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    Montréal couleurs cafés
    Contenu commandité par la société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal
    Le Devoir entame aujourd’hui, en collaboration avec la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, une série hebdomadaire de portraits des communautés culturelles qui ont contribué à bâtir le Montréal d’aujourd’hui sous le titre évocateur « Montréal couleurs cafés ». Cette série a été réalisée à partir d’entrevues de Montréalais issus de l’immigration, ancienne et récente, dans des cafés et autres lieux de rassemblement communautaires. Des portraits vidéo seront également diffusés sur les plateformes numériques du Devoir.

    Plus de 120 communautés culturelles sont présentes à Montréal, où elles forment environ le tiers de la population. Les douze portraits qui seront publiés à la suite de cette brève mise en contexte historique ne permettront d’évoquer que les plus importantes. Nous espérons toutefois qu’ils permettent de mieux comprendre la réalité de l’intégration.

    L’expression « communauté culturelle » est d’ailleurs souvent galvaudée. Tout comme le reste de la société, les communautés issues de l’immigration ne forment pas des groupes homogènes. Certains membres fréquentent leurs organisations communautaires, d’autres pas du tout. Certains s’identifient d’abord comme Canadiens ou Québécois avant d’appartenir à leur terre d’origine. Mais tous se disent Montréalais !

    Bonne lecture.

    Le Devoir poursuit cette semaine, en collaboration avec la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, la publication de sa série de portraits des communautés culturelles qui ont bâti le Montréal d’aujourd’hui.
    Le Devoir poursuit cette semaine, en collaboration avec la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, la publication de sa série de portraits des communautés culturelles qui ont bâti le Montréal d’aujourd’hui.

    La bonne entente pragmatique
    Bien avant que le terme « accommodement » ne soit au centre du débat public, les communautés qui ont bâti Montréal ont dû apprendre à s’accommoder de la présence de l’autre, par la force des choses. Petite histoire du vivre-ensemble montréalais.

    Hélène Roulot-Ganzmann

    Collaboration spéciale

    Lorsqu’en 1833, Montréal adopte ses premières armoiries, figure déjà dessus sa devise, Concordia salus. Mais qu’en est-il vraiment ? Ce salut par la concorde tamponné par le premier maire de la ville, Jacques Viger, et statuant que la bonne entente entre les peuples fondateurs est à l’origine de la prospérité de la bourgade, résiste-t-il à l’épreuve des faits ? Plutôt d’accord, répondent les historiens. Avec toutefois quelques périodes de frictions.

    « Maisonneuve arrive dans un no man’s land, décrit Jean-Claude Robert, professeur émérite au Département d’histoire de l’Université de Montréal. Les Iroquoiens du Saint-Laurent, avec lesquels Samuel de Champlain était entré en contact un siècle plus tôt, ont disparu. Mais très vite, la petite communauté française subit les attaques iroquoises. Surtout parce que les Français sont traditionnellement les alliés des Hurons et que, à ce titre, ils étaient considérés comme des ennemis. »

    La colonie vit donc dans l’insécurité, et ce, jusqu’à la Grande Paix signée à Montréal en 1701. À l’invitation du gouverneur de Callière, 1300 ambassadeurs autochtones représentant une quarantaine de nations en provenance de toute l’Amérique du Nord signent alors un traité de non-agression. Le commerce et les expéditions de découvertes peuvent alors reprendre en toute quiétude pendant presque un demi-siècle, et la petite ville se développe… jusqu’à ce que les Britanniques décident de jeter leur dévolu sur la Nouvelle-France.

     

    Et encore, le passage de Montréal dans le giron de la Couronne d’Angleterre le 8 septembre 1760 a lieu sans combat, contrairement à ce qui s’était déroulé sur les plaines d’Abraham à Québec l’année précédente.

