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Correction pour M. Bousquet: Lundi 8 décembre, ça me laissera indifférent. It's too late!

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Sylvain Racine (sracine@gmail.com)
Envoyé Le samedi 06 décembre 2008 22:00



On m'a fait remarqué aujourd'hui que pour être Québécois, il faut vivre au Québec. Par conséquent, puisque ça fait deux ans que je n'y suis plus, je n'ai évidemment pas le droit de vote, et je suis donc maintenant un Canadien. Oui, c'est tout ou rien. Si les Québécois ne veulent pas de pays afin de préserver leur langue, et bien je refuse de passer ma vie à me faire dire, lorsque je rencontre quelqu'un "Oh, You are Canadian". Ou par les Français " Oh mais vous êtes Canadien." Et au courant de mes nombreux voyages, toutes les centaines de fois où j'ai entendu ça, j'ai toujours eu la nausée. No way, non merci! Mon pays sera probablement à jamais imaginaire, mais mon pays réel, no way, ça ne sera jamais le Canada. Voter Jean Charest c'est dire "et ben, cé ti pas plate, ça marche pas le Québec. En plus, on vient de perdre 50 milliards de notre fond de pension, on né ben mieux de sticker avec Ottawa" Je préfère vivre en expatrié plutôt que de vivre avec cette honte! C'est un choix, déchirant, mais pour moi le Canada, c'est une absurdité, un cirque, un mange Canadiens-français.

Mais je parles pour les amis et la famille que j'ai au Québec. Jean Charest voulait devenir PM du Canada sous la bannière des Conservateurs, alors si ça ne vous rend pas triste, et bien moi, si. Si Jean Charest met la main sur un gouvernement majoritaire, la souveraineté C'EST MORT ET ENTERRÉE. Sans souveraineté-association ou souveraineté absolue, dans 20 ans Montréal sera à 80% anglophone, il ne restera plus que les régions au Québec que l'on entendra des "criss" et des "tabarnac". Les petits-enfants des enfants des bebyboomers vont dire "criss, Montréal me fait chier en sti. Et pis a porc ça, pourquoi que le Canada nous traite comme des rats?" Et ces même jeunes vont tous finir par déménager à Montréal pour étudier et apprendre l'anglais. Dans 50 ans, le Québec sera que dans l'imaginaire.

Le Québec doit se réveiller. C'est maintenant ou jamais. Sans pays, c'est ça qui va arriver. Ça fait 37 ans qu'on l'a écrit. Le lundi 8 décembre 2008, est selon moi crucial. Les Québécois ont fait leur choix: vivre dans l'indifférence en regardant Occupation double et la Poule aux oeufs d'or. Il faut se rendre à l'évidence chers amis. Mais non, Mr Bousquet, ce n'est pas triste. Plutôt que de lire le Devoir, je vais aller lire lemonde.fr.

Mommy, Daddy (1971) Paroles : Gilles Richer et Marc Gélinas Musique : Marc Gélinas Interprètes : Dominique Michel et Marc Gélinas Interprète d'une seconde version : Pauline Julien Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me how in French my friends used to call me Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau. Mommy, daddy, what happened to my name? Oh mommy, daddy, how come it's not the same? Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me where we used to live in this country Trois-Rivières, Saint-Paul, Grand-Mère Saint-Marc, Berthier, Gaspé, Dolbeau, Tadoussac, Gatineau. Mommy, daddy, how come it's not the same? Oh mommy, daddy, there's so much in a name. Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please do the song you sang when I was a baby Fais dodo, Colas mon p'tit frère Fais dodo, mon petit frère, tu auras de l'eau. Mommy, daddy, I remember the song Oh mommy, daddy, something seems to be wrong Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late? Mommy, daddy, I love you dearly Please tell me once again that beautiful story Un jour ils partirent de France Bâtirent ici quelques villages, une ville, un pays. Mommy, daddy, how come we lost the game? Oh mommy, daddy, are you the ones to blame? Oh mommy, tell me why it's too late, too late, much too late?



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