtout, réinventent la cuisine traditionnelle.
Aurait-on mis dans un passé récent un magret sur une table de Noël? Aurait-on même osé retoucher la recette de la grand-mère au moment de faire tourtière ou de façonner la tarte au sucre ? Sans doute pas. Mais, avant de dénoncer les «iconoclastes», allez goûter pour voir et savoir.
Et aux «Joyeux Noël» qui s'échangeront s'ajouteront ainsi les remerciements pour des festins réussis.







