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SOS pâté chinois: passé recherché

Sur la piste du Chinois en question

Émilie Folie-Boivin   30 octobre 2009  Alimentation
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
En 2007, après que le Devoir eut élevé le pâté chinois au rang de plat national du Québec, Jean-Pierre Lemasson, sociologue au département d'études urbaines et touristiques à l'UQAM, a sauté sur le dossier. Il a dépoussiéré chacune des couches de son histoire dans l'espoir d'en trouver l'origine. Un livre plus tard, le mystère reste entier.

«Je n'obtiendrai jamais le Nobel parce que le chercheur que je suis a lamentablement échoué à trouver l'origine du pâté chinois», avoue Jean-Pierre Lemasson, auteur du livre Le Mystère insondable du pâté chinois. Il ne baisse toutefois pas les bras.

Conçu comme une intrigue policière, le livre décortique chaque mythe lié à sa supposée généalogie. La thèse des travailleurs chinois des chemins de fer canadiens, aussi rassurante soit-elle, est rejetée du revers de la cuillère, tout comme celle selon laquelle il aurait été créé par des ouvriers francophones dans la ville de China, dans l'État du Maine.

Des traces de sa conception se figent dans un livre de recettes québécois aussi tard qu'en 1941. «Pourtant, on sait très bien que les gens en mangeaient dans les années 1930. C'est incroyable que ce qui a été une pratique populaire ne soit pas documenté», constate cet expert qui a participé à l'enquête du Devoir en 2007 et qui s'est auparavant penché sur la tourtière du Lac-Saint-Jean.

Il y a deux ans, cette enquête glorifiait le pâté chinois, non sans soulever les passions du palais dans les cabanes du Québec. Cette triade de steak-blé d'Inde-patate, même mangée dans tous les foyers, n'a pas fait l'unanimité. On voudrait un plat emblématique dont on aimerait être fier, qui montrerait au visage des autres qu'on est raffinés, qu'on a bon goût. Pour certaines personnes, c'était peut-être décevant que ce soit un plat du quotidien pas particulièrement glamour qui l'ait remporté, suggère M. Lemasson. Toutefois, lorsqu'on le compare aux plats populaires des autres contrées, le pâté chinois n'est pas très étranger aux autres bouillabaisses, cassoulets et paëllas. «La plupart des grandes cultures ont des plats issus du peuple, qu'on regarde la pizza, qui est un plat d'ouvriers napolitains», poursuit-il. Même les chics sushis étaient engloutis au XIXe siècle par des ouvriers japonais affamés.

Tous comme ces derniers, le pâté chinois connaît ces jours-ci son heure de gloire. Pas tant parce que 139 pages lui dont consacrées et que — heureux hasard — la prochaine exposition du Musée du château Ramezay sur nos traditions culinaires lui donne la vedette. C'est plutôt parce qu'en plus d'être une recette maintes fois reprise par les familles de toutes les régions de la province, la nouvelle génération de chefs lui insuffle une seconde vie. Elle l'apprête à toutes les sauces, lui injecte du porto, ajoute du panais et du céleri-rave aux traditionnelles pommes de terre, et troque le boeuf haché pour d'autres gibiers. Que son histoire, sa vraie, demeure un mystère, son avenir, lui, est assuré.

L'auteur du livre raconte que quelques années plus tôt, au moment choisir le menu du réveillon, les enfants ont demandé d'avoir du pâté chinois sur la table. «On leur a fait, et ils étaient si heureux! Le bonheur des enfants ne ment pas. C'est un vrai témoignage!», dit le sociologue d'origine française. Pour quelques années au moins, voilà la pérennité assurée.

À la vue du livre pendant le trajet en transport en commun, de purs inconnus ont abordé la journaliste, et certains lui ont même raconté un souvenir d'enfance lui étant lié, tandis que dans l'ascenseur vers le bureau, une dame tout excitée l'accroche en voyant la couverture. «Oh! Il est déjà sorti? Et puis, est-ce qu'on nous dit finalement d'où il vient, notre pâté chinois?»

