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Québec facilite l'émergence de produits du terroir

Il sera plus facile pour les producteurs d'obtenir une appellation réservée pour le fruit de leur travail

Fabien Deglise   7 août 2010  Alimentation
Depuis 2008, plusieurs acteurs des campagnes se plaignaient du manque d’ouverture de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants. À ce jour, seul l’agneau de Charlevoix a pu obtenir une Indication géographique protégée.<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Depuis 2008, plusieurs acteurs des campagnes se plaignaient du manque d’ouverture de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants. À ce jour, seul l’agneau de Charlevoix a pu obtenir une Indication géographique protégée.
Les récriminations ont été entendues. Avec l'entrée en vigueur cette semaine du nouveau Règlement sur les appellations réservées, Québec espère atténuer plusieurs irritants exprimés dans les campagnes et permettre du coup à un plus grand nombre de produits de terroir de faire leur apparition.

Depuis 2008, plusieurs acteurs des campagnes se plaignaient en effet du manque d'ouverture de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants qui, après des années de discussion et de consultant, a vu le jour pour donner un cadre légal aux terroirs agroalimentaires du Québec. À ce jour, seul l'agneau de Charlevoix a pu se prévaloir de cette reconnaissance en devenant le premier produit à afficher une Indication géographique protégée (IGP).

Pour le directeur du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), Denis-Paul Bouffard, le règlement doit faciliter la reconnaissance de certaines spécificités de production qui distinguent plusieurs produits des aliments dits de masse. «On peut penser à du boeuf élevé à l'herbe ou au miel de bleuetières», dont les producteurs vont pouvoir demander une reconnaissance officielle afin de pouvoir vanter leur caractère distinctif lors de leur mise en marché, a-t-il expliqué plus tôt cette semaine au Devoir.

Les techniques de fumage, les méthodes particulières de pêche au homard, pourraient aussi se prévaloir de la chose. «En fait, désormais, c'est au milieu agricole et agroalimentaire de définir les produits du terroir qui pourraient profiter de cette reconnaissance», ajoute-t-il.

Pour Benoît Girouard, président de l'Union paysanne, cette décision est une bonne nouvelle et va certainement venir régler un problème d'accès à la reconnaissance des terroirs, a-t-il indiqué hier. «Nous demandions ces aménagements depuis plusieurs années, dit-il. Les attestations de spécificité [des méthodes de production et de transformation] étaient un élément clé pour stimuler les terroirs.»

L'adoption du nouveau règlement vise à huiler la mécanique d'approbation des produits du terroir, et ce, dans la foulée du rapport Pronovost sur l'avenir de l'agriculture au Québec. Le document, remis il y a plus d'un an au gouvernement, recommandait entre autres au gouvernement de soutenir davantage les produits du terroir et d'assurer une mise en marché cohérente et transparente de ces aliments dont le potentiel économique est jugé important.
 
 
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  • Renaud Blais
    Inscrit
    samedi 7 août 2010 11h01
    Une nouvelle politique agricole au compte-goute
    À cause de l'utile prétexte des problèmes de santé du ministre, le gouvernement fait un autre petit pas.
    Après que le ministre Béchard a mis fin à l'omni potence de l'UPA sur la Financière agricole au printemps, ce petit pas vers la simplification reconnaissance des produits du terroir est une autre goutte dans la mer de la réforme des politiques agricoles au Québec.
    Nous aurons peut-être droit, à l'automne, à une véritable nouvelle et réelle politique agricole au Québec ?
    Renaud Blais
    Québec

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