Des vins légèrement différents
On me soulignait récemment le fait que les vins sont tous pareils, de plus en plus faits selon la même formule. Je soupçonne ce lecteur d'avoir visionné de nouveau le film Mondovino, dans lequel on voit le très populaire oenologue-conseil Michel Roland appliquer la même recette pour tous ses clients. Il ne faut pas toujours croire tout ce qu'on voit à l'écran. Quand on connaît le personnage et son talent, il est plus probable de croire que le montage a bien servi la production cinématographique.
Même s'il est vrai que beaucoup de vins se ressemblent comme des clones, il faut aussi comprendre que dans l'industrie, puisqu'il est question d'une gigantesque industrie, le consommateur aime les vins faciles, gourmands, et n'ose pas trop prendre de risques. Or les oenologues et surtout les équipes de mise en marché et de marketing cherchent à vendre et à plaire. Ce qui n'empêche pas certains producteurs, petits ou grands, d'offrir des vins différents avec une signature qui se démarque parfois un peu, même beaucoup.
Voici donc quelques vins, récemment débarqués, avec une signature propre, ou presque, car, sur les 25 000 vins disponibles dans le monde à chaque millésime, il y en a inévitablement quelques-uns qui se ressemblent.
- Schubert Pinot Noir 2005, rouge, Wairarapa, Nouvelle-Zélande, nº 10774288, 36,25 $
Voici un tout nouveau vin dans la section «spécialités» qui mérite le détour. Avec sa charmante robe rubis et ses reflets s'approchant du tuilé, il s'exclut d'emblée de la famille des gros rouges qui tachent. Le bouquet est aussi charmeur qu'élégant avec des effluves de petits fruits noirs presque confiturés.
Curieusement, des notes de poivron rouge et de truffe noire s'ajoutent à un grillé très agréable. C'est comme si on avait une friandise alcoolisée en bouche. Le volume est assez grand, la cerise omniprésente, et l'ambiance mentholée ravive cette belle et longue finale. Ce n'est pas mon style de vin, mais je ne peux que féliciter les artisans de ce vin différent, original et si bien fait. Malheureusement, son prix freinera plus d'un palais aventurier. 4-6-5.
- Boneterra Cabernet Sauvignon 2005, rouge, Californie, États-Unis, nº 342428, 19,85 $
Je ne sais pas si c'est une stratégie du producteur ou l'influence du taux de change, mais le bonheur d'avoir un bon cabernet californien sous la barre des 20 $ me ravit grandement. Puisque la réglementation de la région de North Coast le permet, ce cabernet est agrémenté, pourquoi pas, de petites perles très avantageuses: cabernet sauvignon, 80 %; syrah, 15 %; merlot, 3 %; zinfandel et sangiovese, 2 %. Le secret ne s'arrête pas là puisque la recette d'élaboration est tout aussi remarquable et efficace: 19 % de fût de chêne neuf français et 10 % de chêne américain, le reste en fût d'un an ou plus, pendant 14 mois.
Tout cela donne un nez de cerise, de mûre et de violette dans une ambiance encore fumée et grillée. Le mordant de sa jeunesse marque par son aspect strict, un peu serré, et laisse entrevoir un avenir rapproché tout à fait charmeur.
À bien y regarder, ce vin n'a rien de si extraordinaire, il est tout simplement parfaitement bien fait et au bon prix. En plus d'avoir l'avantage d'être de culture biologique sérieuse, les vins de Boneterra sont francs, droits et sérieux. Une garde de deux à quatre ans les rend tous encore plus faciles et plus plaisants. Faut-il aimer la générosité des vins de la Californie et leur côté bien boisé? Oui. 3-5-6.