Le pâté chinois a encore bien d'autres secrets à révéler. Pour ce faire, le sociologue se tourne vers le peuple pour alimenter sa quête. «Je sais que dans les cultures populaires on avait une forte tradition orale qui était très vivante au début du XXe siècle.» Sur son site Internet www.patechinois.info, Lemasson lance un cri du coeur pour percer l'insondable Sainte Trinité. «C'est notre plat national, alors faisons de cette démarche une démarche nationale.»

À nos grands-mères, tous!
 
 
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  • Jacques Talbot - Abonné
    30 octobre 2009 01 h 41
    Et Fabien Déglise alors !
    Il eut été juste de citer Fabien Deglise dans ce texte,C'est en effet lui qui nous a fait découvrir ces premiers textes dans ,Le Devoir Sam/Dim 15 et 16 décembre 2007
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  • Yves Côté - Abonné
    30 octobre 2009 06 h 52
    Origine véritable du pâté chinois.
    Dans ce temps-là, le pâté-chinois n'existait pas encore. Les habitants les plus vaillants avaient pour habitude de monter dans les chantiers de coupe de bois pour gagner quelque argent nécessaire à la ferme.
    Un jour que tous connaissent, au retour d'un chantier pour le Temps des Fêtes, en route vers l'Ile d'Orléans, les hommes de la Chasse-Galerie s'étaient entendus pour ne manger chez eux que de l'ordinaire de leur production fermière: des patates, du blé d'Inde égrainé pour sa conservation et du steak haché. Ainsi, ils souhaitaient surtout ne pas attirer l'attention du Bon Dieu sur leur présence à la maison. Ils s'étaient dits que, puisqu'Il pouvait tout voir s'Il le voulait, un seul petit péché de gourmandise pourrait risquer d'éveiller son attention sur eux. Et comme ils avaient fait un pacte avec le diable, il valait certainement mieux que cela n'arrive pas.
    Ainsi, pour le repas du Réveillon, en arrivant chacun chez eux, ils commandèrent tous à leurs épouses selon cette idée, laissant à celles-ci et aux enfants tout loisir de manger de manière gaie et traditionnelle et qu'ils en soient gâtés pour une fois. Toutes, puisqu'à l'époque c'était la mode, elles obéirent sans nuance à leurs maris...
    Toute sauf une: Anne, la femme à Ti-Jean. De son point de vue à elle, sans toutefois faire avec autre chose et de risquer le regard divin, elle fit la chose autrement. Comme elle avait jugé qu'une présentation ordinaire des trois aliments, les uns à côté des autres, n'était pas pour autant obligé, elle inventa. Après tout, c'était fête pour tout le monde et chacun devait bien avoir droit à sa petite part de fantaisie?
    Dans un plat allant au fourneau, pour les réchauffer tous ensemble après leur cuisson, l'idée lui prit de faire se succéder en couches le steack haché, le maïs et les pommes de terre. Et c'est alors qu'à l'heure dite du repas familial, la surprise culinaire devint un succès. Pas mêlant, les enfants en oublièrent presque de manger le ragoût de pattes et la tourtière et même que de ce pâté, il en manqua... Pour tout dire, ce soir-là, il n'y eut d'ailleurs que l'apparition de quelques belles oranges dans les chaussettes suspendues pour égaler la joie de goûter ce nouveau met.
    Et malgré le départ imminent du père, la Noël fut ainsi réussie pour tous et plus que jamais.
    Une fois les femmes et les enfants embrassés, envolés qu'ils étaient pour le retour au camp, la conversation des hommes n'allait pas trop fort, on le comprend. Ti-Jean décida donc de détourner leur attention de cette tristesse commune et, avec force détails, il raconta à ses voisins de canot comment sa femme s'était déparaillée pour inventer un plat de fête pas bête du tout. Ce que l'un d'eux comprit si bien que pour approuver ses dires, il ajouta que cette Anne, et toute la paroisse le voyait bien, comme nulle autre pouvait toujours inventer une petite chinoiserie s'il s'agissait d'éviter que le Bon Dieu s'en prenne à son monde. Surtout s'il ne le méritait pas. En plus qu'elle n'acceptait pas l'idée que l'un ou l'autre de ses proches puisse se sentir mis de côté, en particulier lorsque le temps est aux réjouissances, rien d'étonnant à ce qu'elle ait poussée cette qualité jusqu'à faire du neuf avec du vieux connu...
    Et c'est donc pendant que Ti-Jean racontait sa soirée que l'un des autres, le plus jeune et sans doute le plus mélancolique de se voir repartir, fit imparablement par sa promesse entendue, se renverser le canot au-dessus des bois.
    La coutume voulut ensuite que Ti-Jean soit le seul à s'en être réchappé et à réussir, de peines et de misères, sans raquettes ni vivres, à regagner son île en plein hiver. Et c'est ce qu'on raconte depuis à propos de la dernière fois où il voulut quitter sa famille pour se rendre pour bûcher dans les chantiers.
    Et me demanderez-vous, que fit donc après cela notre homme pour gagner les deniers nécessaires à la bonne tenue de la ferme familiale ?
    Pas compliqué: il redoubla d'effort dans son travail d'habitant et de celui-ci, la même année, il se mit peu à peu à vendre les surplus de sa productio à Québec. Quelques boeufs à des bouchers de la ville, du maïs et des pommes de terre à des clients particuliers au marché public, par sa qualité, toute ses produits trouvaient preneurs.
    Et l'exemple de son succès rayonna finalement sur l'Ile en son entier. Jusqu'à aujourd'hui, comme vous le savez très bien.
    Voilà mes amis, telle qu'elle me fut racontée par un des descendants d'une famille établie à Saint-Pierre de l'Ile d'Orléans depuis plus de trois siècles, la véritable histoire de l'invention du pâté-chinois. Plat qui fut ainsi nommé par Ti-Jean lui-même, en souvenir de ses compagnons de Chasse-Galerie mais en l'honneur de sa femme.
    Excusez-la.
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  • Victor Raiche - Inscrit
    30 octobre 2009 07 h 06
    Pâté chinois et poutine râpée
    Et si le pâté chinois, comme le plat acadien de 'poutine râpée'qui aurait été apporté en Acadie par les premiers immigrants post-Déportation qui étaient Allemands (Pennsylvania Dutch), n'était pas d'origine québecoise ?

