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Réponse à M. Zach Gebello
non seulement le Bloc Québécois n'aurait rien obtenu de proprement nationaliste ou néo-fédéraliste du PCC de Harper, mais il douteux qu'il n'obtienne, au fond, quelque chose d'équivalent auprès de la virtuelle coalition bipartisane.
Quel était le but de l'opération ? Réaliser des gains pour le Québec. Certes, ce n'est pas la souveraineté, ce n'est même pas du néo-fédéralisme ! Et les Québécois-es n'auraient certainement pas congédié le Bloc et le souverainisme, contrairement aux sophismes de Vincent Marissal de La Presse dans un éditorial paru hier et disponible sur cyberpresse.ca, pour avoir témoigné de pragmatisme socio-économique en ce temps de crise assez réel.
Ce qui est proprement ahurissant, c'est le refus de certains indépendantistes de la leçon d'Alexis de Tocqueville, qui parlait du peuple de France sous la construction de la monarchie absolue française : à force d'être réellement égaux (la noblesse de France rabaissée) dans un environnement d'inégalités anormalement maintenu, le roi de France en vint à rendre cet état de choses explosif et insupportable).
Pourquoi les indépendantistes-gardiens-de-l'orthodoxie ne voient-ils pas que les Québécois-es en viendront possiblement aux mêmes conclusions qu'eux, à la nécessaire souveraineté du Québec, à force de se faire dire NON ? Encore faut-il que les partis souverainistes aient le momentum et fassent montre de jugement dans des conjonctures inopportunes, oui les « conditions gagnantes » si vous voulez ! Gilles Duceppe peut être fier et les Québécois-es fiers du Bloc Québécois, qui, contrairement à tous les bobards (car il faudrait être du bord du pouvoir pour en avoir, OUF !), écrit la politique canadienne différemment depuis bientôt 20 ans.
Ce qui ne fait pas de cette Fédération gothique un cadre plus fonctionnel, mais la rend plus limpide dans ses limites !