    Et puis, très vite, les deux communautés comprennent qu’elles ont intérêt à coopérer. Montréal est alors devenue la capitale du commerce des fourrures. Les Britanniques ont besoin des Français, car ce sont eux qui ont les meilleurs contacts avec les autochtones, et les Français, des Britanniques, car la nouvelle métropole est Londres.

    « Tous les échanges doivent passer par l’Angleterre, et non plus la France, souligne Donald Fyson, professeur titulaire au Département des sciences historiques de l’Université Laval et spécialiste du Régime britannique. Qui a les liens en Angleterre ? Ce sont les marchands anglais et écossais. Ainsi, les rapports entre les deux peuples sont presque forcés, mais ils doivent se passer de manière cordiale. Il n’y a pas eu d’affrontement constant, mais il ne faut pas croire non plus certains anciens écrits qui disent que, dans le fond, les Canadiens français étaient contents de voir arriver les Britanniques parce que ça signifiait la fin de la guerre. »

    Le professeur évoque ainsi des accommodements. Alors qu’en Angleterre les catholiques n’ont pas le droit de pratiquer leur religion, les descendants des Français au Canada ne pâtissent pas de cette interdiction. Ils préservent également certaines garanties de propriété, sur leurs terres, mais aussi sur leurs esclaves.

    « Jusque dans les années 1820, il n’y a pas de grandes tensions entre les communautés, indique Jean-Claude Robert. Il y a même de nombreux intermariages dans les grandes familles. Au moment de la Conquête, Montréal ne compte que 4000 habitants environ, et les Français vont rester majoritaires pendant plusieurs décennies encore. Jusqu’au milieu des années 1830, en réalité. Ça oblige les Britanniques à faire des concessions. »

    Une partie des institutions, de la justice notamment, reste ainsi aux mains des Canadiens français. Les Britanniques s’appuient sur l’élite locale.

    Quid des gens ordinaires ?

    « Nous n’avons bien entendu que peu de témoignages, note Donald Fyson, mais si l’on se réfère aux archives judiciaires, on se rend compte que les conflits semblent plutôt demeurer au sein des différents groupes. Ça tient au fait que les communautés vivaient entre elles et n’avaient pas beaucoup de contacts. »

    Jean-Claude Robert évoque lui aussi le cloisonnement institutionnel qui fait en sorte que les trois solitudes, les Francos catholiques, les Irlandais catholiques et les Britanniques protestants, ont leurs propres institutions : leurs hôpitaux, leurs systèmes scolaires et leurs lieux de culte. Une petite population allemande, quelques juifs, des populations noires et autochtones complètent alors le tableau montréalais jusqu’au milieu du XIXe siècle.

    Mais dès les années 1820, avec la fin des guerres napoléoniennes en Europe, Montréal voit affluer des immigrants anglais, écossais et irlandais. Les rivalités se font alors de plus en plus grandes. Petit à petit, le pouvoir économique et politique passe aux mains des Britanniques. Les tensions sont exacerbées dès la fin des années 1830 et mènent, en 1837-1838, à la rébellion des patriotes et, en 1849, à l’incendie du parlement à Montréal.

    « À cette époque, on voit l’émergence de l’économie moderne de Montréal, raconte Jean-Claude Robert. Les Canadiens français se sentent exclus et, si les tensions sont plus fortes, c’est qu’on cherche à rétablir un équilibre. Dans ce contexte, l’adoption en 1833 de la devise Concordia salus tient du pragmatisme. Les gens savent qu’ils vont devoir vivre ensemble. »

    - La semaine prochaine : les Écossais.

    Des Écossais tissés serrés
    C’est à L’île Noire, un pub écossais de la rue Saint-Denis ouvert en 1989 — par un Québécois francophone tombé sous le charme des scotchs single malt ! —, qu’on a donné rendez-vous à trois visages de la communauté écossaise de Montréal. Un lieu représentatif de l’intégration des traditions écossaises à la culture québécoise.

