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Élasticité de la justice ? C.Pelchat tahcl@axion.ca

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Cécilien Pelchat (tahcl@cite.net)
Envoyé Le mardi 30 décembre 2008 09:00



Une fois de plus,je crois qu'il ne faut pas permettre aux administrateurs de la justice(juges,procureurs et autres)d'en prendre à leur aise avec des questions juridiques aussi graves.Beaucoup ne semblent pas se rendre compte du danger auquel s'expose notre société moderne lorsqu'elle s'aventure sur cette pente mortelle. On a beau avoir toute la sympathie du monde(et personnellement je crois que ce sont des drames horriblement tristes que de tuer présumément par amour)pour les personnes impliquées et s'il y a une vraie défense en droit pour l'inculpé,il faut s'en servir à fond,mais on ne peut justifier ``a priori``et par principe que poser un tel geste est un acte légal et moral.
Les sociétés qui s'engagent et s'engageront à justifier un tel geste en principe découvriront vite dans quelle trappe juridique elles s'enfonceront. Imaginez le nombre et la complexité de toutes les circonstances possibles
qui pourront donner lieu à une ``commande``de faire disparaître qui,un ami,un conjoint,un parent,parce que sa qualité de vie ``me``,``nous``semble insupportable.Car,il est bien là l'argument massue.
Aujourd'hui,dans tous les hôpitaux et les établissements de soins de derniers recours,il existe des équipes biens formées qui possèdent une panoplie de recours
pour pallier aux périodes douloureuses et/ou finales. Et je
m'excuse au près de M.Samuel,mais,il n'y a pas d'hypocrisie là-dedans,mais seulement de la vraie compassion humaine et
chrétienne si vous avez la foi.
Nos semblables(particulièrement nos proches)ne sont pas seulement ``un paquet de molécules``comme l'a écrit un scientiste moderne.Ils ont une âme;la preuve,ils souffrent.Au fond,la seule vraie manière de les secourir,c'est de les approcher le plus possible dans leurs souffrances et leur détresse morale;de leur montrer notre empathie;de les assurer de notre présence chaleureuse et de
leur administrer les palliatifs qui rendront leur départ
moins souffrant. beaucoup de ces désespérés qui se voient ainsi entourés,appréciés et bien traités en arrivent à reprendre goût à la vie,même si leur handicap n'a pas disparu.
Mettre fin à la vie d'un de ses semblables n'a jamais été une solution.Imaginez vous-mêmes faisant celà.
Le pourriez-vous ?
C.Pelchat
Lac-Mégantic

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