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Conclusion imposée
«Bronzé» comme a dit à quelques reprises le grand Berlusconi d'Italie.
M. Truffaut, nous entraîne vers le futur.
Le sombre futur que causera le futur président.
Les derniers agissements, bien actuels de l'administration Bush, m'apparaissent bien plus importants.
«Les derniers cadeaux du président»
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200811/24/01-803656-les-derniers-cadeaux-du-president.php
Les derniers «cadeaux» de remerciement, les noms et les CV des "remerciés", qui sont-ils ces chanceux qui reçoivent des cadeaux en gratitude pour leurs vaillants services? De nombreux textes, tous très intéressants pourraient alimenter Le Devoir pendant toute la fin de ces terribles (ici, terrible doit être lu dans son sens intégral), mandats Bush-Cheney, républicains, meurtriers.
On "récompense" ceux qui ont utilisé l'outil militaire pour envahir et contrôler les précieuses ressources de la planète, des récompenses pour ceux qui ont su utiliser l'outil militaire meurtrier pour servir les intérêts de l'Empire.
On "gratifie" ceux qui ont utilisé l'outil économique pour semer le chaos.
Ce n'est pas du futur, c'est de l'actualité, ce n'est pas du dénigrement, c'est de la dénonciation.
Le journalisme n'est pas là pour servir d'outil de dénigrement, mais bien d'outil d'information pouvant aller à la dénonciation (Watergate, Irangate, Commandites...)
La réalité est plus forte que la fiction.
M. Truffaut ne peut cacher les causes de l'épouvantable situation.
Sa description des causes de l'état des lieux est claire et ne peut être négligée.
Par contre ce que l'on retient, malgré la force des causes, c'est sa conclusion imposée avant même l'analyse:
« Obama ne pourra pas. »
Il aurait été plus honnête de premièrement laisser la conclusion à son endroit habituel dans un texte, c'est-à-dire, à la fin (on mieux, nous fournir les faits et nous laisser nos propres conclusions au lieu de nous l'imposer) et il aurait été souhaitable que cette conclusion ne soit pas : « Obama ne pourra pas », mais plutôt tout simplement, « Obama pourra-t-il? »
Le traitement qu'on a fait pour l'administration Bush a toujours été plus "gentil". Rarement les médias ont mis en doute la sincérité (sic) de ce président psychopathe.
Combien de fois a-t-on pu lire: «Bush dit», «Bush affirme», «Bush veut», «Bush condamne», «Bush exige» ? Combien de fois?
Combien de fois a-t-on lu: «Bush ne pourra pas» ?
Je ne m'en souviens pas.
Par contre, pour Obama, ce président un peu trop coloré pour certains, avant même qu'il soit au pouvoir, à peine élu, on le dit "caméléon" et on dit, «Obama ne pourra pas».
Je crois que le minimum de décence est de lui laisser une chance.
Son défi est immense, je ne voudrais pas avoir être à sa place et avoir à relever ces défis et subir ces pressions.
Non seulement la situation interne des États-Unis est épouvantable, mais l'état du monde est chaotique. Un chaos installé par son prédécesseur et bien décrit dans ce texte de «Bombe à retardement»
La bombe n'est pas à retardement, la bombe a explosé et nous attendons tous son souffle destructeur.
En conclusion, ce texte qui décrit passablement bien la situation actuelle, donne l'impression d'avoir deux objectifs. L'un majeur, l'autre accessoire.
L'objectif majeur est de dire: «Obama ne pourra pas».
On impose cette conclusion d'entrée de jeu: «À moins d'être irresponsable en matière budgétaire, le président élu ne pourra pas respecter tous ses engagements.»
Dès lors, le ton est donné, votre cerveau est captif de la conclusion imposée, ensuite on utilise la réalité accessoire pour bien cimenter la conclusion dans votre cerveau.
On se permet de décrire la situation, parce que de toute façon, on ne peut la nier.
Alors, comme on ne peut la masquer et masquer ses causes, on les utilise afin de dénigrer le futur président avant même qu'il n'ait levé le petit doigt.
De toute évidence, Obama n'a pas autant d'amis dans les médias que son prédécesseur Bush!
Serge Charbonneau
Québec
