La cuisine des ecclésiastes
Soeur Angèle, avec sa bonne humeur, a su utiliser sans prétention toutes les tribunes et soigner son image de «bonne Italienne», rendant ainsi l’Église de Rome bien plus sympathique.
Il est fini le temps où les curés avaient leur jardin personnel à l'intérieur de la cure, lorsque le bedeau officiait à titre de jardinier et que la pieuse servante du curé concoctait de merveilleux petits plats rassembleurs. On appelait cela la cuisine bourgeoise, et si elle porte toujours ce nom, les cures et les bonnes de curé, elles, ont quasi disparu. Presque fini, aussi, le temps des monastères avec les moines paysans qui préparaient, avec mille et une plantes, des potions telles la chartreuse, ou encore se transmettaient entre monastères la fabrication du fromage des trappistes.
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