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Un exemple africain

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Placide Munger (mungerp@videotron.ca)
Envoyé Le lundi 05 janvier 2009 07:00



Donner aux élèves la maîtrise de leur apprentissage du français au moyen de l'intégration TIC, cela fonctionne. Preuve en est ce qui s'est passé dans une école élémentaire de Dakar. Mais il y a un mais, c'est qu'il aussi nécessaire de laisser tomber l'obsession traditionnelle d'un enseignement décontextualisé de la réalité des élèves. Le français comme toute autre langue pré-numérique, répond à des besoins de communications qui eux-mêmes répondent à des fonctionnements sociaux et des cultures n'ayant que peu de sens chez les "natifs de l'univers numérique". Chez ceux-ci, la langue première est l'ensemble des outils de communication par le numérique. Les langues secondes, les nôtres pour faire court, ne leur sont utiles que comme complément et comme compétence pour parler avec nous. Ils ont leur propre grammaire et syntaxe, leur graphie, leur vocabulaire. Ils apprennent tout de même notre langage à un rythme exceptionnel dès que cela leur permet d'atteindre leur "univers" numérique.

C'est cela qui ressort de cette expérience réussie dans cette école d'un quartier populaire de Dakar, celui du chanteur Youssou N'Dour. Pas de rupture entre le numérique et le pré-numérique donc, pas non plus de continuité, mais une sorte d'imbrication fonctionnelle des deux "mondes".

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