Le message de mr Prensky me semble davantage est basé sur la naïveté des non-initiés que sur une réflexion solide, à moins que ce ne soit celle d'un talentueux vendeur. Les jeunes ignorent énormément du fonctionnement de ces outils technologiques, et si on peut s'en servir effectivement pour apprendre, le but de l'apprentissage est d'abord et avant tout selon moi d'interagir avec le monde. Et le monde, ce n'est pas un téléphone cellulaire, c'est le monde. L'école devrait justement servir à développer cette capacité, de plus en plus rare, de discuter avec la personne qui se trouve à vos côtés plutôt que de l'ignorer pour échanger des inepties avec celle qui se trouve à des kilomètres. Vivement une école où l'on apprend que le cellulaire donne le cancer, que sa fabrication requiert des dizaines de produits chimiques dangereux, que sa vétusté est programmée et calculée afin de pouvoir en vendre un nouveau dans l'année à venir. Le consumérisme est mis à l'honneur à la télé et sur internet, et sur le téléphone cellulaire. Pour le réaliser, il faut d'abord les éteindre.
Quant au clivage entre jeunes et enseignants, il a toujours existé et existera toujours. Être adulte et être adolescent, ce sont deux réalités différentes. Connaître ou non le théorème de Pythagore également.