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Pesez sur le piton

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Pascal Barrette
Envoyé Le lundi 08 décembre 2008 08:00



Je pressens, Chantal, que ta boule de cristal dans laquelle apparaissent quatre cartes n'est pas trop embuée. Que les lecteurs me permettent ce tutoiement, dans des vies antérieures, nous étions collègues d'une même «coalition» de salles de nouvelles, toi à Toronto, moi à Ottawa. Il y a quatre jours, je faisais parvenir la lettre suivante aux journeaux, un souhait plus qu'une prédiction, terrain sur lequel ta longue expérience et sagacité t'autorisent à marcher, moi pas. C'est toujours un plaisir de te lire dans le Devoir et de t'écouter en compagnie de Peter Mansbridge. Voici donc mon souhait formulé le jour de la prorogation, en espérant qu'il puisse encore se réaliser, tout comme tes prédictions. C'est pas défendu de rêver:

«À la guerre comme à la guerre! Stephen Harper vient de gagner la première salve. Avant le prochain coup de canon en janvier, le parti sur la ligne de front a le temps de changer de général qui a été le dernier à répondre à l'attaque alors qu'il aurait dû en être le premier, sans mentionner que ses troupes ne sont même pas capables de viser comme du monde dans un kodak. Il est temps que le parti libéral soit de son temps et passe en haute vitesse pour se choisir un chef mobilisateur illico, capable de tirer vite et juste. Laissez faire les confettis d'aréna et les fanions. Pesez sur le piton, comme le commande l'urgence de la situation».

Pascal Barrette
Ottawa

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