Vos réactions
Je crains fort que l'option 4 ne soit la plus réaliste...
Tout ceci me fait penser, entre autres choses, à Haïti, cette moitié d'île dont l'autre est la République dominicaine... Haïti que nous ne cessons d'aider alors que son taux de natalité a explosé, que sa population est de plus en plus pauvre, et que son biotope a été totalement dévasté, ne supportant plus les besoins alimentaires de sa population locale. Une photo satellite de leur frontière commune (Google Maps) permet, à vue d'aigle, de saisir l'ampleur du contraste écologique entre les deux moitiés de l'île d'Hispaniola.
Ce qui n'explique que bien peu. Ce contraste résulte-t-il de régimes politiques différents et de politiques économiques différentes au fil des 40 dernières années? Fort probablement. Et sans doute bien peu de politiques d'éducation et de contrôle de la natalité...
Autre exemple. Il semble que les élites d'États passablement corrompus et (sciemment?) désorganisés (comme celles de certains pays africains) s'occupent à de toutes autres affaires... que celles de «contrôler le taux de natalité de leur population locale» et de «veiller à une gestion éclairée de leurs biotopes». Alors, passé un certain seuil de pauvreté - et de dégradation écologique conséquente -, tout s'effondre. Les élites quittent alors le pays, les poches bien remplies. Et je ne doute pas une seule seconde qu'il nous fait grand plaisir d'accueillir chez nous ces «réfugiés écologiques» de luxe! Quant aux autres...
Peut-être devrions-nous ne rien faire, ne pas intervenir, attendre : quand tout être humain aura fui ou disparu de toutes ces Terres de la Mort, nous, des riches pays démocratiques, soucieux d'écologie, pourrons nous les approprier pour vraiment pas cher (un autre pot-de-vin ou deux...) et en réaménager les biotopes à notre gré ! Ah ! Un condo sous les palmiers à Nouveau-Port-au-Prince! Ou, pourquoi pas, une hacienda sur les berges d'une oasis artificielle au Darfour ? Chic, non ?
Paul Racicot
