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La déroute des néo-conservatismes de tous acabits
Aux États-Unis, l'électorat s'est réveillé après huit ans de gouvernement néo-conservateur malsain et dangereux, qui a presque conduit ce pays à la ruine et dont on ne sait plus comment ils vont s'en sortir. La "crise" actuelle n'est en fait que le résultat de la raison du contre-pouvoir face à un premier ministre qui a perdu tout jugement, toute raison et toute légitimité. Et il vaut mieux, pour la démocratie et pour notre sécurité, que le contre-pouvoir agisse à la Chambre des communes plutôt que dans la rue. La crise financière et économique aura rappelé à l'ordre tous ces messies du laisser-faire-n'importe-quoi.
À Québec, le libéral-conservateur Charest et l'adéquiste-conservateur Dumont aimeraient bien enfoncer davantage notre Nation dans ces délires du néo-conservatisme. Les électeurs québécois se garderont bien d'élire ces deux prétendants qui sont en retard de vingt ans sur l'évolution du monde. Vous avez vu Harper : cachotterie, inaction, attaque contre les droits fondamentaux, coupures mesquines. Que l'électeur comprenne bien que des prétendants au poste de premier ministre font non seulement de fausses promesses, mais pire, agissent de manière autoritaire pour imposer des idées d'une minorité d'extrême-droite. Charest n'a pu mettre son agenda de démantèlement de l'État québécois en raison du contre-pouvoir de la société civile dans son premier mandat, en raison de l'opposition péquiste à l'Assemblée Nationale dans son second mandat. Dumont dit n'importe quoi et son contraire, discute de choses périphériques comme les commissions scolaires alors que de grands défis économiques, sociaux, culturels et environnementaux attendent le Québec.
Tous ceux qui seraient tentés par l'abtentionnisme soit-disant parce qu'ils sont désillusionés ou que les politiques sont peu inspirants se doivent de voter. Ne pas voter, c'est laisser les autres pouvoir choisir des leaders dangereux comme Bush et comme Harper. Ne pas voter, c'est participer à l'élection de ces fous dangereux. Un tableau dans le Journal de Montréal présentant les taux de participation aux différentes élections indiquait quelque chose de très net et quelque peu inquiétant : toutes les élections où le taux de participation a été plus faible ont fait élire des gouvernements libéraux de droite au Québec, des gouvernements conservateurs à Ottawa. Conclusion : les gens qui veulent nous ramener au XIXe siècle votent toujours; ceux qui prétendent nous amener au XXIe siècle ne lèvent même pas le petit doigt, trop occupés à lever le nez sur leur société.
Il est temps d'en finir avec le néo-conservatisme sous toutes ses formes : républicain, réformiste-conservateur, libéral-conservateur et adéquiste-conservateur. Le 8 décembre, que tous qui veulent au moins préserver le Québec d'aujourd'hui votent et votent pour le Parti québécois, sinon la déroute nous attend aussi.
