jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 23h28
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Restaurants: Ze best of 2002

27 décembre 2002  Alimentation
Pour respecter la tradition, je vous laisse, en cette veille de Saint-Sylvestre, avec un petit cadeau de fin d'année: sept belles adresses prises dans la liste des établissements visités entre le 1er janvier et le 20 décembre 2002. Elles restent en mémoire pour l'impression générale qu'elles ont faite, toujours causée par la qualité des plats servis, le décor et l'apparat — pas nécessairement luxueux mais toujours approprié —, et pour la qualité du service, gentillesse comprise. Pour le Maalox, vous pouvez aller chez n'importe quel apothicaire. Je vous rappelle que la tisane d'artichaut marche très fort également. Et c'est tellement plus chic.

Jour 1: Anise, 104, avenue Laurier Ouest, % (514) 276-6999. À tout seigneur tout honneur. Ce magnifique restaurant de la rue Laurier atteint des sommets d'élégance. Élégance dans l'assiette avant tout, avec le travail impeccable de Mme Bassoul, la chef. Élégance du décor et de ces petits détails qui contribuent au bonheur de se trouver en ces murs. Élégance enfin dans le service, qui se pratique ici avec le style qui caractérise les très bonnes maisons.

Jour 2: Au Pied de cochon, 536, rue Duluth Est, % (514) 281-1114. Martin Picard fait des enfants à tour de bras et des clients heureux à la pelle. Avec sa table de la rue Duluth, il est en train de prouver à tout le monde que sa conception un peu pantagruélique de la restauration peut faire des adeptes. Chez lui, c'est beau comme chez un copain, et sa cuisine est rassurante comme le souvenir que l'on a de celle de notre mamie chérie. Pour solides appétits et robustes fourchettes.

Jour 3: Il Sole, 3627, boulevard Saint-Laurent, % (514) 282-4996. Un havre au milieu du tumulte de la Main. Des pâtes impeccables, de magnifiques viandes en sauce, une carte des vins d'une belle dignité, les frères Conte en toile de fond sonore et cette impression si particulière du bonheur que l'on ressent au saut du lit en ouvrant les volets sur la campagne toscane. Et, en plus, des propriétaires qui traitent leurs clients comme des amis. Forsa Grazziella i Pietro!

Jour 4: Le Prélude, 2050, rue Mansfield, % (514) 282-1298. Sans tambours ni trompettes, ce petit restaurant se taille une place de choix à la mezzanine du bel hôtel Germain. Le chef Jean-Philippe Saint-Denis, Antéchrist des Weightwatchers, cisèle des plats magnifiques et, en plus, dignes d'une dentellière. Fraîcheur des ingrédients, recherche des montages, travail impeccable du chef et de son second, M. Parizeau. Étape gastronomique vivement recommandée.

Jour 5: Leméac, 1045, avenue Laurier Ouest, % (514) 270-0999. En quelques mois à peine, ce chic resto s'est taillé une place de choix sur la non moins chic avenue Laurier. En cuisine, tout baigne grâce au travail soigné de l'ensemble de la brigade. En salle, une lumière exceptionnelle incite à la flânerie et donne un petit côté mystique à l'absorption de plats qui, ailleurs, ne seraient que délicieux.

Jour 6: Christophe, 1187, avenue Van Horne, % (514) 270-0850. Le dernier-né des petits restos de l'avenue Van Horne n'est pas le moindre. Christophe Geffrey, le chef, accomplit de grandes choses dans son établissement. Produits de première qualité, traités avec respect et délicatesse, travail soigné et atmosphère de restaurant de quartier contribuent au bonheur de tous. Pris dans le brouhaha et le ballet des serveurs slalomant entre les tables, on se sent comme dans le XIe arrondissement, et l'exiguïté des lieux ajoute encore au plaisir de manger ici.

Jour 7: Le Café Méliès, 3536, boulevard Saint-Laurent, % (514) 847-9218. Avant l'arrivée du chef Lindsay Petit, cet endroit était un peu débraillé côté cuisine. On a la nette impression que l'assiette a aujourd'hui repris une place centrale à cette adresse. On peut donc aller frimer sur le boulevard ou dans le lounge adjacent, se faire ensuite une petite toile au magnifique Ex-Centris et finir la soirée en beauté en ne mangeant pas idiot chez M. Méliès.

Et le huitième jour de la semaine, Dieu créa Artémise et Aubépin, 1610, rue Marie-Anne Est, % (514) 525-7556. Il avait trop mangé, trop bu et trop dépensé. Il laissa à son vieil ennemi le soin de décorer (ce qui explique pourquoi c'est laid comme le yâbe) mais posa un doigt généreux sur tout le reste (ce qui explique pourquoi tout y est si divinement bon et ne coûte que quelques dollars). Plutôt que de vous vanter les vertus de la cuisine de Myriam Pelletier et des miracles herboristes de son complice Claude Girard, je vous dirai qu'à peu près tout ce que Montréal compte comme grands chefs va manger chez eux pour se refaire une santé. En janvier, pour vous remettre des excès de table, faites, vous aussi, le test. Vous verrez, ça marche.

Côté gastronomie, 2003 sera une belle année. Plusieurs jeunes chefs se sont fait virer ou ont décidé d'ouvrir leur propre estaminet. Quelques très mauvaises maisons devraient déposer leur bilan et laisser leurs ustensiles à d'autres, que l'on espère très bonnes. Tout va bien aller. D'ici là, bonnes agapes de fin d'année et tous mes voeux de bonheur.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012