"... les grands journaux et les réseaux, devenus eux-mêmes des puissances financières, ne sauraient, pour une telle raison, fuir cette responsabilité", concluez-vous. C'est de l'angélisme. C'est tout le contraire qui arrive et qui se perpétuera puisque justement, faisant partie de la famille des grands financiers (pensons aux Desmarais et au 70% des journaux québécois qu'ils contrôlent), ils n'ont aucun intérêt à mettre en pleine lumière ce qu'ils cachent depuis toujours: la puissance secrète de leurs propriétaires et leur recherche incessante par tous les moyens d'un maximum de pouvoir, y compris dans les choix politiques. Pourquoi pensez-vous que Paul Desmarais tient tant à ses médias, qui sont à peu près les seuls investissements qu'il détienne encore au Québec ? Lire à ce sujet le récent livre de Robin Philpot, "Derrière l'État Desmarais: Power".