Vos réactions
à qui la faute ?
Si vous-mêmes, ayant une tribune comme celle du Devoir, ne trouvez rien à dire de consistant sur le sujet, je ne suis pas surpris que nous en soyons où nous en sommes.
Vous auriez pourtant pu dire des choses intéressantes.
Par exemple, mentionner que le dernier politicien à avoir proposé un projet de société. M. Stéphane Dion, (dont je ne suis pourtant absolument pas un fan), a été littéralement massacré par les journalistes durant la campagne fédérale. Vous auriez pu mentionner que la souveraineté n'est plus présentable politiquement, parce que les journalistes en ont fait une maladie honteuse depuis belle lurette, tellement qu'aucun chef du PQ ne peut désormais espérer en faire un objectif sans s'attirer une vindicte médiatique acharnée. Vous auriez pu également parler de l'étrange docilité des journalistes avec les premiers ministres en place, surtout quand ceux-ci ont un talent pour le machiavélisme, et aucune projet de société en tête à part celui de rester au pouvoir et de récompenser des groupes d'intérêts.
Vous auriez pu aussi avoir un regard critique sur Obama : en effet, à part son image incarnée du changement, son charisme, et aussi le contexte anti-républicain dans lequel il arrive, quelle idée différente ce politicien amène-t-il vraiment aux États-Unis ?
Et enfin, en quoi le fait de se convertir au numérique devient-il un facteur d'idées nouvelles ?
La forme définirait-elle désormais le contenu ?
Tôt ou tard, M. Cauchon, quelqu'un quelque part devra s'attaquer sérieusement au véritable fléau qui tue à petit feu la démocratie; soit l'absence inconcevable d'auto-critique chez les journalistes, et leur incapacité à être désormais quoique ce soit d'autre que des pions complaisants dans le jeu des fanatiques du pouvoir.
J'espère que Le Devoir, comme journal indépendant, sera parmi les premiers à briser cette passivité journalistique généralisée.
Mais ce sera pour quand ?
Quand le taux de participation sera sous les 20% ?
