Accord de Copenhague sur le climat - Le premier ministre suédois reste sceptique
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Stockholm -- Le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, estime, dans une entrevue accordée au quotidien suédois SvD publié hier, qu'il sera beaucoup plus difficile que prévu d'arriver à un accord sur le climat lors du sommet de l'ONU qui sera tenu à Copenhague en décembre 2009.
«Une bonne partie de la volonté politique qui existait il y a deux ans a disparu», ajoute le premier ministre, notant qu'entre-temps la crise financière a changé la donne.
À la fin de décembre 2009, la communauté internationale doit se réunir à Copenhague pour mettre au point le traité qui devra déterminer la part d'efforts de chacun, pays industrialisés et en développement, pour réduire leurs rejets polluants sur la période postérieure à 2012.
«Il y a moins de pays qui sont prêts à adopter un rôle moteur dans le processus. Beaucoup d'entre eux prévoient à l'inverse des objectifs qui visent à ce que leur propre pays ait moins d'efforts à faire», juge M. Reinfeldt.
Le président élu des États-Unis, Barack Obama, s'est pourtant engagé à s'attaquer immédiatement au réchauffement climatique, tandis que la Chine, deuxième pollueur de la planète, a entamé un processus de réduction de ses émissions d'ici 2010.
À ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les États-Unis) qui ont ratifié le protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.
Mi-décembre, lors du sommet international sur le climat tenu à Poznan, les dirigeants de l'UE avaient trouvé un accord pour mettre en oeuvre leurs objectifs ambitieux de protection du climat, prévoyant notamment une baisse de 20 % des émissions de CO2 d'ici 2020.

