Vos réactions
Un avenir sans dinosaures...
«Big is Bad»
Même si elle engrangent des milliards, ou justemement parce qu'elles reçoivent beaucoup plus qu'elles ne donnent, les grandes organisations privées et publiques sont vouées à disparaître.
Que les citoyens ordinaires soient d'accord ou pas, peu importe, l'écosystème financier et humain n'a plus les moyens de maintenir à flot ces grandes organisations désuètes et coûteuses.
Ce n'est qu'une question de temps, de peu de temps.
Déjà les plus boîteuses ont commencé à tomber.
Mais le processus est inéluctable. Chaque grande corporation qui tombe affaiblit les autres en limitant la capacité de payer d'une portion grandissante de la population.
Moins la population est capable de payer, moins les grandes institutions ont de marge de manoeuvre. Et comme elles sont peuplées d'incompétents de haut en bas, elles vont toutes y passer.
Si vous voulez vous faire une idée de l'avenir, regardez loin dans le passé, avant la formation des États, à l'époque où la plus haute organisation sociale, c'était la ville. Plus haut que la ville, il n'y avait rien.
Hé bien, comme on est partis là, le futur est simple : small is beautiful.
L'organisation de la société va ressembler davantage à l'organisation du corps humain. Une infinité de cellules individuelles organisées en réseaux interdépendants, mais aucune organisation centrale et pas de relations de pouvoir.
Il va y avoir encore de la technologie, mais elle sera produite par une infinité de petites entreprises au lieu d'un petit nombre de grandes entreprises.
Et les utilisations seront aussi d'une infinie diversité. Fini le temps où les deux tiers des usagers utilisent le même logiciel pour accomplir les mêmes tâches.
Cette époque est révolue, parce que les gens ont changé.
Les gens sont très différents les uns des autres maintenant et rien ne les ramènera à devenir tous pareils. Ni le pape, ni les menaces de perte d'emploi, ni les montées de lait des lucides, rien.
Faites-vous à l'idée, nous sommes à la fin d'une vaste époque et les changements qui s'en viennent sont plus importants que tout ce qu'on nous a appris dans les manuels d'histoire depuis avant Jésus-Christ.
Les grandes religions et les grandes corporations continuent de vivre selon une conception du monde datant d'avant Newton, Copernic et Galilée.
Mais à mesure que la population intègre le nouveau paradigme de la physique quantique, de nouvelles bases se créent pour la formation d'une organisation sociale holographique, fractale et hyper-efficace.
Les heures des grandes corporations privées et des grandes institutions publiques sont comptées.
Des géants aux pieds d'argile.
Serge Grenier