    Pâté chinois

    Cottage Pie
    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre
    Cottage Pie, également connu sous le nom shepherd's pie, renvoie à un pâté Anglais avec une croûte à base de purée de pomme de terre et du boeuf.
    Le terme Cottage pie est connu pour avoir été en usage dès 1791,[1][2] lorsque la pomme de terre a été introduite comme plante comestible abordable pour les pauvres (cf. "Cottage" signifiant une modeste demeure pour les travailleurs ruraux).
    Au début des livres de cuisine, le plat était un moyen d'utiliser les restes de rôti de viande de tout genre, et le plat à tarte était garni de purée de pommes et avait une croûte de pomme de terre en purée sur le dessus.[3][4]
    Le terme «shepherd's pie» n'apparaît pas avant les années 1870,[2] et depuis lors il a été utilisé comme synonyme de "Cottage pie", indépendamment du fait que l'ingrédient principal était du boeuf ou du mouton.[2][3][4][5][6][7][8] Il y a maintenant une tendance populaire à utiliser le terme «tarte du berger» lorsque la viande de mouton ou d'agneau est utilisée.[9]
    ·
    · On trouve le Cottage pie en Australie comme une variation de la Australian Meat Pie. Cette variante est également connue et étiquetée comme Potato Pie ou, en Nouvelle-Zélande, Un Potato Pie top.[modifier]
    · Aux États-Unis un plat semblable est appelé tarte à cow-boy. En Nouvelle- Angleterre la recette la plus commune pour shepherd's pie se compose de boeuf haché, le maïs en conserve à la crème, pommes de terre en purée.
    · Au Québec, un plat semblable est appelé Pâté chinois (Pâté chinois).
    · En France, un plat semblable est appelé Hachis Parmentier.
    · Une version végétarienne utilise le soja ou d'autres substituts de viande.
    · En Jordanie, en Syrie, au Liban, et en Palestine un plat similaire est dénommé "Siniyet Batata" (qui signifie littéralement une assiette de pommes de terre), ou "Kibbet Batata".
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    30 octobre 2009 07 h 41
    Autre son de cloche chinoise
    Le nom de pâté chinois vient probablement de la simplicité du plat qui a commencé avec citation d'une de nos grands-mères cuisinière qui s'était écriée : J'aime ça faire ça ce pâté là, c'est pas trop chinois ! Le "c'est pas trop chinois" s'étant transformé, le long des ans, pour simplifier, à "ce pâté c'est chinois" à, finalement, de nos jours "pâté chinois"...logique.

