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Le Québec face à la "crise" d'Ottawa

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le mardi 02 décembre 2008 13:00



Un vrai Québécois ne se sent concerné que du dehors par les affaires d'Ottawa. Il ne se passionnera pas pour les jeux de coulisses, les déplacements sur l'échiquier, les dogmes d'hier devenus solubles dans la concupiscence du pouvoir.
Il s'intéressera aux problèmes d'Ottawa dans la mesure où un régime imposé l'histoire a des conséquences directes sur notre propre vie nationale.
Les Québécois forment un peuple faible, sans véritable leadership. Ses intellectuels et ses politiciens sont incapables de concevoir que seules l'union et l'unanimité pourraient nous tirer d'une situation politique sans issue, telle une suspension entre la vie et la mort.
Privé de l'arme des forts, soit une décision claire et l'exécution de celle-ci , le Québec en est réduit à compter sur des moyens obliques. Tout ce qui secoue le régime fédéral, tout ce qui introduit des données nouvelles dans une situation bloquée crée un certain espoir et légitime que le Bloc manoeuvre à vue en changeant pour cela quelques paramètres stratégiques.
Cela dit, la situation est périlleuse car la « crise » peut aussi bien lézarder le régime que le recomposer dans un sens trudeauiste.
Hubert Larocque, Gatineau.

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