- Attems, Cicinis 2005, blanc, Frioul, Italie, nº 10388459, 29,40 $
Dans l'appellation de Collio, les cépages blancs de Cicinis s'accrochent aux très jolis coteaux à 130 mètres d'altitude. À 47 ans, cette petite et unique parcelle de cinq hectares entre dans son âge d'or pour offrir non pas la quantité mais la qualité de sa sagesse et l'essence de son ancrage sacré. Cette belle robe brillante jaune aux reflets or est issue d'un judicieux assemblage peu commun de sauvignon, tocai (dans cette région, le nom «tocai» n'a pas encore été changé pour «pinot gris» comme en Alsace) et de pinot bianco.
Malgré une vinification et un élevage en fût français et américain pendant plus d'un an, l'omniprésence du bois n'altère en rien les effluves de fleurs, de citron, de pomme et de miel. La trame de fraîcheur s'installe en bouche avec une droiture exceptionnelle.
Du début à la fin, un voile grassouillet enveloppe l'orchestration des sensations dans un magnifique crescendo. La savoureuse finale est épicée au poivre blanc et la silhouette s'estompe avec grâce. Un prix doux pour une lampée de séduction, avec un style à part. 4-6-7.
- Alois Lagader, Cabernet 2003, rouge, Trentin-Haut-Adige, Italie, nº 744011, 24,05 $
Installée depuis plusieurs générations dans l'enclave des Alpes et des hautes gorges du nord-est de l'Italie, cette famille de vignerons élève des vins blancs d'une élégance remarquable. D'abord parce que leur palais autrichien et leur talent les guident, mais aussi parce que ce terroir, le plus nordique de la péninsule italienne, en impose ainsi.
Même s'ils nagent dans le grand vin blanc, il n'en demeure pas moins que leur signature sur ce cabernet est de qualité. Le nez est tout en finesse, plein de fruits rouges frais et délicatement cuisiné comme la meilleure soupe de fruits rouges du plus grand chef. L'attaque en bouche est fraîche et démarque déjà la structure faite à 75 % de cabernet sauvignon et à 25 % de cabernet franc.
Les tanins sont vrais, consistants, bien placés, agrémentés d'une verdeur franche et si typique de ces cépages. La finale est à la fois soyeuse et charnue, menée par sa jeunesse vigoureuse et prometteuse. Si vous tentez votre chance avec un bon magret de canard rôti, le bonheur sera grand pour un prix très raisonnable. 4-5-6.
- Baron D'Ardeuil 2003, rouge, Buzet, France, nº 446187, 17,30 $
Depuis 1955, la petite région de Buzet, dans le sud-ouest de la France, a vécu des hauts et des bas bouleversants. Coincée au milieu de nulle part dans l'ombre de Bordeaux, de Bergerac, de Madiran et de Cahors, ce n'est qu'en 1973 qu'elle a accédé au rang d'AOC grâce, entre autres choses, à tous les efforts de la direction de la cave coopérative. Une tâche pour le moins colossale que de réunir et d'avoir un consensus de plusieurs centaines de membres étendus sur plus de 1700 hectares.
La dernière direction en place a tout mis en oeuvre pour retrouver la dignité que mérite ce terroir. Les derniers millésimes ont été élevés dans un style assez peu charmeur, ce qui lui a valu l'exclusion du statut de produit régulier à la SAQ.
Mais voici que la cuvée Baron D'Ardeuil se présente sur ce 2003 avec un nouvel habillage et un vin tout à fait juste et agréable, issu aux deux tiers de merlot jumelé au cabernet sauvignon et au cabernet franc. Le nez est moyennement intense avec des notes de bois, de cerise, de figue et d'épices.
La bouche est plus fraîche qu'avant, plus facile, moins rustique. Il est juste assez généreux, capiteux, avec une finale de noyaux de cerise. Si ce vin n'a pas le charme d'un cru, il a au moins l'avantage d'être bon, un peu costaud, surtout différent, et c'est un excellent compagnon sur une bavette de boeuf. 3-4-4.
