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Pierre Rousseau
Envoyé Le lundi 22 décembre 2008 10:00



Il semble que la radicalisation de la droite dite néo-conservatrice et sa prise de contrôle du Parti Conservateur (autrefois «progressiste») et sa popularité dans l'électorat canadien force à un réalignement de la gauche. La question de la souveraineté pour sa part n'est ni de droite ni de gauche au Québec car elle n'a pas cette connotation de nationalisme ethnique qu'on a pu retrouver dans les mouvements indépendantistes ailleurs dans le monde (quoiqu'il a frôlé un peu ce genre de nationalisme dans le passé).

Donc, il y a urgence pour la gauche et le centre de s'unir face à un adversaire de plus en plus retranché dans une droite intransigeante qui a plongé nos voisins, les USA, dans une crise économique presque sans précédent et qui est en train de faire la même chose ici, au Canada. Devant cette menace, est-ce que les Québécois, qui sont généralement le groupe le plus progressiste au Canada, vont se regrouper derrière le Bloc pour freiner l'expansion néo-conservatrice ou vont-ils plutôt se ranger derrière les Libéraux d'Ignatieff en espérant qu'avec la gauche canadienne, cela assurerait un gouvernement de centre?

D'un autre côté, l'intransigeance néo-conservatrice qui semble déplaire «souverainement» à une majorité de Québécois, va-t-elle finalement les pousser à claquer la porte du régime fédéral canadien et à se créer un pays à sa propre image?

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