    Il n'y a que Thérèse dans la Petite Vie qui avait de la misère avec ce plat : Steak, blé d'inde, patate qui pouvait dire : Pour moi, ce pâté, c'est du chinois.
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  • Vincent Bussière - Abonné
    30 octobre 2009 08 h 23
    Mon Pâté Chinois!
    Le paté chinois n'a rien à voir avec les chinois, ma mère, 92 ans aujourd'hui, nous faisait il y a longtemps du pâté chinois et curieusement il n'avait pas toujours le même goût, savez vous pourquoi?! C'est bien simple il était préparé avec des restes de viande,on y retrouvait souvent deux ou trois sortes de viande différentes pas toujours les même et souvent on pouvait pas dire lesquelles. C'était pour nous incompréhensible, tout comme comme le chinois comprenez vous ou est-ce trop chinois?
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  • Brun Bernard - Inscrit
    30 octobre 2009 08 h 37
    Chinois....
    "le sociologue d'origine française" ou de nationalité française? De plus, il dit que le paté chinois «C'est notre plat national, alors faisons de cette démarche une démarche nationale.»??? Lemasson semble être assez breton, non? S'il est français, il sait bien qu'il n'y a que le hâchis parmentier mais pas de pâté chinois, pâté pour chien oui mais paté chinois? Le pâté chinoiss semble correspondre au fameux sheperd's pie avec petit pois et carottes. Il faut dire que c'est basiquement facile le pâté chinois, très basique. Ce n'est ni de la bouillabaisse, ni du cassoulet ni de la paëlla (qui sont des plats régionaux non nationaux) au vu de la complexité de ces 3 plats en termes de composants et de techniques, le rapprochement est par trop rapide. Le pâté chinois prouve que le Canada mange le même plat non seulement au Québec. C'est tant mieux et on ne chinoisera pas là-dessus.
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  • Geo Bea - Inscrit
    30 octobre 2009 09 h 00
    Et le hachis Parmentier?!?!?
    @ Victor Raiche

    Vous oubliez de mentionner le fameux hachis parmentier bien Français, que les Écossais auraient transformé en Sheppher's Pie, car fait de viande de mounton et non plus de boeuf. Il fut présenté au roi Louis XVI afin de combattre la disette.
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  • Bel Zébuth - Inscrit
    30 octobre 2009 09 h 30
    Le pâté chinois n'est pas québécois mais anglais
    On trouve au moins un 'ancêtre' du 'pâté chinois' en Angleterre. Le 'Shepherd's pie' ? vous connaissez?
    Cette histoire est une tromperie sur toute la ligne...
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  • Claude Robidas - Inscrite
    30 octobre 2009 10 h 51
    ... le hachis Parmentier...
    Je suis tout à fait d'accord avec celui qui à mentionné le hachis Parmentier. Avez-vous déjà vu et goûté ce plat en France?

    Pour ma part, je suis certaine qu'il y a une lien. Et ce hachis se fait très bien avec du boeuf (dans les régions plus campagnardes. Nous avons surement mis notre petite touche de blé d'inde, aliment propre au québec et pouf voila un hachis parmentier version Québec!!!

