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Il faudra aussi que la "science économique" devienne une vraie science.

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Georges Paquet (georgespaquet@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 02 janvier 2009 03:00



Il faudra sûrement que les autorités politiques et financières introduisent une grande dose de discipline dans les systèmes financiers et économiques si on veut sortir honorablement de cete crise. Mais il faudra surtout que les économistes se pressent de faire évoluer ce qu'ils ont appelé jusqu'à maintenant "la science économique" pour qu'elle devienne une vraie science. C'est absolument indispensable pour que les preneurs de décisions obtiennent des futurs économistes des renseignements et des outils appropriés pour réparer les dégâts de cette crise et éviter que ce qui est proposé pour en sortir ne provoque éventuellement une autre crise peut-être plus grave. Ce travaille vers une science économique utile est urgent et indispensable, car les preneurs de décisions, comme les gouverneurs des banques centrales, qui doivent être les phares indispensables durant une tempête, ont démontré qu'ils ne savent pas ce que leurs décisions vont provoquer comme résultats. Ainsi, le gouverneur de la Banque centrale américaine, M. Bernanke a déclaré devant le Congrè que les mesures qui avaient été prises pour contenir la crise des "subprimes" étaient suffisantes et nous assurait que le pire était derrière nous. Or ce n'est que quelques semaines plus tard qu'il déclarait que l'évolution catastrophique que cette crise a connue l'avait surpris.

Si les meilleurs économistes, avec les conseillers qui les entourent, ne peuvent pas mesurer les effets que leurs décisions produiront dans l'espace de deux ou trois semaines, nous ne sommes certainement pas en présence de grands scientifiques. Et ce n'est pas rassurant...

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