***
Les vins de la semaine
Échelle de notation
défectueux - vide 0
très inférieur - médiocre 1
commun - passable 2
convenable - moyen 3
agréable - bon 4
supérieur - très bon 5
très supérieur - rare 6
excellent - très rare 7
parfait - unique 8
absolu - achevé 9
produit régulier R
produit de spécialité SP
boutique Signature SI
***
Simple, droit, bon
Tannat Don Pascual, Reserve 2006, Rouge, Juanico, Uruguay, N° 10299122, 12,40 $
Bonne idée d'assembler le tannat avec le merlot, même pour un vin si peu cher. Ça lui donne une allure un peu plus noble et de la profondeur. Le nez se présente avec des notes de figue, de griotte et de cuir. Son ensemble un peu sauvage et terreux tient sur une structure bien faite et sans prétention. Un bon achat si votre barbecue n'est pas rangé. 3-3-3.
***
Sec, fruité, parfumé
Grüner Veltiner 2006, Blanc, Autriche, N° 532440, 13,85 $
La mangue, la citronnelle, la banane et le litchi dominent ce nez exubérant. La bouche est fraîche, la structure est belle et la chair tout à fait honorable. La longueur est bonne et les parfums en bouche sont les mêmes. Un style germanique agréable sans l'impression de sucrosité. 3-4-3.
***
Velouté, corsé, long
Koonunga Hill 2005, Rouge, Australie, N° 613240, 17,95 $
Penfolds, un leader de la viticulture australienne, continue sur sa lancée avec des vins de bonne qualité et en grande quantité. Ici, c'est un assemblage de cabernet sauvignon et de merlot issu de cinq régions viticoles. Ce vin est intense, riche et persistant. Le volume est considérable mais bien équilibré avec ses tanins enveloppés. Un vin moderne avec un fruit abondant et un boisé marqué. 3-4-4.
***
Riche, élégant
Foley Rancho 2003, Rouge, Californie, N° 10754172, 43 $
Cette syrah états-unienne offre un nez complexe de torréfaction, de fruits noirs, de marmelade, de terre et de champignon. La première impression en bouche charme par son élégance. Tout du long, le fruit semble laminé dans un ensemble enveloppant et charnu. La profondeur de ce grand vin moderne est remarquable. 3-6-6.
Même s'il est vrai que beaucoup de vins se ressemblent comme des clones, il faut aussi comprendre que dans l'industrie, puisqu'il est question d'une gigantesque industrie, le consommateur aime les vins faciles, gourmands, et n'ose pas trop prendre de risques. Or les oenologues et surtout les équipes de mise en marché et de marketing cherchent à vendre et à plaire. Ce qui n'empêche pas certains producteurs, petits ou grands, d'offrir des vins différents avec une signature qui se démarque parfois un peu, même beaucoup.
Voici donc quelques vins, récemment débarqués, avec une signature propre, ou presque, car, sur les 25 000 vins disponibles dans le monde à chaque millésime, il y en a inévitablement quelques-uns qui se ressemblent.
- Schubert Pinot Noir 2005, rouge, Wairarapa, Nouvelle-Zélande, nº 10774288, 36,25 $
Voici un tout nouveau vin dans la section «spécialités» qui mérite le détour. Avec sa charmante robe rubis et ses reflets s'approchant du tuilé, il s'exclut d'emblée de la famille des gros rouges qui tachent. Le bouquet est aussi charmeur qu'élégant avec des effluves de petits fruits noirs presque confiturés.
Curieusement, des notes de poivron rouge et de truffe noire s'ajoutent à un grillé très agréable. C'est comme si on avait une friandise alcoolisée en bouche. Le volume est assez grand, la cerise omniprésente, et l'ambiance mentholée ravive cette belle et longue finale. Ce n'est pas mon style de vin, mais je ne peux que féliciter les artisans de ce vin différent, original et si bien fait. Malheureusement, son prix freinera plus d'un palais aventurier. 4-6-5.