    Mais pourquoi le mot chinois dans paté chinois? ...
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    30 octobre 2009 11 h 38
    Mystère, mystère et demi
    Bien sûr que c'est Anne, la femme à Ti-Jean, qui a inventé le pâté chinois (chinois parce qu'il est compliqué, incompréhensible...) mais aussi, et surtout, par homophonie avec Shepperd's pie comme le dit Bel Zébuth et le disait aussi ma mère (qui n'avait pas lu le livre).
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  • Marc-Antoine Deroy - Abonné
    30 octobre 2009 15 h 24
    Les Chinoiseries gaspésiennes
    Après l'avoir quelque peu « cuisinée », ma grand'mère, Monique Pelletier (83 ans), m'a raconté qu'elle observait religieusement sa mère et sa grand'mère faire ce plat lorsqu'elle était petite. Dès l'âge de 4-5 ans, elle a de vifs souvenirs. Donc, sa grand'mère n'a certainement pas commencé à faire ce plat à la fin des années 1920... Alors, on parle d'un plat très ancien.

    Voici comment les femmes de Sainte-Anne-des-Monts faisaient le Pâté chinois au début du XXe siècle :

    Primo, pour la viande. Le plus souvent, on prend les restants d'un rôti de porc que l'on a cuit (en faisant bien sûr exprès d'en faire cuire davantage). On ache plus ou moins grossièrement ces morceaux avec un couteau et une fourchette; on le fait ensuite cuire avec de l'ognon.

    Secondo, pour le blé d'inde. À Sainte-Anne-des-Monts, dans les magasins généraux, on n'a pas de maïs en crème (à cette époque bien sûr!). Cependant, on ne prend pas que du maïs en grain : quelque fois, on ajoute des petits morceaux de carotte, voire des petits pois verts. Pour cette « étage », certaines personnes allaient même jusqu'à mettre des restants de nouilles!

    Tertio, pour les patates. On ne met que des patates! Pour les piler, il y a tout de même un peu de beurre. Pour la finition, la mère de ma grand'mère prenait sa fourchette, puis elle faisait des traces sur le dessus.

    On fait cuire le tout au four dans une lèchefrite jusqu'à ce que ça devienne doré.

    Et on sert!


    Pourquoi alors, « Pâté chinois »?? Pour les vieux, manger chinois, c'était manger quelque chose de mélanger, voire de bizarre. Ils disaient, en mangeant le PC, « tiens, on va manger nos CHINOISERIES! ». Mais tout de même, les vieux disait le mot « Pâté chinois ». Pour ma grand'mère, le mot « pâté » vient du fait que cet ensemble est cuit dans un plat au fourneau.

    Si l'on fait ce plat à Sainte-Anne-des-Monts dans les années 1920, il se fait ailleurs, c'est certain. Car aujourd'hui, il se fait à la grandeur du Québec. Donc, ce « parmentier », selon moi, fait son apparition dans la région de Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle; dans sa forme actuelle bien sûr! Car, ce genre de plat mélanger se perd dans la nuit des temps. Avant la pomme de terre, on fait des purées avec d'autres légumes, non?
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  • Fraisy - Inscrit
    13 juillet 2010 09 h 31
    Mes recherches concernant l'origine du pâté chinois
    Bonjour, en 2001 j'ai effectuer plusieurs recherches sur le sujet. Il reste un lien encore valide concernant l'origine de ce fameux pâté chinois malheureusement le lien de ma source n'est plus en ligne mais elle provenait du Devoir. La raison de cette recherche est née d'un intérest concernant la construction du chemin de fer au Canada par le Canadien Pacifique et l'arrivé des des milliers de travailleurs de la Chine pour la construction qui traverse les montagnes de la Colombie‑Britannique. Il faut comprendre que les Chinois étaient nombreaux et victime de racisme de la part des travailleurs blancs, les légumes et le pain étaient réservé que pour les blancs
    http://www.ciao.fr/Plats__Avis_196998
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