À l'ombre des Pyrénées
Photo : Jacques Grenier
Le petit restaurant Le Jurançon nous réchauffe par la bonne humeur qui y règne et les effluves de mijotés qui flottent jusque dans la salle, un local de 30 à 40 places grand comme un mouchoir de poche et qui ne laisse aucun doute sur l’origine des
Fort heureusement, Montréal n'offre pas que des restaurants branchés qui ouvrent et s'effacent au fil du temps ou selon la mode des restos fusion. Il existe de véritables petites trouvailles bien sympathiques que la tendance actuelle n'a pas encore affectées. Ici, au Jurançon, on prône la ventrêche, le cassoulet, la purée écrasée à la fourchette et la bavette marinée.
Ce petit restaurant, même par un froid cinglant, nous réchauffe par la bonne humeur qui y règne et les effluves de mijotés qui flottent jusque dans la salle, un local de 30 à 40 places grand comme un mouchoir de poche et qui ne laisse aucun doute sur l'origine des proprios.
On imagine l'intérêt pour le Béarn, le Pays basque et les Pyrénées de Jean Lepère qui, de son accent chantant, gagne le coeur des convives. Rien dans le décor ne surprend ou n'agresse l'oeil; on est tout simplement à l'aise comme on le serait chez soi à prendre un bon repas.
Le fromage Oka a remplacé l'ossau-iraty sur la soupe alors que les grands classiques de la maison demeurent indétrônables, tout comme le béret basque, d'ailleurs originaire du Béarn.
Rien de typiquement régional, sauf le cassoulet et la salade de gésiers confits, mais on est convié à une visite gourmande au Maghreb avec un jarret d'agneau aux citrons confits et un couscous, puis en Italie avec un risotto aux fruits de mer ou en Savoie avec la tartiflette de Cristina.
Dans l'assiette
Voilà un endroit parfait pour discuter littérature avec mon invitée, Hélène, qui dirige d'une main de fée plusieurs collections gourmandes. Tant le soir que le midi, le menu offre un choix à la carte et différentes tables d'hôte qui changent au gré du marché et, surtout, des saisons. Le Parmentier d'agneau qu'a choisi Hélène en plat principal lui donnait droit à la salade ou à une bonne soupe aux légumes. La soupe fumante et bien assaisonnée a ravi la belle Hélène.
Une assiette bien garnie de salade et de morceaux croustillants de gésiers confits m'a rappelé un voyage à Toulouse. Les gésiers de canard, parfaitement confits, rehaussaient avec justesse la salade verte.
Le Parmentier d'agneau qu'on sert au Jurançon est un plat copieux, tout comme la bavette, plat fétiche et recommandé. Un effiloché d'agneau confit se mélangeait en saveurs avec la douceur des pommes de terre Yukon Gold. Un léger jus de viande et quelques légumes embellissaient ce plat parfait pour la saison.
Un gros morceau de bavette (jadis morceau du boucher) remplissait l'assiette, laissant peu de place pour les frites et les légumes du jour. Tendre, savoureuse et absolument délicieuse, cette viande pourrait satisfaire le plus carnivore et le plus grand amateur de boeuf sans aucune restriction. Les frites n'étaient certes pas celles servies au bistro Leméac, mais elles ont suffi pour bon nombre de convives.
La carte des vins est à l'image du Jurançon, c'est-à-dire tout à fait sympathique: quelques bons madirans, comme le Torus qu'on vend aussi au verre à 7 $, des jurançons secs ou moelleux et quelques autres vins pour combler les amateurs.
Le petit pot de crème noisette et le nougat glacé sont venus clore ce repas sans prétention et fort convivial. De bons desserts bien faits, sans trop de sucre, permettent de terminer le repas sur une note de bien-être tout en laissant l'impression qu'il existe à Montréal de charmantes institutions où la table est bonne.