- Boneterra Cabernet Sauvignon 2005, rouge, Californie, États-Unis, nº 342428, 19,85 $
Je ne sais pas si c'est une stratégie du producteur ou l'influence du taux de change, mais le bonheur d'avoir un bon cabernet californien sous la barre des 20 $ me ravit grandement. Puisque la réglementation de la région de North Coast le permet, ce cabernet est agrémenté, pourquoi pas, de petites perles très avantageuses: cabernet sauvignon, 80 %; syrah, 15 %; merlot, 3 %; zinfandel et sangiovese, 2 %. Le secret ne s'arrête pas là puisque la recette d'élaboration est tout aussi remarquable et efficace: 19 % de fût de chêne neuf français et 10 % de chêne américain, le reste en fût d'un an ou plus, pendant 14 mois.
Tout cela donne un nez de cerise, de mûre et de violette dans une ambiance encore fumée et grillée. Le mordant de sa jeunesse marque par son aspect strict, un peu serré, et laisse entrevoir un avenir rapproché tout à fait charmeur.
À bien y regarder, ce vin n'a rien de si extraordinaire, il est tout simplement parfaitement bien fait et au bon prix. En plus d'avoir l'avantage d'être de culture biologique sérieuse, les vins de Boneterra sont francs, droits et sérieux. Une garde de deux à quatre ans les rend tous encore plus faciles et plus plaisants. Faut-il aimer la générosité des vins de la Californie et leur côté bien boisé? Oui. 3-5-6.
- Attems, Cicinis 2005, blanc, Frioul, Italie, nº 10388459, 29,40 $
Dans l'appellation de Collio, les cépages blancs de Cicinis s'accrochent aux très jolis coteaux à 130 mètres d'altitude. À 47 ans, cette petite et unique parcelle de cinq hectares entre dans son âge d'or pour offrir non pas la quantité mais la qualité de sa sagesse et l'essence de son ancrage sacré. Cette belle robe brillante jaune aux reflets or est issue d'un judicieux assemblage peu commun de sauvignon, tocai (dans cette région, le nom «tocai» n'a pas encore été changé pour «pinot gris» comme en Alsace) et de pinot bianco.
Malgré une vinification et un élevage en fût français et américain pendant plus d'un an, l'omniprésence du bois n'altère en rien les effluves de fleurs, de citron, de pomme et de miel. La trame de fraîcheur s'installe en bouche avec une droiture exceptionnelle.
Du début à la fin, un voile grassouillet enveloppe l'orchestration des sensations dans un magnifique crescendo. La savoureuse finale est épicée au poivre blanc et la silhouette s'estompe avec grâce. Un prix doux pour une lampée de séduction, avec un style à part. 4-6-7.
- Alois Lagader, Cabernet 2003, rouge, Trentin-Haut-Adige, Italie, nº 744011, 24,05 $
Installée depuis plusieurs générations dans l'enclave des Alpes et des hautes gorges du nord-est de l'Italie, cette famille de vignerons élève des vins blancs d'une élégance remarquable. D'abord parce que leur palais autrichien et leur talent les guident, mais aussi parce que ce terroir, le plus nordique de la péninsule italienne, en impose ainsi.
Même s'ils nagent dans le grand vin blanc, il n'en demeure pas moins que leur signature sur ce cabernet est de qualité. Le nez est tout en finesse, plein de fruits rouges frais et délicatement cuisiné comme la meilleure soupe de fruits rouges du plus grand chef. L'attaque en bouche est fraîche et démarque déjà la structure faite à 75 % de cabernet sauvignon et à 25 % de cabernet franc.
Les tanins sont vrais, consistants, bien placés, agrémentés d'une verdeur franche et si typique de ces cépages. La finale est à la fois soyeuse et charnue, menée par sa jeunesse vigoureuse et prometteuse. Si vous tentez votre chance avec un bon magret de canard rôti, le bonheur sera grand pour un prix très raisonnable. 4-5-6.