    Photo : Guillaume Levasseur
    Peter McAuslan, Sterling Downey et Darren Henwood attablés au pub l’Île Noire

    Martine Letarte

    Collaboration spéciale

    « Dois-je porter le kilt ? » a demandé, avant de se présenter au rendez-vous, Sterling Downey, fondateur du festival de graffitis Under Pressure et conseiller municipal à l’arrondissement de Verdun. Le kilt, le whiskey, la cornemuse, on pourrait se croire dans les clichés, mais non ; les Écossais sont fiers de ces symboles culturels et ils les célèbrent.

    En 2015, à l’initiative de Sterling Downey, la Ville de Montréal a d’ailleurs reconnu officiellement le 6 avril comme le Jour du tartan. À l’occasion du 375e, la Société St. Andrew de Montréal a même créé le « tartan de Montréal 1642 » arborant le célèbre motif de lignes entrecroisées aux couleurs de la métropole. Contrairement aux Québécois, qui ne portent plus la traditionnelle ceinture fléchée, tout bon Écossais se doit de posséder un kilt. « J’ai un kilt noir, bien simple, et je le porte sur scène lors de spectacles pour la communauté écossaise », raconte Darren Henwood, humoriste de la relève arrivé à Montréal en 2010 pour suivre son amoureuse québécoise.

    Des siècles d’immigration écossaise

    Darren Henwood, qui parle très bien français malgré son arrivée récente, n’a pas du tout le profil de l’Écossais montréalais typique. Environ 200 000 Québécois se disent d’origine écossaise et pratiquement tous sont nés au Québec, dont une bonne proportion se trouve à Montréal.

    L’immigration écossaise a véritablement débuté au XVIIIe siècle, à la faveur de la conquête de la Nouvelle-France par les Anglais. Les Écossais étaient particulièrement actifs dans le commerce et la traite des fourrures. Puis, l’immigration s’est poursuivie au XIXe siècle, alors que les Écossais ont pu mettre à profit leur sens des affaires dans un Canada en plein essor industriel. La migration a continué après la Première Guerre mondiale.

    C’est à cette époque, en 1920, que la famille paternelle de Peter McAuslan, fondateur de la brasserie du même nom, a quitté la banlieue de Glasgow pour s’établir à Montréal. « Mon père avait sept ans à l’époque. Puis, pendant la Seconde Guerre, il a rencontré ma mère, une anglophone de Montréal d’origine écossaise. » Avec ces grands mouvements de migration, l’Écosse a perdu une bonne partie de ses habitants, partis s’établir dans différents pays où ils se sont intégrés à la population locale. Par exemple, Sterling Downey a une part écossaise en lui, mais il en ignore les détails. Il sait que sa grand-mère maternelle a quitté la Grande-Bretagne avec ses enfants pour Montréal après la Première Guerre mondiale. Puis, à Ville-Émard, sa mère a rencontré son père, un Irlandais vétéran de la Deuxième Guerre mondiale membre du Black Watch, le régiment écossais.

    « Les Écossais forment une communauté très ouverte », témoigne l’élu de 43 ans. À Montréal, la communauté écossaise est tissée serrée et organise plusieurs événements pour célébrer sa culture. Il y a les Jeux écossais (Highlands Games) chaque été. Puis, des soupers célèbrent le poète Robbie Burns. On y sert le haggis, un plat traditionnel à base de viscères, et on lit des poèmes de Burns. « Robbie Burns, c’est comme le Kanye West de sa génération! » raille Darren Henwood.

    Le contexte aujourd’hui est bien différent de celui dans lequel Peter McAuslan a grandi, dans les années 1950. « Plusieurs Écossais ont quitté le Québec dans les années 1970, en raison des remous politiques d’alors, mais ceux qui sont restés sont vraiment aussi des Québécois dans l’âme », explique Peter McAuslan dans un excellent français même s’il a fréquenté l’école anglaise et a toujours parlé anglais à la maison. « L’identité écossaise s’est vraiment mélangée avec l’identité québécoise », ajoute-t-il.

