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Argon de Molière

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Augustin Réhel
Envoyé Le mardi 06 janvier 2009 07:00




"...Le Clezio, Cheng, Marx, Clausewitz, Kant, Hegel, Foucault, Camus, Sloterdijk et Debray ..."

Ma foi, il ne manque que Mein Kampf!

Comme je vous le disais, vous beurrez épais et c'est ce qui vous discrédite le plus. Étaler ses connaissances et traiter les autres comme des ignares sur lesquels un si grand pontife du savoir comme vous consent un coup d'oeil désintéressé et débonnaire me semble l'arrogance la plus accomplie. Et cela suinte de vos propos comme d'un nombril infecté! Quel fat alité! comme diraient vos amis les intellectuels!

N'oubliez pas cette maxime: L'arrogance est la nuit de l'esprit! Vous en chercherez l'auteur puisque vous semblez les collectionner comme le célèbre Argon de Molière collectionnait les granules!

Molière n'a jamais été tendre avec la société de son époque. Les pièces composées tout au long de sa carrière se moquent sans retenue des comportements parfois ridicules et risibles des hommes du XVII° siècle. Du bourgeois prétentieux et envieux au noble désargenté, du dévot que des manières excessives rendent comique au séducteur insatiable et résolu, nul n'est épargné par les répliques acerbes d'un valet malicieux derrière qui se cache l'auteur.

Dans son ultime chef d'oeuvre, Le Malade Imaginaire, Molière décrit avec un humour sans concession le moment où Argon, dont le rêve est de devenir médecin, se présente à l'examen qui ouvre les portes de la profession. Les maîtres de l'Université l'interrogent, à tour de rôle, en latin :

Comment soigner l'hydropisie ?

Le candidat répond « Clysterium donare, postea saignare, ensuita purgare ».

Vous traduirez! Et vous appliquerez!


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