- Baron D'Ardeuil 2003, rouge, Buzet, France, nº 446187, 17,30 $
Depuis 1955, la petite région de Buzet, dans le sud-ouest de la France, a vécu des hauts et des bas bouleversants. Coincée au milieu de nulle part dans l'ombre de Bordeaux, de Bergerac, de Madiran et de Cahors, ce n'est qu'en 1973 qu'elle a accédé au rang d'AOC grâce, entre autres choses, à tous les efforts de la direction de la cave coopérative. Une tâche pour le moins colossale que de réunir et d'avoir un consensus de plusieurs centaines de membres étendus sur plus de 1700 hectares.
La dernière direction en place a tout mis en oeuvre pour retrouver la dignité que mérite ce terroir. Les derniers millésimes ont été élevés dans un style assez peu charmeur, ce qui lui a valu l'exclusion du statut de produit régulier à la SAQ.
Mais voici que la cuvée Baron D'Ardeuil se présente sur ce 2003 avec un nouvel habillage et un vin tout à fait juste et agréable, issu aux deux tiers de merlot jumelé au cabernet sauvignon et au cabernet franc. Le nez est moyennement intense avec des notes de bois, de cerise, de figue et d'épices.
La bouche est plus fraîche qu'avant, plus facile, moins rustique. Il est juste assez généreux, capiteux, avec une finale de noyaux de cerise. Si ce vin n'a pas le charme d'un cru, il a au moins l'avantage d'être bon, un peu costaud, surtout différent, et c'est un excellent compagnon sur une bavette de boeuf. 3-4-4.
***
Les vins de la semaine
Échelle de notation
défectueux - vide 0
très inférieur - médiocre 1
commun - passable 2
convenable - moyen 3
agréable - bon 4
supérieur - très bon 5
très supérieur - rare 6
excellent - très rare 7
parfait - unique 8
absolu - achevé 9
produit régulier R
produit de spécialité SP
boutique Signature SI
***
Simple, droit, bon
Tannat Don Pascual, Reserve 2006, Rouge, Juanico, Uruguay, N° 10299122, 12,40 $
Bonne idée d'assembler le tannat avec le merlot, même pour un vin si peu cher. Ça lui donne une allure un peu plus noble et de la profondeur. Le nez se présente avec des notes de figue, de griotte et de cuir. Son ensemble un peu sauvage et terreux tient sur une structure bien faite et sans prétention. Un bon achat si votre barbecue n'est pas rangé. 3-3-3.
***
Sec, fruité, parfumé
Grüner Veltiner 2006, Blanc, Autriche, N° 532440, 13,85 $
La mangue, la citronnelle, la banane et le litchi dominent ce nez exubérant. La bouche est fraîche, la structure est belle et la chair tout à fait honorable. La longueur est bonne et les parfums en bouche sont les mêmes. Un style germanique agréable sans l'impression de sucrosité. 3-4-3.
***
Velouté, corsé, long
Koonunga Hill 2005, Rouge, Australie, N° 613240, 17,95 $
Penfolds, un leader de la viticulture australienne, continue sur sa lancée avec des vins de bonne qualité et en grande quantité. Ici, c'est un assemblage de cabernet sauvignon et de merlot issu de cinq régions viticoles. Ce vin est intense, riche et persistant. Le volume est considérable mais bien équilibré avec ses tanins enveloppés. Un vin moderne avec un fruit abondant et un boisé marqué. 3-4-4.
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Riche, élégant
Foley Rancho 2003, Rouge, Californie, N° 10754172, 43 $
Cette syrah états-unienne offre un nez complexe de torréfaction, de fruits noirs, de marmelade, de terre et de champignon. La première impression en bouche charme par son élégance. Tout du long, le fruit semble laminé dans un ensemble enveloppant et charnu. La profondeur de ce grand vin moderne est remarquable. 3-6-6.
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