Vos réactions
Plus rien ne va.
Juste à voir la gourme de l'insipide Layton, le regard hébété du «looser et caractériel» Dion et la mèche éteinte du pétard mouillé Duceppe, médiatiquement et artificiellement réunis, auxquels s'ajoute le transfuge Mulcair qui postillonne et crache les salives jouissives que lui procure le pouvoir à coups de pieds et à portée de putsch, donnent la nausée. Le Canada face au miroir déformant de l'atrophie singulière, de l'ineptie plurielle et de l'hérésie politique, en phase terminale.
Les médias créent la nouvelle et répètent ad nauseam qu'un gouvernement conservateur majoritaire aurait été l'enfer, justifiant ainsi l'objet de leur commandite, la coalition vaseuse des grenouilles de l'Opposition. Les mêmes spécialistes du cancer médiatique du CANADA BASHING, ont et auront quoi à nous dire au sujet des limbes infernales des flottaisons, des flous, des remous et des ressacs, des tournoiements et siphons qui vont drainer la société civile canadienne, aux cavernes de sa préhistoire.
Pendant l'étalement de ce folklore inquantifiable et inqualifiable, hautement patenté par les médias gosseurs, Charest se positionne en marge, en parallèle, en pause et remercie le ciel des bons augures de la diversion politique canadienne, profitant de l'imbroglio du Canada de ses rancoeurs, pour se terrer dans les silences qui lui sont imposés par la chancellerie duplessiste libérale, de peur qu'il ne soit obligé de s'affranchir, de faire un homme de lui-même et de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, sur les mille et un doutes qui portent sur les tripotages qu'il a commandés, sur les mille et une méfiances, en regard de ses ignorances de la réalité économique et financière du Québec, sur les mille et une questions qui lui sont adressées, compte tenu et d'autant plus que dire la vérité, dans son cas, serait un aveu de faiblesse, de faute et d'errance, rien d'autre que la commission d'un impair majeur qui le reléguerait aux banquettes de l'oubli. C'est ce que nombre de lucides, de scolarisés et d'instruits de la chose politique pensent, quoi qu'en crachote béatement, le poisson vidangeur, Paul Lafrance qui ignore la différence primaire qui distingue le verbe «lire» du verbe «entendre», qui écrit au son (à l'oreille), qui suçote tous les appâts et tente de s'accrocher aux hameçons des opinions des autres et qui, pas le moindrement gêné par sa nudité intellectuelle, plonge dans les forums du quotidien Le Devoir, les prenant pour des aquariums (un des effets pervers de l'esseulement).
Gerry Pagé
Ville de Québec
