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Débat et cacophonie

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le mercredi 26 novembre 2008 11:00



La réaction au débat ne fut-elle pas surprenante? Cet exercice, d'habitude si ennuyeux, se déroula sur un mode, enlevé, passionné. Les trois adversaires, à la forme parfaite, faisait même oublier la formule du débat en le transformant en une conversation vive, alternativement amicale et méchante. Les moments qualifiés de cacophonie ajoutaient au côté théâtral qui frisait parfois le boulevard. Chacun avait sa marotte, une formule dont il usait trop souvent. Cependant, montrer ainsi les ficelles du spectacle le desservait un peu.
Le spectateur érudit de politique n'a rien appris. Des thèmes importants comme celui de la vision du Québec ont été à peine effleurés ou se sont perdus dans des digressions secondaires. Le président du débat n'a pas toujours ramené les adversaires au sujet.
Aux réactions, on a pu voir que l'ensemble des gens connaît bien peu les questions dont on discutait. Le spectateur moyen attendait qu'on l'instruise. Aussi n'a-t-il pu apprécier le côté spectacle où se situait la réussite du débat avec trois acteurs de haut niveau.
Ce spectateur est-il vraiment le seul? Beaucoup de politiciens et de journalistes, aveuglés par l'immédiat, ignorent des textes essentiels ou font mine de ne pas les comprendre.
Hubert Larocque, Gatineau.

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