Vos réactions
Mandarinat journalistique
Vous faites hélas preuve de beaucoup de prétention. Avec votre façon de souligner à grands traits que vous lisez Le Monde, VOUS, croyant faire partie d'une espèce d'élite qui devrait être la seule à s'exprimer sur la place publique, méprisant les blogueurs et déplorant un relâchement intellectuel généralisé (vous exclus), favorisé par l'instantanéité d'Internet. Votre petit soupir de regret en mémoire du temps où on prenait le temps de réfléchir et de se relire. Vous êtes-vous relu pour terminer votre papier avec un raccourci logique tel que "n'allons pas chercher bien loin les causes du décrochage scolaire" ? Ha bon ? Il faudrait se décider : vous souhaitez qu'on cherche loin ou qu'on balance la première relation causale qui nous vient l'esprit? À ce que je sache, quand j'étais au secondaire et qu'Internet n'existait pas encore, le décrochage scolaire était déjà un fléau. Le pire de votre chronique est d'avoir poser a priori le postulat "ceux qui s'expriment et réagissent sur les blogues et les tribunes (monsieur-madame-tout-le-monde) sont généralement non informés, ignares et hargneux" et de terminer par "vous pouvez écrire tout le mal que vous voulez de mon papier". Suite logique sous-entendue : si vous remettez en question mon papier, vous êtes des cons. !!!?!?!? Oui, c'est vrai, il se publie de tout sur Internet et il faut faire preuve de discernement. Mais entre nous, il faut peut-être avoir travaillé en édition pour savoir qu'il se publie AUSSI des quantités impressionnantes d'essais creux et de brûlots diffamatoires dans le monde, rédigés et corrigés pourtant avec du recul et un comité éditorial. Je ne donnerai pas d'exemples, vous qui semblez lire et surveiller l'actualité littéraire, vous devez le savoir. Le problème ne tient pas au medium, Monsieur Rioux. Et il ne faudrait prendre tout le monde pour des imbéciles. À propos, il aurait fallu écrire correctement le mot "blogue" dans votre titre.
Nadia Roy
