Les fromages artisanaux de Fromages CDA
Fondée en 2006, l'entreprise Fromages CDA s'est donné pour mission de faire connaître les fromages artisanaux du Québec. Aujourd'hui, Fromages CDA représente 18 fromagers artisanaux et leurs produits auprès de détaillants alimentaires québécois, canadiens et même américains. Ainsi, chaque mois, Fromages CDA distribue environ 60 000 kilos de fromage à ses quelque 1200 clients.
«On ne se perçoit pas comme un simple distributeur de fromage, mais plutôt comme un agent de commecialisation, précise Daniel Allard, fondateur et président de Fromages CDA. Notre but n'est pas uniquement de faire des profits. Évidemment, nous en faisons, mais notre but est surtout de valoriser les artisans fromagers et leurs produits. Pour nous, chaque fromager et chaque fromage ont leur importance et nous tissons des liens personnels avec chacun de nos fromagers.»
Parmi les fromageries représentées par Fromages CDA, certaines ont une bonne taille, comme la Fromagerie Abbaye Saint-Benoît ou la Fromagerie Frizt Kaiser, qui produisent plusieurs types de fromages et sont par conséquent plus connues du grand public; d'autres sont plus petites, comme la Fromagerie La Vache à Maillotte, qui n'a qu'un seul produit, l'Allegretto, un fromage au lait cru de brebis.
Présence sur les étals des détaillants
Le goût des Québécois pour les fromages fins est relativement récent et s'est principalement formé au contact des fromages européens, notamment français, importés au Québec. Mais ce goût des fromages fins a aussi permis l'émergence d'une industrie fromagère artisanale québécoise qui, en peu de temps, a fait des progrès prodigieux. Aujourd'hui, les fromages artisanaux québécois rivalisent de finesse et de qualité avec les produits d'importation. À preuve, on les trouve de plus en plus facilement sur les étals de divers types de détaillants. «Nous distribuons environ 50 % des fromages que nous représentons dans les grandes chaînes, 35 % dans les boutiques spécialisées et 15 % dans les restaurants et les hôtels.»
La stratégie commerciale de Fromages CDA varie selon le créneau de distribution et selon la volonté et la capacité du fromager. «Par exemple, si l'on veut distribuer un produit dans une grande chaîne alimentaire, le fromager doit être en mesure de fournir un certain volume, mais il doit surtout être en mesure d'assurer la stabilité de l'approvisionnement et la qualité du produit. Ce n'est pas un créneau qui convient à tous les fromagers; certains n'en ont pas les moyens et d'autres n'en ont pas envie. De plus, en chaîne alimentaire, le fromage doit parler de lui-même. L'emballage, le nom du fromage et l'allure de celui-ci doivent être parfaits si l'on veut attirer l'oeil du consommateur, car il n'y a personne qui vend le fromage.»
Tout le contraire des boutiques spécialisées. «Dans les boutiques, le service est personnalisé. S'il y a une tache sur la croûte du fromage, le vendeur va expliquer au consommateur pourquoi. Le vendeur va même lui faire goûter un autre fromage s'il croit que ce dernier pourrait l'intéresser.
Par exemple, des boutiques comme Hamel ont grandement contribué à faire connaître les fromages artisanaux québécois auprès de leur clientèle.»
Le secteur de la restauration est plus récent. «C'est un secteur difficile et plus long à pénétrer. Je me suis associé à des distributeurs alimentaires spécialisés en hôtellerie pour faire entrer mes fromages sur les tables des restaurants et des hôtels.»
Marché québécois
Le marché québécois est le premier marché visé par Fromages CDA. Et bien que la présence des fromages québécois soit maintenant assurée, il y a encore beaucoup à faire pour qu'ils occupent leur juste part du marché. «Ce qu'il faut éviter surtout, c'est une surenchère entre les fromagers québécois. Nos compétiteurs ne sont pas au Québec, mais bien en Europe. Quand je plaide pour qu'un de mes détaillants m'accorde plus de place, je lui suggère toujours d'enlever un produit d'importation. Évidemment, il y aura toujours des fromages importés, certains sont même incontournables, mais il y a beaucoup de produits d'importation, pas plus renommés que les nôtres, qui pourraient être avantageusement remplacés par un fromage du même type fabriqué ici.»
De plus, il aimerait bien que les fromages québécois jouent selon les mêmes règles que les fromages d'importation, une situation qui selon lui nuit aux fromages québécois. «Par exemple, la réglementation permet l'importation d'un fromage au lait cru de moins de 60 jours, mais un fromage québécois au lait cru doit avoir plus de 60 jours. On permet même l'importation de fromages dont le séchage se fait dans un hâloir sur terre battue, ce qui est interdit au Québec.»
Marché extérieur
Fromages CDA distribue aussi ses fromages dans les autres provinces canadiennes et maintenant un peu aux États-Unis. Et la réputation des fromages québécois les précède. «Les fromages québécois font bonne impression. D'une part, la qualité est au rendez-vous et, d'autre part, l'offre québécoise est diversifiée. Ensuite, nous avons au Québec des antécédents fromagers, une histoire et un terroir, ce que les autres provinces canadiennes et les États-Unis n'ont pas encore.»
C'est donc un marché que les fromages québécois peuvent pénétrer et, selon Daniel Allard, devront pénétrer. «Si l'on veut augmenter le volume de production des fromages québécois, il faut se tourner vers les marchés extérieurs.»