- Prix payé pour deux personnes le midi avec deux verres de vin et café, taxes comprises mais service non compris: 77,48 $.
Le Jurançon
1028, rue Saint-Zotique Est
Montréal
Tél: 514 274-0139
- Plus: le charme d'un petit resto de quartier et une cuisine simple et bonne.
- Moins: un mélange de styles qui peut surprendre et la visibilité réduite de l'endroit.
Ce petit restaurant, même par un froid cinglant, nous réchauffe par la bonne humeur qui y règne et les effluves de mijotés qui flottent jusque dans la salle, un local de 30 à 40 places grand comme un mouchoir de poche et qui ne laisse aucun doute sur l'origine des proprios.
On imagine l'intérêt pour le Béarn, le Pays basque et les Pyrénées de Jean Lepère qui, de son accent chantant, gagne le coeur des convives. Rien dans le décor ne surprend ou n'agresse l'oeil; on est tout simplement à l'aise comme on le serait chez soi à prendre un bon repas.
Le fromage Oka a remplacé l'ossau-iraty sur la soupe alors que les grands classiques de la maison demeurent indétrônables, tout comme le béret basque, d'ailleurs originaire du Béarn.
Rien de typiquement régional, sauf le cassoulet et la salade de gésiers confits, mais on est convié à une visite gourmande au Maghreb avec un jarret d'agneau aux citrons confits et un couscous, puis en Italie avec un risotto aux fruits de mer ou en Savoie avec la tartiflette de Cristina.
Dans l'assiette
Voilà un endroit parfait pour discuter littérature avec mon invitée, Hélène, qui dirige d'une main de fée plusieurs collections gourmandes. Tant le soir que le midi, le menu offre un choix à la carte et différentes tables d'hôte qui changent au gré du marché et, surtout, des saisons. Le Parmentier d'agneau qu'a choisi Hélène en plat principal lui donnait droit à la salade ou à une bonne soupe aux légumes. La soupe fumante et bien assaisonnée a ravi la belle Hélène.
Une assiette bien garnie de salade et de morceaux croustillants de gésiers confits m'a rappelé un voyage à Toulouse. Les gésiers de canard, parfaitement confits, rehaussaient avec justesse la salade verte.
Le Parmentier d'agneau qu'on sert au Jurançon est un plat copieux, tout comme la bavette, plat fétiche et recommandé. Un effiloché d'agneau confit se mélangeait en saveurs avec la douceur des pommes de terre Yukon Gold. Un léger jus de viande et quelques légumes embellissaient ce plat parfait pour la saison.
Un gros morceau de bavette (jadis morceau du boucher) remplissait l'assiette, laissant peu de place pour les frites et les légumes du jour. Tendre, savoureuse et absolument délicieuse, cette viande pourrait satisfaire le plus carnivore et le plus grand amateur de boeuf sans aucune restriction. Les frites n'étaient certes pas celles servies au bistro Leméac, mais elles ont suffi pour bon nombre de convives.
La carte des vins est à l'image du Jurançon, c'est-à-dire tout à fait sympathique: quelques bons madirans, comme le Torus qu'on vend aussi au verre à 7 $, des jurançons secs ou moelleux et quelques autres vins pour combler les amateurs.
Le petit pot de crème noisette et le nougat glacé sont venus clore ce repas sans prétention et fort convivial. De bons desserts bien faits, sans trop de sucre, permettent de terminer le repas sur une note de bien-être tout en laissant l'impression qu'il existe à Montréal de charmantes institutions où la table est bonne.
- Prix payé pour deux personnes le midi avec deux verres de vin et café, taxes comprises mais service non compris: 77,48 $.
Le Jurançon
1028, rue Saint-Zotique Est
Montréal
Tél: 514 274-0139
- Plus: le charme d'un petit resto de quartier et une cuisine simple et bonne.
- Moins: un mélange de styles qui peut surprendre et la visibilité réduite de l'endroit.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page