    Poursuivre la tradition

    Par contre, la culture écossaise n’est pas moins célébrée pour autant. Au contraire, même. « Mon père et mon grand-père, deux Écossais de souche, n’ont jamais eu d’intérêt pour les choses écossaises, raconte Peter McAuslan. Comme tous les Montréalais, ils s’intéressaient plus au club de hockey des Canadiens ! Depuis que la communauté est plus petite, elle est plus fière de ses origines. »

    Darren Henwood se sent aussi plus connecté à la culture traditionnelle écossaise depuis qu’il est à Montréal : « Les gens ici célèbrent beaucoup les traditions et ils transmettent leur passion. »

    De différentes façons, les Québécois sont plus près des Écossais que ce qu’ils peuvent penser. D’abord, il y a, de part et d’autre, des liens historiques avec la France. Les Écossais et les Français étaient des alliés contre les Anglais avec la Vieille Alliance, à la suite d’un traité signé en 1295. « Puis, il y a un mouvement indépendantiste chez les Québécois comme chez les Écossais, indique Darren Henwood. Et les deux aiment le whiskey ! »

    Pour que la culture écossaise continue d’être célébrée à Montréal, Peter McAuslan a participé à la création d’une chaire de recherche en études canadiennes écossaises à l’Université McGill, établissement d’ailleurs fondé par un Écossais.

    « C’est important que la culture continue de se transmettre aux jeunes, croit aussi Darren Henwood. En plus, un enfant en kilt, c’est vraiment trop cute ! »


    - La semaine prochaine : les Irlandais.

    Irlandais et Québécois,
    unis par le destin
    Les Irlandais, l’un des peuples bâtisseurs de Montréal, étaient en plein dans leurs préparatifs de la Saint-Patrick lorsque Le Devoir a voulu discuter avec eux de leur culture et de leur présence dans la métropole. Plusieurs ont tout de même rapidement répondu à l’appel. Esprit de communauté, quand tu nous tiens ! Le rendez-vous a été donné, bien sûr, dans l’un des nombreux pubs irlandais de Montréal,
    l’Irish Ambassy Pub and Grill.

    Photo : Guillaume Levasseur
    Victor Boyle, Donovan King et Fergus Keyes, membres de la Fondation du parc du Monument irlandais de Montréal, se sont joints à Cathy McKee et Paul Loftus lors de la rencontre au Irish Ambassy Pub and Grill.

    Martine Letarte

    Collaboration spéciale

    Grâce aux nombreux pubs où on peut participer à des sessions de musique traditionnelle irlandaise et grâce au défilé annuel de la Saint-Patrick, la réputation festive des Irlandais n’est plus à faire à Montréal.

    « Les Québécois et les Irlandais partagent une même joie de vivre », constate Cathy McKee, arrivée à Montréal en 2011 après avoir quitté l’Irlande du Nord.

    « Montréal a d’ailleurs le plus vieux défilé de la Saint-Patrick dans le monde tenu chaque année sans interruption », affirme Paul Loftus, dont la fille était la reine du 194e défilé cette année.

    C’est aussi un événement festif qui célèbre l’ouverture de la communauté irlandaise et qui attire des gens de différentes origines.

    Le ballon comme outil d’intégration

    À son arrivée à Montréal pour perfectionner son français, Cathy McKee pensait qu’elle se sentirait bien seule comme Irlandaise. « Finalement, j’ai rapidement découvert qu’on célébrait la culture irlandaise plus fortement ici qu’en Irlande », dit-elle.

    Pour tisser des liens avec sa communauté, elle a rejoint le Montreal Irish Rugby Football Club même si elle n’avait jamais touché à un ballon de sa vie. « En Irlande, ce sont les hommes qui jouent au rugby ! Mais je suis allée à une séance d’entraînement et je n’ai pas arrêté de jouer depuis », raconte-t-elle.