Il croit aussi que les prochaines années sont cruciales pour l'industrie fromagère québécoise. «Le plus grand défi de notre industrie, c'est d'assurer et de maintenir une constance dans la qualité de nos produits et une régularité dans leur production. Si on relève ce défi, les fromages québécois sont assurés d'un bel avenir.»
«On ne se perçoit pas comme un simple distributeur de fromage, mais plutôt comme un agent de commecialisation, précise Daniel Allard, fondateur et président de Fromages CDA. Notre but n'est pas uniquement de faire des profits. Évidemment, nous en faisons, mais notre but est surtout de valoriser les artisans fromagers et leurs produits. Pour nous, chaque fromager et chaque fromage ont leur importance et nous tissons des liens personnels avec chacun de nos fromagers.»
Parmi les fromageries représentées par Fromages CDA, certaines ont une bonne taille, comme la Fromagerie Abbaye Saint-Benoît ou la Fromagerie Frizt Kaiser, qui produisent plusieurs types de fromages et sont par conséquent plus connues du grand public; d'autres sont plus petites, comme la Fromagerie La Vache à Maillotte, qui n'a qu'un seul produit, l'Allegretto, un fromage au lait cru de brebis.
Présence sur les étals des détaillants
Le goût des Québécois pour les fromages fins est relativement récent et s'est principalement formé au contact des fromages européens, notamment français, importés au Québec. Mais ce goût des fromages fins a aussi permis l'émergence d'une industrie fromagère artisanale québécoise qui, en peu de temps, a fait des progrès prodigieux. Aujourd'hui, les fromages artisanaux québécois rivalisent de finesse et de qualité avec les produits d'importation. À preuve, on les trouve de plus en plus facilement sur les étals de divers types de détaillants. «Nous distribuons environ 50 % des fromages que nous représentons dans les grandes chaînes, 35 % dans les boutiques spécialisées et 15 % dans les restaurants et les hôtels.»
La stratégie commerciale de Fromages CDA varie selon le créneau de distribution et selon la volonté et la capacité du fromager. «Par exemple, si l'on veut distribuer un produit dans une grande chaîne alimentaire, le fromager doit être en mesure de fournir un certain volume, mais il doit surtout être en mesure d'assurer la stabilité de l'approvisionnement et la qualité du produit. Ce n'est pas un créneau qui convient à tous les fromagers; certains n'en ont pas les moyens et d'autres n'en ont pas envie. De plus, en chaîne alimentaire, le fromage doit parler de lui-même. L'emballage, le nom du fromage et l'allure de celui-ci doivent être parfaits si l'on veut attirer l'oeil du consommateur, car il n'y a personne qui vend le fromage.»
Tout le contraire des boutiques spécialisées. «Dans les boutiques, le service est personnalisé. S'il y a une tache sur la croûte du fromage, le vendeur va expliquer au consommateur pourquoi. Le vendeur va même lui faire goûter un autre fromage s'il croit que ce dernier pourrait l'intéresser.
Par exemple, des boutiques comme Hamel ont grandement contribué à faire connaître les fromages artisanaux québécois auprès de leur clientèle.»
Le secteur de la restauration est plus récent. «C'est un secteur difficile et plus long à pénétrer. Je me suis associé à des distributeurs alimentaires spécialisés en hôtellerie pour faire entrer mes fromages sur les tables des restaurants et des hôtels.»
Marché québécois
Le marché québécois est le premier marché visé par Fromages CDA. Et bien que la présence des fromages québécois soit maintenant assurée, il y a encore beaucoup à faire pour qu'ils occupent leur juste part du marché. «Ce qu'il faut éviter surtout, c'est une surenchère entre les fromagers québécois. Nos compétiteurs ne sont pas au Québec, mais bien en Europe. Quand je plaide pour qu'un de mes détaillants m'accorde plus de place, je lui suggère toujours d'enlever un produit d'importation. Évidemment, il y aura toujours des fromages importés, certains sont même incontournables, mais il y a beaucoup de produits d'importation, pas plus renommés que les nôtres, qui pourraient être avantageusement remplacés par un fromage du même type fabriqué ici.»
De plus, il aimerait bien que les fromages québécois jouent selon les mêmes règles que les fromages d'importation, une situation qui selon lui nuit aux fromages québécois. «Par exemple, la réglementation permet l'importation d'un fromage au lait cru de moins de 60 jours, mais un fromage québécois au lait cru doit avoir plus de 60 jours. On permet même l'importation de fromages dont le séchage se fait dans un hâloir sur terre battue, ce qui est interdit au Québec.»
Marché extérieur
Fromages CDA distribue aussi ses fromages dans les autres provinces canadiennes et maintenant un peu aux États-Unis. Et la réputation des fromages québécois les précède. «Les fromages québécois font bonne impression. D'une part, la qualité est au rendez-vous et, d'autre part, l'offre québécoise est diversifiée. Ensuite, nous avons au Québec des antécédents fromagers, une histoire et un terroir, ce que les autres provinces canadiennes et les États-Unis n'ont pas encore.»
C'est donc un marché que les fromages québécois peuvent pénétrer et, selon Daniel Allard, devront pénétrer. «Si l'on veut augmenter le volume de production des fromages québécois, il faut se tourner vers les marchés extérieurs.»
Il croit aussi que les prochaines années sont cruciales pour l'industrie fromagère québécoise. «Le plus grand défi de notre industrie, c'est d'assurer et de maintenir une constance dans la qualité de nos produits et une régularité dans leur production. Si on relève ce défi, les fromages québécois sont assurés d'un bel avenir.»








