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Le paradis perdu

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Jean Brault
Envoyé Le lundi 24 novembre 2008 12:00



Je me suis permis de commenter l'excellent article de M. Truffaut, quoique celui de M. Jean-Claude Leclerc est tout aussi excellent (Les raisons d'un aveuglement général), sans oublier celui de M. Paul Cauchon (Le blues du journaliste). Ces articles sont en quelque sorte inter reliés et je crois que mon intervention soit tout aussi pertinente en regard de ces deux autres. Dans un tout autre ordre d'idée, comme tous les simples lecteurs impuissants, je n'ai pas le statut privilégié d'être journaliste; mon opinion risque de n'être pas diffusée comme telle. Au risque d'être qualifié de prophète de malheur, il est donc préférable de rester parfois anonyme et silencieux. Nous entrons dans une ère de confusion et de chaos ; tous les humains de cette planète moindrement conscients se sentent concernés mais non responsables ; nous avons adopté des rôles de victimes et d'observateurs impuissants. Alors, on vit pour oublier des lendemains peu reluisants. Dans le monde de l'infiniment petit reposent les règles régissant la structure de l'univers connu et...inconnu. La communauté scientifique s'apprête à mettre en marche le plus gros accélérateur de particules jamais conçu (en panne...heureusement !), dont le but ultime sera de provoquer des accidents de protons et d'anti-protons; soit une collision de la matière et de l'anti-matière pour plonger dans les mystères de la physique quantique afin d'en comprendre les lois qu'Einstein lui-même avait omis de mentionner puisqu'elles dépassent les limites de l'entendement. C'est comme vouloir expliquer l'impossible devenu possible. Au-delà de l'atome, l'énergie universelle primaire qui nous a donné la vie risque aussi, ultimement, de nous l'enlever en nous faisant disparaître avec cette connaissance absolue.
Comme quoi, il faut souvent se méfier des vendeurs de rêves et faire un peu plus confiance aux anarchistes romantiques et aux visionnaires. Serait-ce là l'allégorie biblique du fruit de l'arbre défendu ? La folie est souvent proche du génie et au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

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