    Elle n’y a pas rencontré que des Irlandais. « La démographie a beaucoup changé, précise-t-elle. Avant, on trouvait principalement dans le club des anglophones d’origine irlandaise, mais maintenant, il y a beaucoup de francophones aussi, dont plusieurs Français », précise celle qui est devenue vice-présidente du club, lequel a son clubhouse dans la banlieue très francophone de Sainte-Julie !

    Paul Loftus s’est aussi joint à l’équipe gaélique de football Montreal Shamrocks avant de bifurquer vers le rugby à son arrivée à Montréal il y a une trentaine d’années. « Lorsqu’on est jeune, on fait du sport, puis on s’implique ailleurs dans la communauté », affirme celui qui a par la suite cofondé la Chambre de commerce Irlande-Canada – section Montréal.

    Liés dans le drame

    Le premier Irlandais à s’établir en Nouvelle-France est Tadhg Cornelius O’Brennan, en 1661. Toutefois, c’est pendant la première moitié du XIXe siècle qu’on a vu arriver la majorité des Irlandais qui fuyaient la Grande famine dans leur pays. Ils ont grandement contribué à l’industrialisation de Montréal, notamment en participant à la construction du canal de Lachine.

    En 1847, environ 6000 immigrants irlandais arrivés par bateau sont morts du typhus et ont été enterrés près du pont Victoria, à Montréal, au site de la Roche noire.

    Plusieurs Canadiens français leur sont venus en aide, dont, en première ligne, les Sœurs grises, dont plusieurs ont aussi attrapé le typhus et y ont laissé leur peau.

    « Plus d’un millier d’enfants irlandais sont devenus orphelins à la suite de cette épidémie et ils ont été adoptés par des familles canadiennes-françaises », raconte Victor Boyle, de la Fondation du parc du Monument irlandais de Montréal.

    L’organisme milite pour que la Ville érige un espace vert autour du site de la Roche noire. « Il faut créer ce parc en l’honneur de tous ces Irlandais et de tous ces Québécois qui leur sont venus en aide, affirme M. Boyle. Nous voulons remercier les Québécois. S’ils n’avaient pas été là, on ne serait pas là aujourd’hui. Nos histoires sont très liées et c’est peu connu au Québec. »

    Des identités intégrées

    En 2011, 428 570 personnes se sont déclarées d’origine irlandaise au Québec, dont plus de 80 % ont dit avoir aussi au moins une autre origine ethnique.

    « Mais bien des Québécois ont des racines irlandaises et ne le savent pas, affirme Paul Loftus. Plusieurs noms de famille québécois n’existent pas en France. Ils sont en réalité des noms irlandais qui se sont transformés au fil des ans. Comme le nom de famille O’Sullivan devenu Sylvain, ou O’Brennan devenu Aubry. On estime en fait qu’environ 40 % des Québécois ont une origine irlandaise. »

    Dont l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, La Bolduc et le maire de Montréal, Denis Coderre.

    De plus, on assiste aujourd’hui à l’arrivée d’une nouvelle vague d’immigrants irlandais, dont fait partie Cathy McKee.

    « C’est facile de venir ici grâce au Programme Vacances Travail, indique-t-elle. Je suis arrivée en plein mois de janvier, pour savoir ce qu’était l’hiver québécois », affirme celle qui s’est établie dans Pointe-Saint-Charles, un quartier qui historiquement a accueilli de nombreux immigrants irlandais.

    Finalement, l’hiver ne l’a pas refroidie et elle a adoré Montréal. « J’ai tout de suite su que je voulais y rester et je viens d’obtenir ma résidence permanente », a-t-elle dit en se commandant une autre pinte.

    Le Devoir a quitté les lieux, mais la soirée commençait pour ces Irlandais heureux de se retrouver au pub.


    - La semaine prochaine : les Italiens.