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Le poids du silence

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Bernard Desgagné
Envoyé Le mercredi 03 décembre 2008 07:00



M. Robitaille omet d'indiquer que la Commission des normes du travail a donné raison aux deux journalistes du Journal de Sherbrooke, qui avaient été congédiés abusivement par un ami de Jean Charest, Luc Lavoie, de Quebecor, pour avoir osé reprendre l'enquête de Patrick Bourgeois sur les résidences de Jean Charest. Heureusement, Patrick Bourgeois, lui, est l'un des rares journalistes au Québec à ne pas avoir de comptes à rendre aux tout puissants fédéralistes enragés qui ont la mainmise sur l'information au Québec, à commencer par le duo Gesca-SRC avec son entente secrète de collaboration, dont Patrick Bourgeois apporte incidemment une nouvelle preuve dans La Nébuleuse.

L'enquête de Patrick Bourgeois est sans doute l'un des principaux facteurs qui ont fini par forcer Jean Charest à admettre qu'il travaille seulement à mi-temps pour les Québécois. L'autre moitié du temps, il travaille pour le système fédéral, qui a pour but de maintenir le Québec dans l'asservissement.

Ainsi, tout ce qu'affirmait Patrick Bourgeois à ce sujet, et qu'ont longtemps occulté les médias conventionnés, est parfaitement fondé. Depuis le temps, Jean Charest a fini par l'admettre. Jean Charest n'a pas les moyens, avec son salaire de premier ministre, de mener le train de vie qu'il mène. Il a besoin du «supplément de revenu garanti» que lui versent ses riches commanditaires. Ça s'appelle de la corruption légalisée et c'est ce qui explique que Jean Charest n'a jamais poursuivi Patrick Bourgeois. Il ne le poursuivra jamais parce que Patrick Bourgeois présente des faits bien étayés. Dans La Nébuleuse, il présente aussi des faits sur les relations peu fréquentables de Jean Charest.

Pendant ce temps, les petits médias serviles se donnent un vernis de sérieux en occultant tout ce qui n'est pas fabriqué par des membres de la famille journalistique incestueuse québécoise. Et les grosses machines de propagande fédéralistes endorment le Québec, qui est plus que jamais une colonie fédérale où les chercheurs de vérité étouffent sous le poids du silence.

Parions que, lundi, Jean Charest va être mort de rire.


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