Ce que je trouve fascinant dans ces rapports de journalistes qui se regardent mourir est la subite prise de conscience qu'ils ne sont pas si essentiels qu'ils ne le croyaient. Cette lente transformation de journaliste en vendeur de publicité. Quand on fait des articles pour occuper l'espace entre les annonces; Quitte à faire des cahiers spéciaux qui ne sont rien de mieux qu'un piège à cons. Quand l'éditeur se contente de vérifier si ce qui est écrit ne va pas choquer les annonceurs ou les propriétaires. Quand les trois quarts du journal sont des articles d'humeur ou d'agences comme AFP ou autres.