Vos réactions
Le parti pris
Vous savez fort bien et ce n'est pas près de changer que le premier ministre après un long mandat au pouvoir (six ans dans le cas de Charest) doit répondre de son bilan gouvernemental et faire face aux critiques des autres chefs de parti. Pour contrer cela, Charest choisit d'attaquer ses adversaires et joue le jeu des demi-vérités et parfois même du mensonge. Personne ne peut rester calme devant de telles manoeuvres. Au fond, c'est sa marque de commerce, il n'est jamais responsable de rien c'est toujours la faute des autres. En présence d'un tel politicien comment voulez-vous que le débat ait l'élévation que vous souhaitez. D'ailleurs, avez-vous remarqué lors du débat les échanges un peu plus courtois entre madame Marois et monsieur Dumont ?
Vous voudriez plus de respect du politique. Il est difficile d'en avoir quand le premier ministre décide, sans justification sérieuse, d'aller en élection dans l'unique but d'aller se chercher une majorité en reprenant ad nauseam ses promesses vaines. Son opportunisme saute aux yeux et alimente encore une fois le cynisme des citoyens au point qu'ils n'ont plus le goût d'aller voter. Il faudrait que le respect du politique commence par ceux qu'ils l'incarnent, dans leur comportement et dans les projets sociaux et économiques novateurs et rassembleurs qu'ils devraient mettre de l'avant, pour donner le goût aux électeurs de retourner très majoritairement aux urnes.
